<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649</id><updated>2011-07-07T21:33:05.852-04:00</updated><title type='text'>Les Mourot au Québec</title><subtitle type='html'>La "Chronique mensuelle d'une expatriation éphémère", établie par une petite famille de franciliens installée au Québec pour un an....
Ce blogue se compose de mises à jour mensuelles, sous la forme de généreuses entrées narratives, entremêlées de petites mises à jour plus fréquentes, en forme de clichés divers.
Le BLOG VENU DU FROID se découvre donc au gré des abondants récits et/ou des vignettes aléatoires qui le composent, selon les goûts de chacun.
Bonne lecture !!!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>74</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-115522543383745571</id><published>2006-08-10T11:22:00.000-04:00</published><updated>2006-08-11T06:29:12.083-04:00</updated><title type='text'>Sans Brouage, pas de Québec !</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/70912866@N00/61170790/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://static.flickr.com/25/61170790_57d96b6d3a_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="MARGIN-TOP: 0px;font-size:0;" &gt;Originally uploaded by &lt;a href="http://www.flickr.com/people/70912866@N00/"&gt;Gengoult&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Le moins que l'on puisse dire, c'est que le blog venu du froid a joué les prolongations...&lt;br /&gt;Initialement conçu comme un objet virtuel à durée de vie limitée (équivalente à la durée de notre aventure québécoise), il a finalement trouvé, avec ma bienveillante complicité, le moyen de survivre en sursis quelques mois de plus (un an, presque jour pour jour, finalement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps approche donc où il faudra me résoudre à tirer le rideau, et à renvoyer dans les limbes de la toile électronique ces petits billets qui m'ont permis de faire partager, aux proches ou aux moins proches, les joies et les surprises de cette vie outre atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant cette échéance prochaine (sur laquelle je garde toutefois un contrôle certain ;-)), je souhaite profiter de ce support, qui reçoit encore - à ma plus grande surprise - de régulières visites, pour réparer une injustice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil de mes conversations avec les Québécois de souche, je me suis aperçu que bien peu savaient où se situait le berceau de leur "capitale nationale", et partant de leur belle province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, tous ou presque connaissaient l'émissaire de François 1er, Jacques Cartier, avec ses origines Malouines, auxquelles ils ne manquaient pas de rendre un hommage appuyé à l'occasion de leurs séjours dans l'hexagone.&lt;br /&gt;Une manne pour la cité bretonne, qui ne se prive pas d'exploiter cet héritage inespéré.&lt;br /&gt;Tous ou presque toujours savaient qu'ils devaient la création de leur ville historique à un certain Samuel de Champlain... et certains (plus rares) savaient même que Samuel de Champlain agissait sur mandat de Sieur &lt;a href="http://www.comitedugua-royan.com/"&gt;Pierre Duga de Mons&lt;/a&gt;. Bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pratiquement aucun n'était capable de citer la ville de naissance de Champlain, sans qui, il ne faut pas se le cacher, le Québec ne serait guère plus avancé aujourd'hui qu'il n'était en 1535, après les voyages exploratoires de ce bon Jacques.&lt;br /&gt;Car ce dernier, vexé d'avoir succombé à l'illusion des diamants du Canada, et frustré de n'avoir point débusqué le passage espéré vers la Chine, ne marqua jamais aucune intention de contribuer à l'essor de ces terres lointaines et glacées.&lt;br /&gt;Bien sûr, je n'irai pas jusqu'à soutenir que sans Champlain, le Canada serait encore la terre bénie des seuls amérindiens et des orignaux (le voisin anglo-américain aurait tôt ou tard fait main basse sur les forêts et les lacs), mais j'affirme, sans hésitation aucune, que le Canada &lt;strong&gt;français&lt;/strong&gt; doit essentiellement sont existence et son développement aux efforts de ce bon Samuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc à lui, bien avant Jacques Cartier, que doivent aller les témoignages de reconnaissance des Québécois.&lt;br /&gt;C'est donc dans sa ville natale que doivent absolument se recueillir, en pélerinage plus ou moins spirituel, les québécois en visite en Europe.&lt;br /&gt;Et, coup de bol, la ville de naissance de Champlain est une merveilleuse cité fortifiée encore largement inconnue et donc (ou car) mésestimée, qui a pour nom : BROUAGE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/10967694@N00/156346636/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://static.flickr.com/71/156346636_136ae17e02_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="MARGIN-TOP: 0px;font-size:0;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="MARGIN-TOP: 0px;font-size:0;" &gt;Originally uploaded by &lt;a href="http://www.flickr.com/people/10967694@N00/"&gt;charlotoframboise&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div align="left"&gt;Blottie au coeur de la Charente Martime, en plein marais, quelque part entre Rochefort et Marennes (entre La Rochelle et Royan, pour ceux qui connaissent moins bien ce département), la citadelle de Brouage dévoile ses remparts et ses fortifications au détour d'un virage, et envoûte le visiteur par sa grâce et son calme (faible affluence touristique oblige)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'arrête là ce descriptif d'office du tourisme au rabais, pour laisser la parole (façon de parler) au véritable office du tourisme, ainsi qu'à d'autres passionnés plus instruits, qui sauront présenter Brouage en termes plus férus que les miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.officedetourismebrouage.com/"&gt;Le site de l'office du tourisme de Brouage&lt;/a&gt; : assez pauvrement présenté, il faut le reconnaître. Il n'est pas le meilleur ambassadeur de son sujet. Pour se faire une idée, je recommande plutôt les sites suivants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.bernezac.com/Brouage.htm"&gt;Un site dédié au tourisme sur la côte atlantique&lt;/a&gt; : de belles photos et une présentation limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://perso.orange.fr/jdtr/brouage.htm"&gt;Un peu d'histoire&lt;/a&gt; : séance de rattrapage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.canada-2004.org/maisonchamplain/presentation.php?langue=FR"&gt;La maison Champlain, à Brouage&lt;/a&gt; : un petit reportage vidéo canadien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://brouage.free.fr/"&gt;Un site bien fait&lt;/a&gt; : l'office du tourisme de la ville ferait bien de s'en inspirer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://bbs.keyhole.com/ubb/showthreaded.php/Cat/0/Number/87135/page/0/vc/1"&gt;Brouage vue du ciel&lt;/a&gt; : merci Google Earth. Hélas, la vue n'est pas encore assez nette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amis québécois (et français aussi d'ailleurs), si vous passez dans le coin, faites un détour par Brouage, vous ne le regretterez pas. Et puis la région recèle de nombreuses autres merveilles ou curiosités (&lt;a href="http://www.ville-rochefort.fr/index.php?module=orki&amp;page=view&amp;amp;id=182&amp;niveau=3"&gt;la maison de Pierre Loti à Rochefort&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.jedecouvrelafrance.com/f-10.charente-maritime-fort-boyard.html"&gt;le fort Boyard&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.t3a.com/LaRocheCourbon/"&gt;le château de la Roche Courbon&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.ville-rochefort.fr/index.php?module=orki&amp;amp;page=view&amp;id=91&amp;amp;niveau=3"&gt;la corderie royale&lt;/a&gt; à Rochefort toujours, &lt;a href="http://www.hermione.com/"&gt;le chantier de l'Hermione&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.jedecouvrelafrance.com/f-54.charente-maritime-arene-sainte.html"&gt;les arènes de Saintes&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.bernezac.com/Sablonceaux.htm"&gt;l'abbaye de Sablonceaux&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.zoo-palmyre.fr/"&gt;le zoo de la Palmyre&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.bernezac.com/Talmont.htm"&gt;Talmont&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.grottesdematata.com/"&gt;les grottes de Matata&lt;/a&gt; à Meschers, sans oublier bien sûr La Rochelle, l'île de Ré, ou encore l'île d'Oléron...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant par là, buvez un coup de pineau à ma santé, offrez-vous quelques huîtres de Marennes-Oléron (tout de même meilleures que celles de Caraquet, cela va de soi :-)), et profitez sans retenue d'une côté préservée, à des tarifs qui restent (encore) raisonnables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en rentrant au Québec, n'oubliez pas de faire passer la bonne parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/calain/206592712/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://static.flickr.com/95/206592712_7e42d4c295_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="MARGIN-TOP: 0px;font-size:0;" &gt;Originally uploaded by &lt;a href="http://www.flickr.com/people/calain/"&gt;cforflikr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-115522543383745571?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/115522543383745571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=115522543383745571&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/115522543383745571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/115522543383745571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2006/08/sans-brouage-pas-de-qubec.html' title='Sans Brouage, pas de Québec !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-114077982618039771</id><published>2006-02-24T06:09:00.000-05:00</published><updated>2006-02-24T06:17:29.076-05:00</updated><title type='text'>Le Québec à Paris... encore et toujours !</title><content type='html'>Le succès va finir par leur monter à la tête..&lt;br /&gt;6 mois après leur précédente visite, qu'il faut croire triomphale, &lt;strong&gt;les Cowboys Fringants&lt;/strong&gt; sont de retour en France pour une tournée qui les mènera - notamment - au Bataclan (Paris 11) deux soirs de suite, les mercredi 26 et jeudi 27 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/10/le-qubec-paris.html"&gt;Le Québec à Paris&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2006/01/le-qubec-paris-suite.html"&gt;Le Québec à Paris... suite&lt;/a&gt;, les tounes québécoises sont donc de retour en France. Pour ceux que ça intéresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les autres dates françaises (et européennes), il faut se référer au &lt;a href="http://www.cowboysfringants.com/"&gt;site des Cowboys&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-114077982618039771?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/114077982618039771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=114077982618039771&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/114077982618039771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/114077982618039771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2006/02/le-qubec-paris-encore-et-toujours.html' title='Le Québec à Paris... encore et toujours !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113939053237963286</id><published>2006-02-08T04:21:00.000-05:00</published><updated>2006-02-08T04:46:55.496-05:00</updated><title type='text'>Mon petit lexique canadien :</title><content type='html'>&lt;strong&gt;A comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Acadie =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ashton =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Baie des chaleurs =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bain de neige =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Baleines (&lt;em&gt;Tadoussac&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bataille de boules de neige =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bibittes =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bonhomme Carnaval =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bonhomme de neige =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Boston (&lt;em&gt;E.U.&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bougon (&lt;em&gt;les&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cabane à sucre =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cabot trail =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cantons de l'Est (&lt;em&gt;Estrie&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Canyon Ste-Anne =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cape Cod (&lt;em&gt;E.U.&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cap Tourmente =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Caribou =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Carnaval de Québec =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cartes de crédit =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Centres commerciaux =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chemins de fer =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chez son père =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chutes de Montmorency =&gt; (&lt;em&gt;été&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt; &amp;amp; (&lt;em&gt;hiver&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Citadelle de Québec =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Côte Nord =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Course de canots =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cowboys Fringants =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cuisine québécoise traditionnelle =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cyclorama de Jérusalem =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dreamcatcher =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;E comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Epinette =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;F comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Félix Leclerc =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Festival des fanfares militaires (&lt;em&gt;Québec&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/08/aot-2004-premiers-contacts-avec-le.html"&gt;août 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Festival d'été de Québec =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Festival du coureur des bois (&lt;em&gt;St-Urbain&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Festival "Montréal en lumières" =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fête du Québec (&lt;em&gt;St-Jean-Baptiste&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fête du travail =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fêtes de la Nouvelle-France =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/aot-2005-i-did-it-my-way.html"&gt;août 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Feux Loto-Québec =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/aot-2005-i-did-it-my-way.html"&gt;août 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fjord du Saguenay =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Frontière Canada - E.U. =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;G comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Galeries de la Capitale =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Garderies d'enfants (&lt;em&gt;CPE&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/08/aot-2004-premiers-contacts-avec-le.html"&gt;août 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Glissades (&lt;em&gt;luge&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Grands-mers de mai =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;et oui &lt;/em&gt;:-))&lt;br /&gt;Grèves =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Grosse-Île =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Guerre des tuques (&lt;em&gt;la&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;H comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Halifax =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Halloween =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hiver =&gt; (&lt;em&gt;début&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt; &amp;amp; (&lt;em&gt;fin&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hockey sur glace =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hopewell rocks (&lt;em&gt;baie de Fundy&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hôtel de glace =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Huîtres d'Acadie =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;I comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Igloo =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Île aux Coudres =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Île du Prince Edouard =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Indiens / amérindiens =&gt; (&lt;em&gt;Crees&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005&lt;/a&gt; &amp;amp; (&lt;em&gt;Hurons&lt;/em&gt;) cf. Wendake&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jardins de Métis =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jour de la marmotte =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;K comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Kamouraska =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lac St-Jean =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La Ronde (&lt;em&gt;Montréal&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Littérature québécoise =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Louisbourg =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lovecraft =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;M comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Marineland (&lt;em&gt;Niagara Falls&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Montréal =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mont Tourbillon =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Motoneige =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Neige =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Niagara Falls =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nunavut =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;O comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Orignaux =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ottawa =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Papinachois =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Parc Forillon =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Parc national de la Gaspésie =&gt;&lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt; juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Patinage =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pêche blanche =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Peggy's Cove =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pont de la Confédération =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ponts couverts =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Port Royal =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Poutine =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Providence (&lt;em&gt;E.U.&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Q comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Québec (&lt;em&gt;ville de&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/08/aot-2004-premiers-contacts-avec-le.html"&gt;août 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Queues de castors =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;R comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Raquettes =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Root beer =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;S comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Saison des couleurs =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Saison des sucres =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Salem (&lt;em&gt;E.U.&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html"&gt;juillet 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Site de la Nouvelle-France (&lt;em&gt;St-Félix-d'Otis&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ski =&gt; (&lt;em&gt;le Relais&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;, (&lt;em&gt;le Massif&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier 2005&lt;/a&gt; &amp; (&lt;em&gt;Stoneham + Mont Ste-Anne&lt;/em&gt;) &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sloche =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Souper mystère =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;St-Laurent gelé =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;T comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tadoussac =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Températures =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html"&gt;janvier&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Toronto =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tour Martello (&lt;em&gt;2&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Traîneau =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html"&gt;février&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html"&gt;mars 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Transcanadien =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Trois-Rivières =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/11/novembre-2004-nous-devenons-de-vrais.html"&gt;novembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;V comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Valcartier =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html"&gt;décembre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vancouver =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vêtements d'hiver =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/10/octobre-2004-nous-entrons-dans-le-vif.html"&gt;octobre 2004&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Victoria =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Village fantôme de Val-Jalbert =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Village historique Acadien (&lt;em&gt;Caraquet&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Village québécois d'antan (&lt;em&gt;Drummondville&lt;/em&gt;) =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html"&gt;juin 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;W comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Wendake =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/09/septembre-2004-nous-apprivoisons-la.html"&gt;septembre 2004&lt;/a&gt;&lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004_12_01_lesmourotauquebec_archive.html"&gt;&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html"&gt;avril 2005 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Z comme...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Zoo de St-Félicien =&gt; &lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html"&gt;mai 2005&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi ???&lt;br /&gt;Pas de U, de X ni de Y dans mon petit lexique du Canada ???&lt;br /&gt;C'est sûr maintenant : il va falloir y retourner pour combler ces lacunes ! :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113939053237963286?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113939053237963286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113939053237963286&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113939053237963286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113939053237963286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2006/02/mon-petit-lexique-canadien.html' title='Mon petit lexique canadien :'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113699072768820910</id><published>2006-01-11T09:41:00.000-05:00</published><updated>2006-01-11T09:45:27.716-05:00</updated><title type='text'>Le Québec à Paris... suite.</title><content type='html'>Séance de rattrapage pour ceux qui, comme moi, sont passés à côté de leur concert automnal (cf. entrée "&lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/10/le-qubec-paris.html"&gt;Le Québec à Paris&lt;/a&gt;"), ou bien piqûre de rappel pour ceux qui les auraient découverts et appréciés à cette occasion :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les Trois Accords &lt;/strong&gt;(groupe québécois originaire de Drummondville, jusqu’à lors uniquement réputée pour son "Village Québécois d’Antan") seront à l’Elysée Montmartre le 3 février prochain.&lt;br /&gt;J’avais bien dit que leur power-pop festive les ramènerait dans la ville des lumières…:-)&lt;br /&gt;Pour les non parisiens, ce concert fait partie d’un tournée hexagonale. Toutes les dates sont &lt;a href="http://www.lestroisaccords.com/large.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;A bon entendeur !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113699072768820910?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113699072768820910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113699072768820910&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113699072768820910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113699072768820910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2006/01/le-qubec-paris-suite.html' title='Le Québec à Paris... suite.'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113632249977301387</id><published>2006-01-03T14:41:00.000-05:00</published><updated>2006-01-04T05:43:14.933-05:00</updated><title type='text'>Expatriation...</title><content type='html'>Je rebondis sur un article de &lt;a href="http://pointdevue.viabloga.com/news/45.shtml"&gt;Bruno Savy&lt;/a&gt;, relatif à l'attrait indéniable, et difficilement résistible, qu'exerce le Canada en général, et le Québec en particulier, sur l'âme française en mal d'espace, d'aventure, de tranquillité... et de changement de vie !&lt;br /&gt;Dans son texte, Bruno évoque principalement les raisons matérielles qui sont susceptibles de venir refroidir les ardeurs d'expatriation des français déjà plus ou moins confortablement "établis" dans la vie active en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je partage totalement son point de vue que quelques orignaux et ours bruns égaillés dans des espaces infinis ne valent quand même pas nos nombreux avantages sociaux à la française, il me semble que d'autres motifs, plus psychologiques ceux-là, freinent également les velléités d'émigration au départ de la France (ou d'un autre pays), fut-ce pour faire son nid dans un coin aussi douillet que la belle province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un an, nous avons croisé un nombre important d'immigrants au Québec, majoritairement originaires d'Europe (au premier rang : la France), mais aussi, pour certains, des Etats-Unis (aussi étonnant que cela puisse paraître : des démocrates en ruptures de ban avec leur chef d'Etat), ou encore d'Afrique.&lt;br /&gt;Au fil de ces rencontres, et des discussions engagées sur le sujet avec ces cobayes bienveillants, une certitude a fini par se faire jour dans mon esprit indécis : si elle n'est pas motivée par des raisons économiques (ou religieuses) très fortes, l'expatriation définitive est une illusion qui devient tôt ou tard douloureuse.&lt;br /&gt;Et même dans ces deux cas, lorsque l'immigrant fuit une crise économique désespérante ou recherche une plus grande liberté de culte, la première génération d'immigrants est toujours plus ou moins une génération sacrifiée.&lt;br /&gt;Ecartelés entre deux pays, entre deux cultures, les jambes en grand écart au dessus d'un océan immense dans le cas qui nous intéresse présentement, les immigrants de la première génération ressentent invariablement une certaine forme de mal du pays, un spleen qui s'abreuve à la source des amis progressivement perdus de vue, des parents vieillissants qui se sentent éloignés (pour ne pas dire délaissés), des références culturelles qui finissent toujours par manquer, des souvenirs nationaux qui inspirent une nostalgie lancinante...&lt;br /&gt;Si les choses ne sont pas forcément plus évidentes pour la seconde génération d'immigrants (on le voit bien en France avec les beurs de seconde génération, déchirés entre un pays de naissance qui les accepte plus ou moins spontanément, et un pays d'origine qui ne les reconnaît plus, ou dans lequel ils ne se reconnaissent pas), celle-ci a au moins l'avantage de se construire dès le départ dans sa nouvelle terre, et de pouvoir se forger une histoire, des références, un tissu social, bien implanté dans son milieu de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force d'entendre des immigrants me décrire à quel point ils en étaient arrivés à regretter leur pays d'origine (souvent sur la base d'un souvenir idéalisé.. comme ils idéalisaient au départ leur pays d'adoption), à déplorer le temps passé au loin sans voir vieillir parents et/ou amis, les uns au bout de quelques années seulement, les autres au bout de plusieurs décennies, je suis arrivé à la conclusion que l'expatriation définitive était un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne signifie pas pour autant, loin de là, que je ne crois pas en l'expatriation provisoire. Bien au contraire. Circonscrite dans le temps (d'une durée variable selon l'âge, la situation, le contexte personnel, familial...), elle me semble source d'un indéniable enrichissement culturel et intellectuel. En connaissant autrui, ailleurs, on apprend sans nul doute à se connaître soi même, et je ne saurais trop conseiller à chacun de se frotter à cette merveilleuse expérience.&lt;br /&gt;Simplement, l'inéluctabilité du retour constitue à mon sens le garde fou contre une certaine forme de désenchantement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors bien sûr, si l'on ajoute à ces considérations "mentales", des états d'âme plus matériels, liés à la perte d'une situation (il faut en moyenne deux ans aux immigrants français pour retrouver le niveau de vie auquel ils ont renoncé en immigrant, ce qui signifie que pendant deux ans, ils vivent moins bien au Québec qu'en France), à la protection sociale française (perso, je me dis qu'il vaut peut-être mieux passer quelques semaines ou mois au chômage pour se donner le temps de retrouver un job intéressant, plutôt que vivre avec la garantie de retrouver tout de suite un "mac'job"), au système de soins solidaire (l'expérience des frais dentaires au Canada est un classique... j'avais entendu là-bas une histoire analogue), on comprend aisément que certains y réfléchissent à deux fois (et même à trois, ou quatre) avant de faire le grand saut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est amusant, c'est que pendant cette année passée au Québec, j'ai rencontré également nombre de québécois qui fantasmaient littéralement sur la France. De là à penser que l'on voit toujours l'herbe plus verte dans le champ du voisin, il n'y a qu'un petit pas...&lt;br /&gt;Entre ces innombrables collègues québécois qui m'affirmaient, à moitié sur le ton de la plaisanterie, qu'ils adoreraient échanger leur situation québécoise avec ma situation parisienne, cette gestionnaire qui me disait qu'elle gardait un somptueux souvenir de Paris, où elle avait eu l'impression de se déplacer "dans une carte postale", ces autres collègues qui louaient cette France dans laquelle on a "l'impression de changer de pays à chaque fois qu'on change de région", je me suis fait l'effet d'un privilégié de la vie qui s'ignorait superbement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour modérer quelque peu mes affirmations, et remettre un brin de baume au coeur de ceux qui s'imaginent qu'ils partent pour la vie, je conclurai en précisant que ce qui précède relève d'une analyse et d'un avis hautement personnel, qui n'exclut en aucune façon les exceptions au principe.&lt;br /&gt;Enfin, nul doute qu'Annie, dont la fidélité n'a d'égale que l'impartialité de jugement, aura une opinion pertinente à faire valoir en la matière, en sa qualité de québécoise expatriée avec un français dans un lointain pays d'Europe centrale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113632249977301387?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113632249977301387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113632249977301387&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113632249977301387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113632249977301387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2006/01/expatriation.html' title='Expatriation...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113439134914390013</id><published>2005-12-12T07:42:00.000-05:00</published><updated>2005-12-12T07:48:32.703-05:00</updated><title type='text'>Un petit peu de couleur...</title><content type='html'>Pour ceux qui aiment les images autant (sinon plus) que les textes, j'ai étoffé la galerie photo (colonne de droite, diapositives flikr), avec quelques clichés canadiens supplémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/72537981/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://static.flickr.com/34/72537981_9702af8000_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/72537979/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://static.flickr.com/34/72537979_14f9e42cd9_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113439134914390013?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113439134914390013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113439134914390013&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113439134914390013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113439134914390013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/12/un-petit-peu-de-couleur.html' title='Un petit peu de couleur...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113396820481647378</id><published>2005-12-07T09:26:00.001-05:00</published><updated>2005-12-08T04:35:57.416-05:00</updated><title type='text'>Vrai ou faux ? (6)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les Québécois sont tous parfaitement bilingues anglais – français : &lt;em&gt;VRAI ou FAUX ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux.&lt;br /&gt;Bon, je vais cette fois tenter de modérer quelque peu mes propos, pour ne pas m'attirer une nouvelle fois les foudres de la gardienne du temple Annie... ça m'a suffi de me faire traiter de "parisien" une fois... il ne faudrait pas y rajouter de nouveaux griefs liés à la légendaire arrogance française.. (ceci dit en toute amitié vis à vis d'Annie, et du V qui a rajouté un peu de vinaigre sur la plaie...;-))&lt;br /&gt;Pour en revenir au sujet de ce vrai ou faux...&lt;br /&gt;On pourrait être tenté de croire que, dans un pays officiellement bilingue, les Québécois, peuple à part de l'amérique du nord, maîtrisent les deux langues avec une aisance enviable.. Il n'en est rien. Du moins si je me fie à ce que j'en ai vu et entendu, ainsi qu'à ce qui m'en a été expliqué sur place. D'abord, le Québec est une province officiellement et exclusivement francophone. C'est même la seule ! Depuis que le PQ (on ne rit pas, c'est le nom officiel du grand parti souverainiste québécois... impayable vu de France) a tordu le coup de la langue anglaise en 1977 avec la loi 101, le français écrase l'anglais dans les rues et sur les façades du Québec (comme dans les affaires... véritable révolution culturelle de l'époque), et cet état de fait a sonné le glas d'une certaine idée de mixité des langues.&lt;br /&gt;Près de 30 ans plus tard, on rencontre de nombreux québécois qui ne parlent pas ou peu anglais. Ce qui ne les empêche pas de trouver du travail et d'être pleinement épanouis dans leur société..&lt;br /&gt;A l'inverse, et c'est encore plus surprenant, dans cette province qui revendique une francophonie hégémonique, on trouve encore de nombreux québécois anglophones qui ne parlent eux, pas un mot de français.&lt;br /&gt;Mais les deux communautés ne se mélangent guère.. et il y a fort à parier que la souveraineté inéluctable du Québec (pour les plus optimistes) provoquera l'exode définitif de ces survivants de l'ère pré-PQ !&lt;br /&gt;Il y a du coup au Québec des universités totalement anglophones (Concordia, Mac Gill...), qui contre balancent les grandes universités francophones (Laval, UQAR, UQAM...).. et ces dernières imposent un test de français préalable à tous leurs étudiants.&lt;br /&gt;Il n’en demeure pas moins que dans leur grande majorité, les Québécois sont bien à l’aise dans les deux langues, ce qui constitue à n'en pas douter un sérieux atout dans le monde moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la question de savoir si les Québécois parlent un meilleur français que les Français eux-mêmes, je me suis déjà exprimé dans un chapitre précédent (&lt;a href="http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/apart-linguistique-les-tranges.html"&gt;Aparté linguistique : les étranges rapports entre le québécois et le français&lt;/a&gt;), auquel je renvoie le lecteur curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, s'il y a des francophones partout au Canada, et notamment en nombre important au Manitoba (grosse communauté à Winnipeg), en Ontario (à la frontière du Québec), en Nouvelle-Ecosse (Acadie), sur l'Île du Prince Edouard (Acadie again) ou au Nunavut, la seule province canadienne qui se soit officiellement déclarée bilingue est le Nouveau-Brunswick. On y trouve donc, pour paraphraser une collègue québécoise "des francophones parlant mal anglais, et des anglophones parlant mal français"..&lt;br /&gt;Mais surtout, ce qui est curieux, c'est de constater comment se reportent les complexes... Si les Québécois se sentent un peu complexés par rapport aux Français dans l'usage de la langue (cf. débat sur le joual), ils prennent leur revanche avec les Acadiens, dont ils raillent gentiment l'accent et la maîtrise du français.&lt;br /&gt;Ce sont leurs Belges... ou leurs Suisses à eux, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, j'ajouterai que le bilinguisme officiel dans les institutions fédérales a un coût (on le voit bien avec les questions de traductions - amplifiées par la grande diversité des langues européennes - au niveau des institutions de l'Europe) et des détracteurs... une frange politique qui se recrute parmi les conservateurs anglophones est même tout à fait hostile à ce bilinguisme.&lt;br /&gt;Nul doute qu'ils détiennent, sans s'en douter, les clés de la souveraineté québécoise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113396820481647378?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113396820481647378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113396820481647378&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113396820481647378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113396820481647378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/12/vrai-ou-faux-6_07.html' title='Vrai ou faux ? (6)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113318002606345227</id><published>2005-11-28T07:03:00.000-05:00</published><updated>2005-11-28T07:13:50.076-05:00</updated><title type='text'>Vrai ou faux ? (5)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L'hiver québécois est très dur et très long : &lt;em&gt;VRAI ou FAUX ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahem... faux ?&lt;br /&gt;Bien sûr, tout est relatif.&lt;br /&gt;Les mêmes caractéristiques transposées à l'hiver Bordelais rentreraient immédiatement dans les annales.. mais en allant au Québec, je m'attendais à bien pire ("mon pays, c'est l'hiver".. ce genre de choses..).&lt;br /&gt;Qu'ai-je trouvé au final ?&lt;br /&gt;D'abord un hiver qui dure bien moins que 6 mois !&lt;br /&gt;À mon plus grand regret d’ailleurs. Pour nous, l’hiver tel qu’on se l’imagine, c’est à dire froid et enneigé, a commencé début décembre, pour s’achever fin mars, soit à peine 4 petits mois. Bien sur la situation varie selon les régions du Québec, mais à Montréal notamment, où convergent 99% des immigrants, il est encore plus court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite des températures hivernales plongeant très rarement en dessous des –40 degrés !&lt;br /&gt;Dans le sud du Québec (vallée du Saint-Laurent), les températures hivernales tournent plutôt autour des –15 / -25, facteur vent compris. Les températures plus basses restent assez rares, et le mercure est facilement capable de repasser au-dessus de 0 en plein hiver. On frise alors la canicule.&lt;br /&gt;Et -25 degrés, c'est franchement très supportable. C'est même largement plus agréable qu'une température française de 0/+5 agrémentée de pluie.&lt;br /&gt;Au risque de me répéter, j'insiste sur le fait que jamais nous n'avons passé autant de temps en extérieur pendant une saison hivernale qu'en ce Québec enneigé et froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je compte bien sur Annie pour remettre ces affirmations en perpective avec les grands froids qui sévissent probablement dans le nord du Québec.. mais pour le peu d'habitants que cela concerne là-bas, ce ne sont pas des statistiques représentatives du Québec.&lt;br /&gt;Et puis, avec un peu de chance, l'hiver qui démarre en ce moment au Québec (un rien plus précoce que l'an passé) me fera peut-être mentir, en maintenant les Québecois pendant 6 longs mois à -50 degrés celsius... &lt;br /&gt;Mais j'ai de gros doutes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113318002606345227?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113318002606345227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113318002606345227&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113318002606345227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113318002606345227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/11/vrai-ou-faux-5.html' title='Vrai ou faux ? (5)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-113162120021434635</id><published>2005-11-10T05:35:00.000-05:00</published><updated>2005-11-10T06:19:41.603-05:00</updated><title type='text'>Vrai ou faux ? (4)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le Canada (comme l’Amérique du Nord dans son ensemble) est un pays sans histoire ni culture : &lt;em&gt;VRAI ou FAUX ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux. &lt;br /&gt;Evidemment.&lt;br /&gt;Il faut être méprisant ou américanophobe pour tenir de telles affirmations.&lt;br /&gt;Il y a bien une histoire au Canada et notamment au Québec. Ses limites tiennent au fait qu’elle est très brève (moins de 5 siècles) et modestement riche (les mêmes 5 siècles ont été largement plus remplis en Europe). En revanche, cette histoire est énormément exploitée à travers le pays, avec une multitude de sites reconstitués. &lt;br /&gt;Et c'est là l'un des tours de force du Canada, que de savoir faire passer de très modestes sites historiques (le plus souvent rebâtis de toutes pièces, car peu de constructions en bois - pour ne pas dire aucune - datant de la colonie ont résisté au temps et aux destructions humaines) pour des sites archéologiques majeurs !&lt;br /&gt;On reconnaît bien là le savoir-faire nord-américain incomparable en matière de communication...&lt;br /&gt;Emporté par les élans lyriques des offices de tourisme (et aussi de mon guide touristique favori...) je me suis payé souvent plusieurs milliers de kilomètres pour fouler du pied des lieux ou contempler des monuments somme toute relativement basiques.&lt;br /&gt;Le plus souvent, la puissance évocatrice de ces lieux tenait bien d'avantage au souvenir des hommes qui y étaient passés, et à la pensée des conditions dans lesquelles ils y étaient passés, que par un quelconque trait local remarquable..&lt;br /&gt;Je suis ravi d'avoir exploré tous ces sites emblématiques, mais je dois admettre que je ne déploie pas le même élan pour traverser la France en quête de joyaux souvent très supérieurs.&lt;br /&gt;Vue la manière dont ils parviennent à vendre quelques pieux pointus organisés autour d'une cabane de colon, les canadiens seraient certainement capables d'attirer le monde entier s'ils avaient la chance de posséder dans leur patrimoine des pépites insuffisamment reconnues comme la citadelle de Brouage, le domaine de la Brède, ou le château du Haut-Koenigsbourg, pour ne citer que ces quelques exemples remarquables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mot pour finir, au sujet de la conception de l'histoire par les Québécois.&lt;br /&gt;A ma question &lt;em&gt;"quand commence l'histoire du Canada"&lt;/em&gt;, il m'a toujours été répondu que les cours dispensés à l'école démarraient avec Jacques Cartier (1534... heureux écolier québécois, par comparaison avec son homologue européen qui rendu à la même date a déjà ingurgité des millénaires d'histoire), ou à la rigueur avec &lt;em&gt;"nos ancêtres les amérindiens"&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;Mais en aucun cas avec &lt;em&gt;"nos ancêtres les Gaulois"&lt;/em&gt;, ce qui ne lasse pas de me plonger dans perplexité, car si je veux bien admettre que les amérindiens occupaient la terre longtemps avant les européens, je ne peux m'ôter de l'idée que les "québécois de souche" descendent des irréductibles Gaulois aussi sûrement que leurs cousins français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus amusant encore, les distorsions de l'enseignement de l'histoire selon que l'on se situe du côté francophone ou anglophone du Canada. Pour les premiers, c'est l'explorateur Jacques Cartier, mandaté par François 1er, qui découvre et nomme le Canada d'après le mot Kanata, qui en amérindien désigne le "village". Pour les seconds, le mérite de la découverte revient à John Cabot, vénitien armé par le roi d'Angleterre, qui cabota (aucun rapport avec son nom) en 1497 en vue de Terre-Neuve ou de la Nouvelle-Ecosse, selon les versions...&lt;br /&gt;Je laisse à chacun le plaisir de goûter le chauvinisme rampant des livres d'histoire canadiens, qui n'ont rien à envier à ceux de l'éducation nationale française.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-113162120021434635?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/113162120021434635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=113162120021434635&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113162120021434635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/113162120021434635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/11/vrai-ou-faux-4.html' title='Vrai ou faux ? (4)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112963268855354046</id><published>2005-10-26T06:50:00.000-04:00</published><updated>2006-01-07T09:27:11.780-05:00</updated><title type='text'>Vrai ou faux ? (3)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les québécois travaillent plus que les français : &lt;em&gt;VRAI ou FAUX ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien c'est vrai... ou faux, selon les critères retenus.&lt;br /&gt;Dans la fonction publique québécoise, la durée officielle de la semaine de travail est de 35h. Les heures supplémentaires doivent faire l’objet d’une autorisation hiérarchique préalable, et donnent systématiquement lieu à paiement ou compensation en congés.&lt;br /&gt;Le régime de congés est moins favorable en apparence : 4 ou 5 semaines contre les 9 semaines courantes dans la fonction publique française. Toutefois, les employés de l’État québécois disposent aussi d’une réserve de congés de maladie (12 jours par an), qui viennent s’agréger à leurs congés annuels s’ils n’ont pas été utilisés, et leur permettent par exemple de prendre leur retraite un an plus tôt que prévu.&lt;br /&gt;En outre, il y plus de jours fériés au Québec qu’en France (13 contre 11, voir 10 depuis la suppression de la Pentecôte), et surtout, les jours fériés sont rattrapés lorsqu’ils tombent le week-end.&lt;br /&gt;Dans le privé, le régime de congés est moins favorable (2 à 3 semaines), et la durée hebdomadaire du travail est plus conséquente, on peut s'en douter. Mais je ne suis pas vraiment en mesure de faire des comparaisons.&lt;br /&gt;Donc, ma seule conclusion en la matière, sera qu'il faut se méfier des apparences et des idées reçues.&lt;br /&gt;Je n'irai pas nécessairement aussi loin de le ministre français de l'économie et des finances qui a dit récemment lors d'une conférence donnée aux Etats-Unis, devant un parterre d'auditeurs new-yorkais triès sur le volet, qu'il y avait bien "un côté de l'atlantique où l'on travaile plus, mais que ce n'est pas celui qu'ils croient"... mais je n'en pense moi-même pas moins :-).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112963268855354046?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112963268855354046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112963268855354046&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112963268855354046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112963268855354046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/10/vrai-ou-faux-3.html' title='Vrai ou faux ? (3)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112940350266996244</id><published>2005-10-15T15:04:00.000-04:00</published><updated>2005-10-15T15:11:42.676-04:00</updated><title type='text'>Le Québec à Paris...</title><content type='html'>La période est propice à la découverte des tounes québécoises, puisque Paris accueille, cet automne, presque simultanément les deux groupes phares de la scène rock (pop, country) de la belle province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop tard pour les Trois Accords, passés jeudi dernier (13 octobre) à la Maroquinerie...&lt;br /&gt;Je suis passablement dégoûté de les avoir loupés.&lt;br /&gt;Alors je me console en me disant que l'imparable succès de leur Gros Mammouth album turbo, et de son hymne au Saskatchewan (largement supérieur au pittoresque et festif Hawaïenne) les ramènera certainement très vite à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant ce retour, il faut profiter sans retenue du passage des Cowboys Fringants le 7 novembre prochain au Grand Rex.&lt;br /&gt;Coup de massue annoncé pour qui ne les connaît pas encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de la parenthèse musicale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112940350266996244?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112940350266996244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112940350266996244&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112940350266996244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112940350266996244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/10/le-qubec-paris.html' title='Le Québec à Paris...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112807636656372700</id><published>2005-10-13T06:26:00.000-04:00</published><updated>2005-10-13T04:40:06.126-04:00</updated><title type='text'>Vrai ou faux ? (2)</title><content type='html'>Suite de ma petite tournée des lieux communs associés au Québec...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le coût de la vie au Québec est meilleur marché (environ 30%) que celui de la France ! &lt;em&gt;VRAI ou FAUX&lt;/em&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux.&lt;br /&gt;Il s’agit en fait de la "propagande" des services canadiens et québécois pour attirer des immigrants en mal de qualité de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, si certains postes sont bien moins onéreux qu’en France (alimentation, essence, péages autoroutiers inexistants, certains vêtements...), d'autres font regretter les prix français (livres de poche pouvant valoir jusqu’à 100 francs pièce, produits laitiers – yaourts, fromage – vin, produits cosmétiques – c’est ma femme qui le dit, stationnement automobile payant tous les jours, dimanche compris, jusqu’à 21h…).&lt;br /&gt;Ajoutons à cela le fait que la moindre attraction ou le moindre site touristique (stations de ski, sites historiques, parcs d'attraction... jusqu’au plus petit parc naturel) est payant et souvent prohibitif, et on en arrive au final à un coût de la vie assez comparable à celui de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perception du touriste de passage est naturellement faussée par le fait qu'il ne s'attarde pas sur le coût de la vie de tous les jours mais se focalise sur quelques aspects saillants (le coût de sa voiture de location, de ses pleins d'essence..) et par l'opacité des prix à la consommation (+15% à rajouter aux étiquettes des prix en magasin, +30% dans les restaurants). En vivant au Québec, on découvre les petites joies des grosses dépenses liées à l'hiver (équipement vestimentaire spécifique et onéreux, pneux d'hiver obligatoire, entretien automobile, contrats de déneigement...) qui aident à relativiser le message angélique des services de l'immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les atouts du Québec, en terme de qualité de vie, sont indéniables mais ils sont ailleurs (l'insécurité est un mot abstrait, les stations de ski sont aux portes des grandes villes, l'espace et la nature sont omniprésents, les villes sont très dynamiques).&lt;br /&gt;Le coût de la vie, si je peux admettre qu'il est plus bas que celui en vigueur à Paris (au hasard), n'est pas aussi bon marché qu'on veut bien nous le faire croire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112807636656372700?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112807636656372700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112807636656372700&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112807636656372700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112807636656372700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/10/vrai-ou-faux-2.html' title='Vrai ou faux ? (2)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112729918258392291</id><published>2005-09-21T06:21:00.000-04:00</published><updated>2005-09-21T06:39:42.606-04:00</updated><title type='text'>Vrai ou faux ?</title><content type='html'>Comme je le laissais entendre dans ma précédente entrée, je vais désormais publier de temps à autre des petits billets sur les vérités et les contre-vérités que l'on associe généralement au Québec (du moins, de mon point de vue).&lt;br /&gt;Cela fera une sorte de synthèse de cette expérience, et cela permettra peut-être de confimer ou d'infirmer certaines idées reçues sur cette province.&lt;br /&gt;A tout seigneur tout honneur, je commencerai en évoquant les québécois eux-mêmes, et plus particulièrement leur sens de l'hospitalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les québécois sont particulièrement accueillants ! &lt;em&gt;VRAI ou FAUX ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai.&lt;br /&gt;Il se dégage une chaleur particulière du premier contact avec les québécois.&lt;br /&gt;C’est peut-être du au tutoiement généralisé et spontané, à la façon moins formelle de concevoir les rapports humains (et notamment professionnels) ou bien à l’accent sympathique… je ne sais pas, probablement un peu des trois.&lt;br /&gt;Typiquement, cela donne le contact suivant de la part des vendeurs dans les magasins où l’on pénètre pour la première fois : « Bonjour. Ça va bien ? Est-ce que je peux t’aider ? »&lt;br /&gt;Déroutant la première fois... on se retient de répondre qu'on a pas gardé les vaches ensemble...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mention toute particulière pour le 3ème âge québécois, qui témoigne dans sa très grande majorité d’une extrême tolérance à l’endroit des enfants en bas âge. Cela change agréablement du 3ème âge français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, derrière cette chaleur, les québécois partagent avec les nord-américains dans leur ensemble une certaine réserve, qui confine à la réticence, au moment de pénétrer leur intimité. Avant d'être invité chez un québécois, il faut donc l'avoir patiemment amadoué.&lt;br /&gt;Il sera plus prompt, dans les premiers temps, à inviter ses nouvelles connaissances au restaurant plutôt que chez lui pour un souper (= dîner, en québécois).&lt;br /&gt;Et au restaurant, attention au quiproquo.&lt;br /&gt;"Inviter quelqu'un au restaurant" consiste, dans l'esprit des québécois, à l'inviter à se joindre à la table, mais en aucune façon à prendre en charge sa note finale.&lt;br /&gt;Le français non averti s'expose donc à une déconvenue...&lt;br /&gt;Peu avant notre départ du Québec, nous avons invité "à la française" (c'est à dire en payant la note globale) plusieurs amis québécois. Leur réaction a été de façon systématique un sentiment de gêne...&lt;br /&gt;Des amis nous ont même dit que nous les vexions en procédant de la sorte (mais ils nous ont quand même laissé régler la douloureuse au bout du compte, sans protester au delà du raisonnable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que le québécois a été apprivoisé, et qu'il vous a introduit dans son intimité domestique, alors il retrouve ses élans de très grande générosité. On ne pouvait plus compter, à la fin de l'année, le nombre d'attentions, de présents, d'invitations de tous poils, qui nous tombaient dessus sans crier gare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, oui, les québécois sont accueillants et très chaleureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112729918258392291?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112729918258392291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112729918258392291&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112729918258392291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112729918258392291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/09/vrai-ou-faux_21.html' title='Vrai ou faux ?'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112498153729713489</id><published>2005-08-31T10:30:00.000-04:00</published><updated>2005-08-31T13:29:06.726-04:00</updated><title type='text'>Le blog venu du froid en quelques chiffres</title><content type='html'>Pour les curieux et les amateurs de statistiques, voici une brève fiche signalétique du blog venu du froid.&lt;br /&gt;Donc, le blog venu du froid, depuis sa création en novembre 2004, c'est :&lt;br /&gt;- 3504 visiteurs (à l'heure où j'écris ces lignes)&lt;br /&gt;- 50 visiteurs durant la journée la plus faste (une seule fois)&lt;br /&gt;- 0 visiteurs durant la journée la plus triste (une seule fois également)&lt;br /&gt;- 17 visiteurs par jour en moyenne&lt;br /&gt;- 4939 pages consultées&lt;br /&gt;- 20 pages par jour en moyenne&lt;br /&gt;Des visiteurs du monde entier (cf. la petite carte géoloc dans la colonne de droite), ce qui ne lasse de me sidérer : France, Canada, Etats-Unis, Belgique, Espagne, Portugal, Angleterre, Suède, Norvège, Danemark, Afrique du Sud, pays du Maghreb, pays du Golfe, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Inde, Indonésie, Russie, Allemagne, Grêce, Italie, Hollande, Irlande, Pakistan, Chine, Mexique, plusieurs pays d'amérique du sud, et même un mystérieux point perdu en plein océan pacifique (Bora-Bora me dit un copain qui croit s'y connaître...).&lt;br /&gt;Se peut-il réellement que tous ces visiteurs soient arrivés là par hasard et par erreur ?&lt;br /&gt;Par contre, aucune connexion depuis l'Islande ou l'afrique centrale.. on ne doit pas s'intéresser au Québec dans ces parties du monde.&lt;br /&gt;Le blog venu du froid, c'est encore 61 entrées, 128 commentaires, 200 photos, visionnées plus de 700 fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'ayant pas souscrit d'option payante, je ne dispose pas de statistiques plus élaborées, mais je dirai, à vue de nez, que l'entrée la plus lue doit etre celle relative à l'apparté linguistique, sur les étranges rapports entre le Québécois et le Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela ne donne pas le best-seller de l'été, mais cela demeure très nettement supérieur à mes attentes initiales, donc je ne peux que me fendre d'un gros merci à tous ces lecteurs, réguliers ou occasionnels, intentionnels ou accidentels, séduits ou rebutés, silencieux ou critiques, qui ont contribué à faire vivre le blog venu du froid !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que je publierai dans quelques temps une petite fiche récapitulative sous forme de "vrai" ou "faux" concernant le Québec, et la percéption, plus ou moins biaisée, qu'on en a depuis la France.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112498153729713489?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112498153729713489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112498153729713489&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112498153729713489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112498153729713489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/le-blog-venu-du-froid-en-quelques.html' title='Le blog venu du froid en quelques chiffres'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112359386035778026</id><published>2005-08-25T09:13:00.000-04:00</published><updated>2005-08-25T04:49:59.870-04:00</updated><title type='text'>Août 2005 : I did it my way…</title><content type='html'>Comment rendre compte de ce mois d'août, tronqué pour cause d'inéluctable et forcément trop précoce retour en France, sans verser dans la dithyrambe ?&lt;br /&gt;Comment évoquer les formidables fêtes de la Nouvelle-France ou encore les magnifiques feux d'artifice de loto-Québec, sans recourir à la prose commerciale des agents touristiques ?&lt;br /&gt;J'ai l'impression, au fil de mes petits récits estivaux, de me transformer à mon corps défendant en représentant - bénévole, c'est le comble - de l'office de tourisme de Québec, dépourvu du moindre sens critique, investi d'une mission de promotion des festivals québécois auprès de mon modeste lectorat européen...&lt;br /&gt;Pourtant, ne pas reconnaître à la ville de Québec, à travers ses innombrables activités estivales, les qualités et les hommages qu'elle mérite haut la main, relèverait de la cécité la plus complète et/ou de l'ingratitude la plus aveuglante.&lt;br /&gt;Franchement, ce sublime été passé dans la capitale nationale de la belle province avait été taillé sur mesure pour nous forger des regrets en béton armé au moment de quitter ce pays formidable. Climat, événements, animations, et surtout amis, se sont passés le mot et ligués dans une improbable (et superfétatoire, car nous étions conquis de longue date) opération de séduction, de nature à faire fléchir le plus endurci des abstinents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pensions naïvement que le festival d’été de Québec constituait le met principal de la saison (cf. entrée relative au mois de juillet). Que nenni ! Avec ses centaines d’artistes et de concerts de tous poils, distribués aux quatre coins de la ville pendant 10 jours, transformant Québec en un gigantesque Woodstock (un peu plus bourgeois et un peu moins bab, tout de même), il ne s’agissait que d’un hors d’œuvre, une mise en bouche modeste, préfigurant ce qui allait suivre avec les fêtes de la Nouvelle-France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sais tu c'est quoi" les fêtes de la nouvelle France, cher lecteur ? Non ? Alors je m'en «vas» de ce pas éclairer ta lanterne !&lt;br /&gt;Soit pendant 5 jours un centre ville, délimité autour de son secteur historique, qui bat au rythme de la colonie française des 17ème et 18ème siècles, avec animations à chaque coin de rue, acteurs professionnels et bénévoles s'époumonant sur chaque place, spectacles et concerts à profusion, jeux et parades dans tous les sens, marché d'antan et marionnettes dans chaque impasse, figurants et visiteurs costumés de tous les côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On chemine d'un site à l'autre, dans un tourbillon de jupons et de tricornes, au milieu d'un déferlement de corsets et de redingotes, entre ombrelles en dentelle et sabots de bois.&lt;br /&gt;Le thème de l'année, "paysans et seigneurs", donne le ton des tenues de rigueur... Cette année, les lépreux ou le clergé n'ont plus la cote. L'heure est à l'hommage rendu aux "habitants" (terme usité à l'époque pour désigner les paysans) qui exploitaient la terre concédée en "rangs" (parcelles étroites tracées perpendiculairement aux cours d'eau) selon un système seigneurial.&lt;br /&gt;Pour se mettre au goût du jour, mes femmes chéries revêtent les atours de rigueur (cf. photos), avec l'aide et le conseil avisés d'une collègue actrice au fait de l'organisation. Pour ma part, je dois contenter mon goût du déguisement avec un modeste tricorne de paille qui, mal assorti avec mon short (il fait toujours une température dingue) et mes t-shirts Morrissey, s'efforce de me donner une allure "Nouvelle-France" un rien baroque ! :-)) &lt;br /&gt;On se rend à un endroit pour assister à un spectacle précis (au choix, des babillages de femmes, les récits embellis du voyage exploratoire de Gédéon de Catalogne, le procès de l'histoire relatif au rôle joué par Pierre Dugua de Mons dans la découverte du Canada, les déboires de la famille Bell, les pitreries du Quartette à claques ou bien quelque concert de musique traditionnelle, entre folklore Acadien, Québécois, Breton ou Cajun...), et l'on s'arrête en chemin, retenu et suspendu à une représentation inattendue ou sous-estimée lors du décryptage du programme.&lt;br /&gt;Il y a tant à faire ou à voir, partout dans la vieille ville, que l'on ne sait plus vraiment où donner de la tête, et plutôt que de courir d'une animation à l'autre, avec le risque de retard récurrent sur le début des représentations, on est tenté de s’établir dans l'un des espaces aménagés en "Nouvelle-France", pour y suivre le rythme de ses attractions quotidiennes.&lt;br /&gt;Bon sang, à ce train là, on ne devait pas s'ennuyer tous les jours au temps de la colonie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme deux événements qui se chevauchent valent mieux qu'un seul dans l'esprit bouillonnant des organisateurs de Québec, l'été est aussi la saison des grands feux d'artifice de loto-Québec (= le sponsor... ne perdons pas de vue que nous sommes en Amérique du nord, le continent du business) sis dans le majestueux cadre des chutes montmorency.&lt;br /&gt;On sèche donc le concert Acadien du jour pour rentrer rapidement se changer (les costumes font toujours un effet boeuf sur les touristes de la Grande-Allée proche de notre appartement, ignorants des festivités "médiévales" qui égayent la vieille ville), avant de prendre pour la dernière fois la direction de ces chutes que nous avons tant explorées cette année, au fil de leurs métamorphoses saisonnières.&lt;br /&gt;Cette dernière visite se donne des allures de bouquet final. Le feu d’artifice concocté par l’équipe italienne est impressionnant, sans nul doute le plus beau qu’il m’ait jamais été donné de voir. Bon, j’admets que c’était aussi la première fois que je payais pour assister à un feu d’artifice, habitué que j’étais à jouir gratuitement de ces spectacles nocturnes distribués à la belle saison. Mais comme on est ici au pays du profit, j’ai le regret d’affirmer que les feux d’artifice tirés gracieusement, par exemple lors de la fête de la Saint-Jean, ne valent pas tripette. Pas d’autre alternative donc, pour qui veut s’extasier devant les belles bleues et les belles rouges, que de débourser 12 dollars – par tête de pipe – pour s’asseoir dans l’eau et prendre des lumières plein les yeux. Bien sûr, les Québécois, «eux-autres», ne se mouillent pas les fesses, aguerris qu’ils sont à se déplacer partout avec leurs terrifiantes chaises pliantes de camping… En bons benêts innocents, nous n’avions prévu pour notre part qu’une minuscule couverture polaire, bien trop mince et étroite pour accueillir confortablement nos douillets postérieurs, ce qui nous donnait un peu l’air, avouons-le, de romanichels fauchés dans un camping de milliardaires. Mais c’était compter sans la généreuse spontanéité de ces si sympathiques québécois. Nous voyant tellement démunis, une voisine nous propose naturellement de nous prêter pour la durée du spectacle l’une des ses immenses couvertures de combat, taillée pour affronter sereinement toutes les manifestations à ciel ouvert.&lt;br /&gt;C’est donc les fesses bien au chaud et bien au sec que nous avons apprécié ce beau spectacle, premier du genre pour Velma ébahie, mais terrassée malgré tout par le sommeil en milieu de show.&lt;br /&gt;Les italiens nous en ont mis plein les yeux, et plein les oreilles pendant une bonne demi-heure, accompagnant leurs fusées des airs d’Ennio Morricone, Queen ou Frank Sinatra (je craque toujours pour «My way»).&lt;br /&gt;J’apprends aujourd’hui, avec une tardive curiosité, que ce sont eux qui ont remporté la compétition 2005. Coup de bol : on peut donc se flatter, pour notre seule et unique représentation, d’avoir vu le plus beau feu d’artifice de la saison. Ca valait bien un cul mouillé et quelques piqûres de bibittes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois tournées les pages des fêtes de la Nouvelle-France et des feux loto-Québec, il ne reste plus qu’une ridicule ligne droite d’une malheureuse semaine avant le retour en France.&lt;br /&gt;A peine le temps nécessaire pour profiter une dernière fois des amis rencontrés ici, et qui ont tant contribué à rendre ce séjour épanouissant. Cette dernière semaine est écartelée entre la jouissance des derniers instants passés ensemble et le chagrin lié à la pensée du départ. Derniers repas avec les amis (on se croirait dans la bible, ou bien chez Jacques Brel), derniers homards, derniers crabes des neiges, dernières tartes au sucre (finalement, on est plus chez Brel et son abondance païenne que dans la frugalité du nouveau testament), dernières baignades dans la piscine, derniers restos avec les collègues devenus amis, dernières courses dans la rue Cartier, dernières discussions avec les collègues de bureau restés collègues de bureau, derniers échanges d’adresses, dernières photos (histoire de dépasser la barre symbolique des 6000 clichés canadiens), derniers coups de fil, derniers dollars retirés, le moindre geste, la moindre action, est marquée du sceau déprimant de la «dernière fois».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit des copieux chargements confiés à nos visiteurs du printemps, par anticipation sur la masse du surpoids à supporter au retour, nous nous retrouvons avec plus de 200 kilos de trop dans nos valises. D’ailleurs ces valises venues de France un an plus tôt ne suffisent plus à tout contenir. Il faut donc rendre une pénultième visite à Zellers, temple de la consommation bon marché, sis dans l’inhumaines place Laurier (centre commercial démesuré où nous avions abondamment traîné nos guêtres à notre arrivée dans ce pays, le temps de nous équiper du minimum vital), pour acheter en urgence, la veille du départ, quelques bagages supplémentaires. Ils ne suffisent toujours pas, malgré les 130 kilos prudemment expédiés par fret quelques jours plus tôt. La dernière matinée québécoise est donc sacrifiée à l’ultime virée chez l’ami Zellers, pour deux valises de rab. Deux courses en deux jours dans ce sanctuaire du bon-marché… j’avais espéré mieux pour occuper mes dernières heures québécoises :-(&lt;br /&gt;Enfin, à la tête d’un imposant ensemble de 16 contenants (valises, sacs, cartons, raquettes…), nous nous sentons fin prêts pour affronter les cerbères d’Air Transat, qui informent, sur un ton parfois modérément correct, que l’embarquement débute 5 heures pleines avant le décollage !!! 5 heures ??? Le gros délire.. !&lt;br /&gt;Comme ça, après les 15 minutes de formalités d’enregistrement, on est bons pour poireauter pendant 4h45 dans une salle d’attente sinistre avec une enfant qui va devoir passer ensuite 6 heures assis dans un espace clos… ils ne doivent pas avoir d’enfants, les employés d’Air Transat, pour envisager ce genre de scénario.&lt;br /&gt;Bien évidemment, comme les bons forts en gueule qu’ils sont, ils ne sont pas fiables dans leurs renseignements. L’enregistrement ne commence pas 5h en avance (on a été bien trop cons de les croire), mais à peine 4h30 avant l’heure présumée du décollage.. Présumée, car à les croire, l’avion décollerait souvent avant l’horaire prévu, dès qu’il est plein et que l’embarquement, amorcé lui-même avec une belle avance, s’achève. Encore un beau baratin, qui aiguise l’aigreur provoquée par une bonne heure de retard au décollage.&lt;br /&gt;Entre-temps, on a pris soin de choisir des places assises côte à côte à l’intérieur de l’avion.. car cette bonne compagnie d’Air Transat, qui ne recule devant aucune farce commerciale, fait payer en sus du billet, les places choisies par avance à bord de l’appareil. Donc, parents de familles nombreuses, dîtes-le vous bien, si vous voulez éviter de voir vos enfants dispersés aux quatre coins de l’habitacle, prévoyez de débourser 15 dollars par siège pour vous garantir des places côte à côte.. faute de quoi ce sera tant pis pour vous, et surtout tant pis pour les enfants en bas âge assis tous seuls à l’autre bout de l’avion.. Je n’invente rien, mon beau-frère a fait les frais de cette charitable politique familiale quelques mois auparavant en venant nous voir.&lt;br /&gt;Nous avons plus de chance, 4h30 avant l’heure officielle du décollage (donc en réalité 5h30 avant l’heure réelle, pour ceux qui n’ont pas suivi), il reste encore trois sièges à côté. Une fois acquitté le salé excédent de bagages, nous pouvons donc consacrer tranquillement notre dernière après-midi québécoise à une conviviale farniente au bord de la piscine de l’immeuble, en compagnie de quelques amis chers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En décollant du tarmac de Sainte-Foy, je repense à tous ces visages, et à tous ces beaux moments que nous aurons vécus ici pendant un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’heure du retour sonne en même temps que celle des bilans.. le moment semble propice pour faire mienne la devise du Québec… : «je me souviens» (j'ai même hésité à en faire le titre de cette dernière entrée, mais j'ai trouvé ça un peu trop pompeux... finalement, j'ai opté pour My way, beaucoup plus simple, modeste... n'est-il point ? :-))&lt;br /&gt;Et c’est peu dire que j’en ai moults, des souvenirs de cette contrée, que j’emporte avec moi de l’autre côté de l’atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens d’abord de notre arrivée 12 mois plus tôt, détruits par le décalage horaire. Je me souviens de l’accueil des français locaux, mais aussi des premiers québécois rencontrés, de la découverte de ce nouvel univers, avec ses codes, ses règles formelles et ses rites officieux. Je me souviens de la course frénétique des premiers jours, des obstacles surmontés pour l’installation, des incertitudes quant à notre adaptabilité, en particulier au redoutable hiver québécois. Je me souviens de l’immersion dans la fonction publique québécoise, des premières excursions touristiques, de la saison des couleurs, des premiers flocons de neige, des froids intenses et du soleil de l’hiver, des glissades vertigineuses, des pluies diluviennes du printemps. Je me souviens des amitiés qui se sont nouées, des visiteurs venus nombreux d’Europe, des orignaux placides, des festivals incessants, de la tire sur neige, des cabanes à sucre, des virées en ski, en traîneau à chiens, en raquettes, en skidoo…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin dans le temps, je me souviens des espoirs et des attentes que j’avais fondés sur cette aventure… des rêves que je caressais avant le départ…des idées, vraies ou fausses, que je me faisais de ce pays grand comme un continent, jeune comme un adolescent à l’échelle de l’histoire de l’humanité…  de ce que le Canada représentait pour moi, avant même de le connaître intimement, fort des fantasmes forgés au gré des lectures, des films et des reportages dévorés depuis des années avec avidité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de quitter ce petit coin de pays, comme l'appelle Kim, j’ai le sentiment que mes attentes ont été comblées, j’ai l’illusion de connaître (un peu mieux) ce bout de monde, son histoire, sa géographie, ses mœurs et ses coutumes, ses habitants, avec leurs petits travers et leurs grandes qualités, cette langue si proche et pourtant tellement dépaysante pour nous autres français …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de ces lieux que j’ai à mon tour visités, sans journaliste ou narrateur interposé, de toutes ces villes explorées de fond en comble, ou simplement brièvement traversées : Québec la fortifiée, Montréal l’insulaire, Trois-Rivières l’ennuyeuse, Tadoussac la touristique, Rimouski la pêcheuse, Ottawa la studieuse, Toronto la métissée, Niagara-Falls l’aguicheuse, Sioux Lookout l’amérindienne, Winnipeg la commerçante, Edmonton la prospère, Jasper la montagnarde, Vancouver la magnifique, Victoria l’anglaise, Halifax la brumeuse, Peggy’s Cove la pittoresque, Louisbourg la fabuleuse, Campbelton la bilingue, Caraquet l’acadienne, Moncton la modeste, Charlottetown la tranquille, Saint-John l’anonyme,Percé la rocheuse, et, chez l’omnipotent voisin du sud, Boston l’indépendante, Providence la lovecraftienne, Salem l’ensorcelée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’oublie pas pour autant tous ces lieux, villes ou sites naturels, auxquels il aura fallu renoncer, faute de temps ou de moyens : Churchill et ses incroyables migrations d’ours blanc, le mythique Yukon des chercheurs d’or, le lointain Nunavut des Inuits, la 10ème province de Terre-Neuve &amp; Labrador qui nous restera étrangère, la fameuse Baie-James des explorateurs, les célèbres Mille-Îles ontariennes, les minuscules Îles de la Madeleine et leurs phoques "enbanquisés", etc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens particulièrement, comme un souvenir plus cher que les autres, de la traversée longitudinale de ce pays gigantesque, à bord de ce train légendaire sur lequel la revue Géo m'avait fait nourrir des rêves d'adolescent bien des années plus tôt...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi et surtout de ces personnes que j’ai rencontrées, de tous ces amis que j’ai et qui m’ont adopté(s), comme de toutes celles et tous ceux que nous avons brièvement croisés, et qui tous, à leur mesure, ont contribué au succès de cette aventure canadienne. &lt;br /&gt;Ces amis, ces collègues, ces collègues devenus amis, bref cette belle gang de chums que sont devenus la touchante Renée-Anne, les excellents Florence et Pierre-Louis, la sensible Christine des Loupiots, la «rockeuse» au grand cœur Chantal et son Lionel, la douce Pauline, l’impayable Kimberley, les inénarrables M. et Mme Vallières, les démocrates Zoé et Joe, les sympathiques M. et Mme Etchéverry, les adorables Céline et Robert, le facétieux Éric, le délicat Charles, les chaleureux Suzanne et Roger, les stupéfiants Marthe et Daniel, la discrète Géraldine, les placides Valérie et Nicolas, les merveilleux Tanya et Ivan, la délicieuse Pascale, les rigolos Yvana et Guillaume, les impayables Colette et Jean-Marc, les souverainistes Lucie et François, la patiente Christine de hertz, l’incomparable Gianpaolo et sa blonde-brune Christine, le boute en train Jean-François, la  fragile Nathalie T., la souriante Nathalie B., l’indépendante Louiselle, la si généreuse Louise B., l’autre Louise B., la solide Anik, la tendre Linda, les authentiques Édith et Dave, les étonnants Carolle et Malcolm, la latine Fabiola, le gai Daniel C., le sérieux Michel R., le jovial Pierre-Paul, la francophile Sylvie M., la fausse blasée Nathalie C., le séducteur Jean, le sarcastique Daniel M., le faux ingénu David, la remuante Valérie, la mobile Clara, la rieuse Rita, les insaisissables Michel et Sylvie D., la prévenante Marie-Christine, l’enjouée Elsa, la dynamique Marianne, la gentille Élisa, sans oublier bien sur mes co-rameurs, embarqués avec moi dans cette délicieuse «galère», la douce Marie-Line, le rat des villes Yann, l’énigmatique Stéphane, la conviviale Sandrine, ni les collègues bloggeurs Sandy et Flo.&lt;br /&gt;Sans oublier non plus toutes les copines et les copains de ma petite puce, Loupiots ou complices de baignade : la remuante France, le taquin Paul, le clown Émeric, le doux Isaac, la sage Adèle, la paisible Mélodie, la polie Émilie, le robuste Logan, le turbulent Youri, la calme Lilas, l’obéissant Benjamin, le riant Pierce, le ténébreux Louis, le grand Barett, le petit Chase…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens également de tous ces personnages illustres, réels ou imaginaires, qui ont bercé mes lectures et mes songes pendant ces quelques mois : Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Pierre Dugua de Mons, Louis Jolliet, Etienne Brulé,Jean de Brébeuf, Archibald Cameron of Locheill, Jules d’Haberville, Georges-Etienne Cartier, François-Xavier Garneau, Maurice Richard, Guy Lafleur, Ovide, Napoléon et Guillaume Plouffe, Denis Boucher, Jean Colin, Wolfe, Montcalm, Lévis, Murray, Jummonville, Monsieur de Maisonneuve, David Mac Lane, la sorcière Corriveau, le soldat Corriveau, Abraham Martin, Frontenac, Phipps, les frères Kirke, Dufferin, Duplessis, Jean Lesage, René Lévesque, Gédéon de Catalogne, le père Louison, Mononque, Dolorès et Junior Bougon, Biron, Lapointe, Conrad et Gastone, Marcel Galarneau, J.P. Labrosse et Gina Pinard….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de l’encouragement du V (je dis encouragement, mais injonction serait plus juste) en faveur de la rédaction de ce blog, qui m’aura valu tant de commentaires aussi sympathiques qu’inattendus, notamment ceux, fidèles, de ma fan numéro 1, Annie la québécoise expatriée en Roumanie, qui retrouvait peut-être sur ce journal venu du froid un petit parfum de sa terre natale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de toutes ces visites en provenance de France, qui nous paraissaient si lointaines et tellement hypothétiques en septembre 2004, et qui paraissent à nouveau si lointaines mais tellement réelles en ce mois d’août 2005 : Olivier, Isabelle, François, Clémence, Aline, Jacques, Amélie, Christine, Brigitte, Nathalie, Thomas, Juliette, Déborah et Hélène…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi de ce Québec que j’espérais éviter, celui des brailleurs hystériques Céline-je suis formatée de la tête aux pieds-Dion et autres –je chante comme un loup-Garou et consorts… dieu merci tous sagement demeurés dans leurs lointaines contrées d’exil, Las Vegas pour l’une, la France pour tous les autres. Cela me conforte dans l’idée que les Québécois sont aussi fatigués que moi de cette génération de bébés-plamendon, et qu’ils sont trop heureux de pouvoir s’en débarrasser sur les voisins français. Je ne serai pas soulagé de les retrouver…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un peu plus de peine à me rappeler tous les chauffeurs de taxi croisés au gré des transports urbains, professionnels ou touristiques, tous les hôtels, motels, chambres d’hôtes, gîtes, couettes et cafés investis pour une nuit ou plusieurs jours au gré de nos aventures, tous les guides qui nous ont initié, à l’est comme à l’ouest, aux délices et aux surprises du Canada.&lt;br /&gt;Ils n’en composent pas moins une masse plus ou moins anonyme de visages et d’enseignes aussi colorés qu’uniformément accueillants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est passé très vite, trop vite, beaucoup trop vite… Cette année a ressemblé à une étoile filante, sitôt entamée, déjà terminée. Elle nous laisse un fort goût de reviens-y…&lt;br /&gt;Finalement, un an, c'est bien peu de chose lorsque l'on a du fun. Et l'on peut dire qu'en ce Québec convivial et chaleureux, nous aurons eu bein du fun en masse.&lt;br /&gt;La masse, sans le fun, c'est maintenant ce qui nous attend de l'autre côté de l'atlantique, à travers les retrouvailles avec Paris..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris...&lt;br /&gt;Aaaaahhhhhh.... quel plaisir de humer à nouveau ce délicat parfum de pollution au dioxyde de carbone.&lt;br /&gt;Oooooohhhhh.... quelle joie de retrouver ce ciel grisâtre, été comme hiver.&lt;br /&gt;Eeeeeyyyhhhh…. quel étonnement de reprendre contact avec les hystériques chauffeurs franciliens qui dégainent bruyamment l’agressif klaxon au moindre prétexte bénin. Ces gens-là ne parlent pas, ils aboient !&lt;br /&gt;Huuuummmmmm.... et quel bonheur de renouer avec ces visages renfermés et hostiles croisés au hasard des rues ou des couloirs de métro.&lt;br /&gt;En parlant du métro, tiens justement, j'avais oublié à quel point il était sale, et malodorant... mon vieux métro qui pue, ça me fait bien plaisir de t'revoir !&lt;br /&gt;De toute façon, je n'ai pas trop le choix, si j'escompte d'échapper aux embouteillages délirants du périphérique parisien, ou aux affres aliénantes du stationnement impossible.&lt;br /&gt;Mais, que vois-je ? &lt;br /&gt;Qui se dresse derrière les parisiens stressés, sous les vapeurs des pots d'échappement, dans la pénombre du métro.....?&lt;br /&gt;Non, je ne rêve pas ?&lt;br /&gt;Ce sont bien tous les amis et parents délaissés pendant un an, qui attendent et saluent notre retour au bercail.&lt;br /&gt;Les chums, c'est trop cool de vous revoir.&lt;br /&gt;En fait, c'est même la meilleure nouvelle de cette fin d'été.&lt;br /&gt;On a grand hâte de se retrouver en votre compagnie, autour d'une bonne table ou d'une bonne partie. Et puis, on a tellement de chose à vous raconter !&lt;br /&gt;Comment ? Vous savez déjà tout grâce à la lecture attentive du blog venu du froid ?&lt;br /&gt;Mince... alors nos anecdotes, nos récits de voyage, nos découvertes, nos rencontres, vous les connaissez déjà ? Bon...:-(&lt;br /&gt;Mais rassurez vous. On a quand même pas tout mis dans le blog. On en a gardé un peu sous le coude pour les retrouvailles. Ca vous intéresse quand même un peu ? Et puis n’oubliez pas que les plus motivés d’entre vous auront droit à la soirée photos… qui devrait durer tout un week-end (fini d’appeler ça «fin de semaine», je reviens au bon vieux français de France), le temps de faire le tour des 6000 prises de vue, et des essentielles vidéos d’orignaux…. Hey, attendez, partez pas si vite ! Vous, de votre côté, il va falloir que vous nous disiez comment vous avez passé l'année, sans nous... c'était pas trop triste ?&lt;br /&gt;Si ?&lt;br /&gt;Aaaaaahhhhhhhh....&lt;br /&gt;Finalement, il y quand même un peu de bon à rentrer au pays…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, maintenant que nous avons repris contact avec le sol et la réalité parisienne, il nous reste toujours un refrain pour nous bercer des riants souvenirs québécois, inspiré par le grand Robert, un des trois grands chansonniers du Québec si l'on en croit les partisans de la cause souverainiste. Et voilà que depuis quelques heures, depuis quelques jours, et pour quelques semaines ou quelques mois encore à n'en pas douter, je ne cesse de fredonner, tout seul dans ma barbe, ou en coeur avec ma petite Velma :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Si j'avais les ailes d'un ange,&lt;br /&gt;Je partirai pour..... &lt;strong&gt;QUEBEC&lt;/strong&gt; !"&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112359386035778026?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112359386035778026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112359386035778026&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112359386035778026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112359386035778026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/aot-2005-i-did-it-my-way.html' title='Août 2005 : I did it my way…'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112475565058129407</id><published>2005-08-22T20:07:00.000-04:00</published><updated>2005-08-22T20:12:58.430-04:00</updated><title type='text'>A venir en août : à la fin du show, le rideau se baisse sur cette magnifique année québécoise...:-(</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/32664427/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos22.flickr.com/32664427_675d3a3a4b_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/32664427/"&gt;Les feux de Loto-Québec&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Originally uploaded by &lt;a href="http://www.flickr.com/people/59566831@N00/"&gt;Sébastien M.&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br clear="all" /&gt;&lt;p style=""&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112475565058129407?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112475565058129407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112475565058129407&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112475565058129407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112475565058129407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/venir-en-aot-la-fin-du-show-le-rideau.html' title='A venir en août : à la fin du show, le rideau se baisse sur cette magnifique année québécoise...:-('/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112361291887083626</id><published>2005-08-09T14:41:00.000-04:00</published><updated>2005-08-10T09:55:52.393-04:00</updated><title type='text'>A venir : en août, deux ravissantes paysannes se rendent à Québec pour les fêtes de la Nouvelle-France</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/32664429/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos21.flickr.com/32664429_a0ed9c3b8d_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, le château Frontenac est un peu anachronique par rapport à la période de la Nouvelle-France...&lt;br /&gt;Pour les curieux, j'ai chargé de nombreuses photos des costumes et des fêtes de la Nouvelle-France sur flickr, accessibles via la galerie ou bien en cliquant sur la photo de mes deux amours ci-dessus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112361291887083626?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112361291887083626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112361291887083626&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112361291887083626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112361291887083626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/venir-en-aot-deux-ravissantes.html' title='A venir : en août, deux ravissantes paysannes se rendent à Québec pour les fêtes de la Nouvelle-France'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112347483373643034</id><published>2005-08-08T00:13:00.000-04:00</published><updated>2005-08-09T09:12:13.060-04:00</updated><title type='text'>Blague québécoise..</title><content type='html'>Si les français ont leur belges et leurs suisses, objets de tous leurs bienveillants sarcasmes, les québécois ont pour leur part leurs acadiens, dont ils gaussent l'accent avec une cruelle malice.&lt;br /&gt;Témoin, cette inncocente plaisanterie entendue ce soir à Québec :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un enfant acadien s'approche de sa mère et lui dit :&lt;br /&gt;- maman, tout à l'heure j'ai vu un airplane !&lt;br /&gt;- mon chéri, ce n'est pas comme ça qu'il faut dire. On dit "avion".&lt;br /&gt;- Ah d'accord... alors maman, tout à l'heure j'avions vu un airplane !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon moi elle me fait rire, car pour être allé traîner en Acadie, j'ai pu constater que ces formes de vieux français ("j'avions", "j'étions") y ont bien toujours cours....&lt;br /&gt;Vu de France, bien sur, cela doit paraître aussi inintéressant qu'une blague belge racontée ici, au Québec :-))&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112347483373643034?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112347483373643034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112347483373643034&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112347483373643034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112347483373643034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/blague-qubcoise.html' title='Blague québécoise..'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112308415860907784</id><published>2005-08-05T11:48:00.000-04:00</published><updated>2005-08-06T12:08:34.336-04:00</updated><title type='text'>Juillet 2005 : la fin est proche</title><content type='html'>Et non contente d’être vertigineusement proche, elle fonce vers nous avec une effrayante vélocité.&lt;br /&gt;Ce mois de juillet, nous ne l’avons pas vu passer. &lt;br /&gt;Entre le temps magnifique, le festival d’été de Québec, les premiers préparatifs du retour, les dernières manœuvres professionnelles, et la balade en Nouvelle-Angleterre, j’ai l’impression d’avoir été volé de mon mois de juillet, mystérieusement réduit à quelques jours subliminaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le festival d’été de Québec, c’est un feu d’artifice (au sens propre comme au sens figuré) de concerts et spectacles musicaux de tous les genres, qui s’étire sur plusieurs scènes du centre ville pendant une dizaine de jours. L’occasion de faire cohabiter, se croiser ou s’entrechoquer dans d’improbables rencontres, les légendaires punks des New York Dolls, les incontournables québécois des Cowboys Fringants, les électriques balades de Daniel Lanois, les festives incantations de Benabar, la pop sucrée de JP Nataf (ex-Innocent) mêlée à la variété acidulée d’Alban de la Simone, les survivants de Zebda, les populaires Trois Accords, les poilus ZZ Top, le revenant Charlélie Couture, les sautillants Loco Lokass (le rap me fera toujours rire avec ses rimes et sa poésie de mirliton… j’ai beaucoup aimé le «libérez nous des libéraux») et des dizaines d’autres encore, que j'oublie ou qui ne m'intéressent pas.&lt;br /&gt;La ville bourdonne d’une fébrile animation, jusque tard dans la nuit, et les publics les plus incompatibles se mélangent et se fondent en douceur dans la festivité québécoise bon enfant. Étrange spectacle que de voir se déverser sur la Grande-Allée, devenue piétonnière pour la circonstance et pour le bonheur du riverain que je suis, les hordes de fans des NY Dolls tatoués et crêtés à l’iroquoise, côte à côte avec les sages amateurs de Starmania, ombrelle et chaise pliante sous le bras.&lt;br /&gt;En parlant de chaise pliante justement, on apprend vite à éviter les concerts «grand public» investis par une audience dont la moyenne d’âge élevée et la tendance systématique à transformer les plaines d’Abraham, formidable scène à ciel ouvert, en place centrale de camping des flots bleus, nuisent à l’esprit de fête ambiant.&lt;br /&gt;Accessoires omniprésents, les toiles et chaises longues relèguent le spectateur debout à une distance indécente de la scène, et ont vite fait de me faire préférer des espaces plus intimes et des spectacles plus originaux, moins compatibles avec l’avachissement sénile.&lt;br /&gt;Avec son festival de l’été, Québec justifie une fois de plus son aura de petite ville dynamique, à des années lumières de ses homologues françaises (Bordeaux, pour ne pas la citer, avec laquelle elle est justement jumelée). Suivant le sympathique festival des fanfares militaires (cf. entrée du mois d’août 2004), les décevantes fêtes de noël (cf. entrée du mois de décembre 2004), le formidable Carnaval de l’hiver (cf. entrée du mois de février 2005), le festival de l’humour (complètement passé à côté), les jeux mondiaux des policiers et des pompiers (soigneusement évités au profit des provinces maritimes – cf. entrée du mois de juin 2005), et précédant les fêtes de la Nouvelle-France, qui concluront notre séjour en ces terres, le FEQ (abrégé malheureux du festival d’été de Québec) est la parfaite entrée en matière dans le sujet et la douceur estivale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait de douceur estivale, il vaudrait mieux parler de températures caniculaires. Ce mois de juillet vient combler en quelques petites semaines l’abyssal déficit de soleil et de chaleur accumulé tout le printemps durant.&lt;br /&gt;Avec la réouverture de la piscine (chauffée de surcroît) de l’immeuble, nul besoin de boule de cristal ou de marc de café pour deviner à quel point le souvenir québécois nous paraîtra doux lorsque nous aurons replongé tête et épaules dans la frénésie et le «confort» parisiens.&lt;br /&gt;Avec la canicule, l’ardeur professionnelle s’étiole. &lt;br /&gt;Avec la musique dans la rue, la concentration se disperse. &lt;br /&gt;Avec les projets de vacances, l’esprit vagabonde. &lt;br /&gt;Le temps de boucler le monolithique rapport de fin de mission dans la fonction publique québécoise, et les regards se tournent à nouveau vers des horizons exotiques.&lt;br /&gt;Mais l’effilochement accéléré des semaines force à consentir des sacrifices cornéliens parmi les aspirations touristiques.&lt;br /&gt;Exit l’Outaouais, avec son plus grand hôtel en rondins du monde et son «zou» de Montebello… :-(&lt;br /&gt;Après tout, un hôtel en rondins, cela n’a rien de bouleversant, et à plus de 200 $ la chambre, il y a forcément mieux à faire du temps et de l’argent qu’il nous reste.&lt;br /&gt;Quant au parc Oméga de Montebello, nous ne l’avions inscrit sur nos tablettes que pour contempler enfin à loisir des orignaux autour de notre voiture, déçus que nous avions été devant leur rareté au «zou» de Saint-Félicien.&lt;br /&gt;Depuis que nous en avons vu des tonnes en liberté en Gaspésie et dans les provinces maritimes, nous sommes repus d’orignaux, et la visite d’un parc animalier supplémentaire nous semble totalement superfétatoire.&lt;br /&gt;Désormais, pour faire le tour du sujet de l’orignal, il ne nous reste plus qu’à y goûter, ce qui, par l’entremise d’un collègue chausseur, n’est qu’une question de temps (je vous en dirai des nouvelles).&lt;br /&gt;Exit le train touristique de la région Chaudières-Appalaches, qui mène ses visiteurs, à son rythme de sénateur, de Vallée-Jonction jusqu’à Thetford Mines, à la découverte des carrières gigantesques.&lt;br /&gt;Le compte rendu d’une collègue ayant testé la chose quelques semaines plus tôt n’a pas été suffisamment enthousiaste pour motiver l’affectation d’un précieux jour de week-end à cette excursion.&lt;br /&gt;Exit le survol des baleines en hydravion, à hauteur du fjord du Saguenay. Et ce renoncement là est pour moi un véritable crève-cœur. Voir les baleines depuis le ciel, dans toute leur longueur, alors que la sortie en zodiac ne donne à voir que quelques malheureux ailerons et jets de respiration, j’en rêvais depuis des mois (cf. entrée du mois d’avril). Mais le calendrier de l’activité, circonscrit dans un petit mois, ne s’est pas avéré compatible ni avec celui de nos visiteurs, ni avec nos échéances estivales. Et puis nous avons tellement vu Tadoussac, son ferry, sa chapelle des indiens, son hôtel chicos, son comptoir de trappeur, sa baie et ses bélugas, que nous aurions probablement fait une poussée d’urticaire au seul fait de contempler une fois supplémentaire ses toits peinturés de rouge, et de découvrir ses ruelles envahies par les hordes de visiteurs en autobus.&lt;br /&gt;Exit la cité de l’énergie de Shawinigan, en Mauricie. À bien y réfléchir, une cité de l’énergie, cela ne présente guère d’intérêt à visiter. J’en viens à me demander pourquoi je me suis bêtement focalisé sur cet attrait touristique aussi plat qu’un pancake écrasé ? Sans doute parce que pendant l’hiver, alors que tout était fermé à l’horizon, je me serais contenté de cette studieuse sortie pour rompre un peu la routine des activités de neige. Mais maintenant que le temps fait défaut, je réalise l’incongruité du projet. Visiter une cité de l’énergie !!! Autant visiter une centrale électrique en France.. cela doit être à peu près aussi captivant !&lt;br /&gt;Exit en même temps, puisque nous n’aurons plus l’occasion de nous rendre en Mauricie, la visite du Camp de Bûcherons de Grandes-Piles, et la visite de la Tuque, ville natale du grand Félix.&lt;br /&gt;Bon, la Tuque, honnêtement, je m’en fous… et puis le grand Félix, je lui ai déjà payé une visite sur l’Île d’Orléans, dans la fondation gérée par sa petite famille (intéressante).&lt;br /&gt;Le Camp de Bûcherons par contre, cela m’aurait bien amusé, histoire de voir un peu à l’œuvre le savoir-faire de ces robustes draveurs qui hantent l’histoire, la littérature et la mythologie québécoise. Et puis cela aurait été à n’en pas douter l’occasion parfaitement opportune d’acheter une chemise ou une veste lumberjack cette année, au plus grand dam de ma petite épouse qui ne peut pas sentir cette rudimentaire mode à carreaux.&lt;br /&gt;Tant pis pour les vêtements de bûcherons. De toute façon, on trouve les mêmes à Paris.&lt;br /&gt;Exit enfin la visite de Chicoutimi, près du lac Saint-Jean. Des collègues québécois m’ont depuis rassuré dans mes choix en me confirmant que je ne manquais rien, ou pas grand chose, et je confesse qu’à part le nom de la ville, que je trouve amusant, rien ne m’attirait en ces lieux.&lt;br /&gt;À force d’appuyer sur la touche Exit, notre liste de sortie s’est trouvée rapidement réduite à sa portion congrue : visite de Grosse-Île, puis balade en Nouvelle-Angleterre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grosse-Île, c’est une île située dans l’archipel de l’île aux grues, en plein Saint-Laurent, au nord de Québec, aménagée en station de quarantaine pendant un siècle, entre 1830 et 1930 (à la louche).&lt;br /&gt;Comme son nom ne l’indique pas, ce n’est pas la plus grosse île de l’archipel, mais la plus haute.&lt;br /&gt;Mais elle reste suffisamment vaste pour mériter un vraie journée de visite.&lt;br /&gt;Accessoirement, pour les sceptiques, c’est la station de quarantaine de Grosse-Île qui a inspiré les voisins américains pour l’aménagement d’Ellis Island. Donc visiter Grosse-Île, c’est faire preuve d’une véritable curiosité. Tandis que visiter Ellis Island, c’est suivre aveuglément le troupeau des touristes attirés par New York comme des mouches par le papier citronné. Je dis ça, mais en même temps, si je vais un jour à NY, j’irai certainement visiter Ellis Island.. je suis un mouton comme les autres, moi aussi, à mes heures.. je me consolerai cependant en me disant que j’ai vu, moi, ce qui a précédé et inspiré la célèbre station de quarantaine couronnée par la statue de la liberté (une statue française ? une station québécoise ? quel sens de la récup ces américains :-)).&lt;br /&gt;«C’est quoi Ellis Island  ?» demande une touriste québécoise avec une confondante ignorance. Mais comment peut-on visiter une station de quarantaine sans connaître, au moins de réputation la plus célèbre d’entre toutes (merci le savoir-faire américain en matière de communication).&lt;br /&gt;Donc, une station de quarantaine, c’est un lieu de transit obligatoire pour les immigrants, avant d’être débarqués sur le nouveau monde de toutes leurs illusions et espérances, le temps de s’assurer qu’ils n’amènent pas avec eux quelques unes de ces redoutables infections qui transforment le vieux continent en bouillon de cultures.&lt;br /&gt;Grosse-Île a ainsi vu défiler des milliers d’immigrants de toutes nationalités, mais principalement irlandaise, et a prélevé son du sur ce fret de chair et de sang lors d’une sinistre année 1847, qui a laissé sur la partie sud de l’île son empreinte indélébile sous la forme d’une multitude de petites croix blanche et d’un gros monument en forme de croix celtique à la mémoire de ces pauvres hères qui n’auront vu de l’Amérique que la terre qui recouvre leur fosse.&lt;br /&gt;J’espère que ces malheureuses victimes du typhus nous pardonneront notre profanation, car Velma, pas émue pour deux sous par les poignantes descriptions du guide (la famine qui force à l’exil, les conditions de vie déplorables à bord des bateaux, les symptômes ragoûtants de la maladie, les soins rudimentaires…) a entrepris de déloger du sol une de ces «épées» de bois blanc. On l’a arrêtée à temps, mais cette anecdote illustre le fait que notre petite fille se nourrit peut-être trop d’histoire de chevalerie (une surdose d’Excalibur ?), et n’est pas encore suffisamment sensibilisée à la symbolique des cimetières :-).&lt;br /&gt;Mais elle ne perd rien pour attendre : le circuit de Nouvelle-Angleterre comporte son (bon) lot de pierres tombales.&lt;br /&gt;Au fil de la visite de Grosse-Île, entre les explications érudites d’un guide gaélique, et la promenade en petit train qui évoque plus Disneyland qu’un lieu de mémoire tragique, on a droit à sa propre séance d’accueil et de décontamination, sanctionnée par un certificat de «propreté» autorisant l’entrée sur le sol canadien. Fichtre : presque un an après notre arrivée, il commençait à être temps.&lt;br /&gt;Ma bonne poire (ou ma grande gueule) me rapporte un traitement de faveur de la part du comédien médecin, qui entreprend de me soumettre à des analyses complémentaires, inquiet de découvrir au fond de ma gorge quelque alarmant symptôme de quelque maladie disparue… Lorsqu’il me harponne à nouveau sur le quai, au moment d’embarquer pour le retour, et qu’il s’enquiert de la suite de mon traitement, je le rassure en l’informant que j’ai obtenu mon bon de sortie en graissant la patte de son assistant… Fort mari, il nous souhaite un bon voyage en ruminant les sanctions exemplaires qu’il lui faudra prendre à l’encontre d’un employé aussi peu scrupuleux de son cordon sanitaire…&lt;br /&gt;Bref, tout cela pour souligner le fait que la visite de Grosse-Île se fait dans la bonne humeur et la décontraction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette fin juillet, le climat n’en finit plus de sourire, entre azur, or et touffeur, et nous nous extirpons presque à regret de la piscine pour prendre la route du Maine (trop dure la vie).&lt;br /&gt;C’est décidé, notre tour de la Nouvelle-Angleterre nous conduira à Salem, Boston et Providence, ainsi qu’à Cape Cod si le timing le permet.&lt;br /&gt;Par contre, nous ne descendrons pas jusqu’à New York, en dépit des protestions incrédules de nos amis et collègues locaux. Outre que la cité démesurée ne se trouve pas en Nouvelle-Angleterre, et que sa visite serait constitutive d’une impardonnable faute de goût dans un parcours consacré à cette région, nous avons réalisé depuis belle lurette que nous aurons bien d’autres occasions de faire le voyage directement depuis Paris pour découvrir la grosse pomme, de surcroît à un prix probablement compétitif avec ce que nos habitudes de voyage canadiennes nous ont appris à débourser.&lt;br /&gt;En revanche, il était très peu probable que nous revenions spécialement en Amérique du nord pour visiter la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique, ou la Nouvelle-Angleterre.&lt;br /&gt;Enfin, les 8 heures de route jusqu’à New York, grevées d’un nombre d’heures aléatoire d’attente et de formalités douanières, ne rendent pas le voyage plus rapide qu’un vol transatlantique entre l’Europe et les États-Unis.&lt;br /&gt;CQFD. New York n’aura pas l’honneur de notre visite pendant cette année canadienne. On y retournera un jour, seuls (traduction = sans notre petite puce, à moins qu’elle ait bien grandi entre-temps) ou avec des poteaux (qui nous aime nous suive !).&lt;br /&gt;Mais au fait, se dit le lecteur curieux, pourquoi cette fixette sur la Nouvelle-Angleterre ?&lt;br /&gt;D’abord parce que c’est très proche du Québec : ça aide :-)&lt;br /&gt;Ensuite parce que c’est un coin des États-Unis où la culture et l’histoire n’ont pas encore été totalement battus en brèche par le show-biz et les centres commerciaux : ça compte.&lt;br /&gt;Enfin, parce que la Nouvelle-Angleterre, par son nom même, me semble difficilement sécable de la Nouvelle-France, tant l’histoire de l’une s’est nourrie des rebondissements de l’histoire de l’autre. Des exemples ?&lt;br /&gt;La Nouvelle-Angleterre et la Nouvelle-France ont été, durant les 17ème et 18ème siècles en rivalité farouche sur la question de la traite des fourrures. Cette rivalité a largement alimenté tous les conflits indiens (entre européens et indiens, mais aussi entre indiens eux-mêmes) de cette période. L’acharnement des anglais a mettre un terme à l’empire français d’Amérique du nord puise directement sa source dans la menace que la présence française entre le Québec et la Louisiane faisait peser sur les épaules des colons anglphones installés en Nouvelle-Angleterre.&lt;br /&gt;Enfin, une théorie aussi valable qu’une autre enseigne que la révolte américaine contre l’autorité anglaise, qui devait conduire en 1776 à l’indépendance des États-Unis, tire notamment sa source dans le fait que, enfin débarrassés de la menace française au nord, les habitants de Nouvelle-Angleterre ne ressentait plus le besoin d’une présence britannique sur leur sol pour garantir leur protection. Les taxes douanières imposées par le Royaume-Uni ont ensuite fourni le détonateur nécessaire pour contester la tutelle politique (la fameuse Boston Tea Party).&lt;br /&gt;Bref, la Nouvelle-Angleterre ne serait pas ce qu’elle est sans la Nouvelle-France, et la Nouvelle-France n’aurait pas connu la même évolution (tragique) sans la pression de la Nouvelle-Angleterre.&lt;br /&gt;Bon, tout ça c’est très beau, mais c’est un peu le prétexte historique de la balade. Dans les faits, j’aspire aussi – surtout – à mettre mes pas dans ceux des plus grands auteurs fantastiques américains, Howard Philipps Lovecraft et Egdar Alan Poe, je souhaite gratter un peu le sujet des procès en sorcellerie de Salem, et tant qu’à se balader dans le coin, ne pas passer à côté de la grande ville locale où se sont joués tant d’événements majeurs du 18ème siècle nord américain, Boston.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première épreuve pour pénétrer le pays des hamburgers, franchir la frontière entre le Canada et les États-Unis.&lt;br /&gt;Si les Canadiens passent tranquillement, d’un rapide geste de la main du douanier manuel (par opposition au douanier intellectuel.. je ne développe pas), le touriste franchouillard attire instantanément la suspicion.&lt;br /&gt;Et voilà que, munie de nos passeports, notre douanière (plutôt cool au demeurant, en regard du cow-boy auquel nous avions eu à faire en septembre précédent) nous interpelle par nos prénoms, histoire de voir si nous répondons bien !&lt;br /&gt;Comble de la procédure qui fait tâche, l’interpellation de Velma sur le thème du : «What’s your name, Velma ?»&lt;br /&gt;À mon observation que ma petite fille de 3 ans et demi ne parle pas anglais, et qu’elle va avoir du mal à répondre à l’interrogation, ma douanière me rétorque, avec un sens de l’humour très modéré, que en anglais comme en français, son prénom est toujours le même et que cela devrait suffire pour qu’elle comprenne… Moui…ok… soyons cool et patient, et on évitera peut-être les 3 heures d’attente de certains co-expatriés confrontés à ce genre d’exercice.&lt;br /&gt;Devant le regard vitreux de notre puce, la douanière finit par admettre que Velma doit bien s’appeler Velma même si elle ne lui répond pas lorsqu’elle l’appelle Velma…&lt;br /&gt;On passe alors à l’étape numéro 2 : la vérification, sur une occulte liste électronique que nous ne sommes pas d’affreux terroristes d’Al-Quaida, bourrés d’explosifs, ayant rasé nos barbes pour passer inaperçus.&lt;br /&gt;Ouf, la machine ne semble pas s’empêtrer dans de malheureuses homonymies et la procédure d’immigration peut continuer à suivre son cours civil. Pendant ce temps, des dizaines de véhicules canadiens continuent d’entrer aux États-Unis sans être ennuyés…&lt;br /&gt;L’étape suivante du parcours de l’aspirant visiteur des states consiste à mettre la main au portefeuille.&lt;br /&gt;Qu’on se le dise, l’entrée sur le sol américain, même pour une heure, coûte la modique somme de 6 $ US par tête de pipe. Belle mesquinerie, qui annonce la couleur sur ce qui va suivre. Aux USA, il n’y a pas de petits profits. Je n’ai pas de souvenirs d’avoir payé quoi que ce soit pour visiter le Maroc, la République Tchèque (avant son entrée dans l’UE) ou même pour venir vivre un an au Canada. Plus légers de 18 $ US (à peu près l’équivalent en euros) nous attendons stoïquement la suite des événements. Mais notre douanière s’étonne de nous voir encore là… C’est bon ? On peut y aller ? Déjà ? Allez, quoi, on ne peut pas franchir la frontière aussi tranquillement que ça, en à peine une grosse demi-heure ? Et les empreintes digitales ? Je croyais que la cérémonie des empreintes digitales était systématique pour tout nouvel entrant ? Non mais, c’est que je me sens refait, moi, si je n’ai pas le coup des empreintes digitales… Maintenant que j’ai payé, je veux le kit complet du visiteur suspect…&lt;br /&gt;Bon, on se passera d’empreintes digitales, et on filera bien vite d’ici, heureux de s’en tirer à si bon compte.&lt;br /&gt;On se souvient encore de ce douanier moustachu, dans les Cantons de l’Est, qui nous avait posé un nombre incalculable de questions, après avoir joué la partition de l’intimidation, et avant de nous encourager à visiter le Vermont. Merci mais ce jour là, on s’était juste trompé de chemin, et on souhaitait seulement faire demi-tour.&lt;br /&gt;Donc, si 3/4 d’heures pour un simple demi-tour… on s’attendait à bien pire pour un séjour d’une semaine.&lt;br /&gt;Fin de l’épisode douanier. On verra bien ce que nous réservera le retour.&lt;br /&gt;Au bout d’une autoroute classée X, nous arrivons à Salem, ville de réputation sulfureuse, pour son histoire de sorcellerie passée à la postérité.&lt;br /&gt;On se précipite donc sur le Salem Witch Museum, présenté par les prospectus comme le musée le plus visité de la ville, et par les guides comme le meilleur sur le sujet.&lt;br /&gt;Et là, comment dire… Si le kitch était un dieu, le musée de Salem serait son temple. Entassés dans une grande salle plongée dans l’obscurité, nous assistons médusés à une succession de reconstitutions douteuses à base de mannequins de cire, avec diable rouge à queue fourchue, voix off qui gronde et roule les R, et hurlements stridents de jeunes filles effarouchées.&lt;br /&gt;C’est sévèrement cake, et si cela a le mérite de narrer les événements sous un angle globalement objectif, cela tue dans l’œuf le désir d’approfondir le sujet. On en ressort un peu plus instruit sur la chaîne des délires ayant conduit à l’hystérique chasse aux sorcières, mais pas forcément emballés par «le musée le plus visité et le plus intéressant» sur l’épisode des sorcières de Salem.&lt;br /&gt;Ce qui est amusant, c’est de lire dans les brochures locales que cette triste histoire sert aujourd’hui de vivace rappel et de garde fou contre l’intolérance et les jugements trop hâtifs d’une société inquiète.&lt;br /&gt;Pas de doute, le Mac Carthysme, ou plus récemment la psychose autour de la «démonstration» des armes de destruction massive détenues par l’Irak, rassurent sur l’usage fait des nobles leçons tirées de l’histoire par les Américains.&lt;br /&gt;Finalement Salem vaut mieux que son passé de sorcières. C’est une très belle ville, plutôt très cossue, où les belles demeures historiques rivalisent avec la douceur de la marina.&lt;br /&gt;En parlant de belles demeures, le joyau de Salem s’avère être la fameuse maison aux 7 pignons, de Nathaniel Hawthorne, dont la visite révèle de délicieux passages secrets, en sus de l’art de vivre bourgeois à l’ère des pères fondateurs.&lt;br /&gt;Comme on est venu pour elles, on fait un dernier petit tour sur les tombes des sorcières (et des sorciers, car la folie collective s’est abattue aussi bien sur des femmes que sur des hommes), ou plutôt sur le mémorial érigé en vis à vis d’un autre musée kitchissime, avant de prendre la direction de Boston.&lt;br /&gt;En cherchant un logement accessible dans Boston, on mesure à quel point les États-Unis vivent au-dessus du niveau du reste du monde. Le coût de la vie (et partant des hôtels) y est exorbitant. Les voitures y sont monstrueuses et rutilantes, y compris dans les quartiers étudiants. Les maisons sont colossales, et font passer les maisons bourgeoises du Québec pour d’infâmes bouibouis de pays en voie de développement… bref, à défaut de ne pas vivre dans le même monde, on ne joue pas dans la même catégorie.&lt;br /&gt;La restauration est à l’avenant. Les plats sont énormes, les portions débordantes… Lorsqu’on opte pas pour le doggy bag en fin de repas, on doit se résoudre à jeter la moitié de son assiette. Cela laisse forcément songeur à l’heure où le Niger traverse une famine épouvantable. C’est d’autant plus étonnant lorsqu’on lit, sur un monument planté en face d’Harvard que «personne ne devrait souffrir de la faim dans un monde d’opulence»… toujours cette sidérante schizophrénie américaine entre les beaux principes et la cruelle réalité.&lt;br /&gt;On ne s'étonne donc pas, avec des telles moeurs alimentaires, de croiser aux États-Unis des obèses en quantité industrielles, alors que ce symptôme est pratiquement absent du Québec. À croire que pelleter la neige pendant les mois d'hiver, contribue à entretenir la ligne svelte, malgré la poutine et la tarte au sucre.&lt;br /&gt;Avec un heureux concours de circonstance, on finit par se considérer heureux de trouver une chambre d’hôtel pas trop excentrée pour moins de 700 francs par nuit. On va pouvoir maintenant visiter Boston avec l’esprit (à peu près) léger.&lt;br /&gt;Boston : belle ville, beaucoup de choses à voir, patrimoine historique conséquent, juxtaposition réussie de l’ancien (18ème) et du moderne, gros embouteillages, site agréable, rythme trépidant, magnifique musée Isabella Stewart Gardner. Pas la plus désagréable des villes pour poser des valises (cf. photos).&lt;br /&gt;Avec une conscience touristique exacerbée, nous suivons pas à pas l’intéressante «freedom trail», ligne rouge de peinture ou de brique incrustée dans le bitume de la ville, menant d’un site historique à l’autre, à la rencontre de l’histoire de l’indépendance. Avec la température ambiante démentielle, nous ruisselons, nous pensons avec nostalgie à notre piscine québécoise, et nous engloutissons des litres de Coke Zero ou Splenda, nouveaux parfums dont je ne détecte pas la différence avec le C2. Velma s’asperge dans la mare aux grenouilles du parc Boston Common, pendant que nous y écoutons distraitement, par 30 degrés et 10h du soir, une représentation gratuite d’Hamlet.&lt;br /&gt;Franchement, Boston, c’est sympa. À vrai dire, on y habiterait sans hésiter si on avait la chance d’être millionnaire (en dollars US hein, parce qu’avec des dollars CA, on irait pas bien loin).&lt;br /&gt;Comme ce n’est pas encore le cas, nous mettons le cap sur l’état voisin du Massachusetts, le Rhode Island, grand comme un timbre poste, qui peut se vanter d’avoir hébergé deux écrivains majeurs (pour moi) dans la bonne vieille ville de Providence.&lt;br /&gt;Vieille ville car elle serait, de source plus ou moins sûre, celle qui abrite le plus de demeures historiques aux États-Unis. En arpentant ses rues, on constate en effet que 9 demeures sur 10 arborent une petite plaque descriptive de leur ancestrale date de construction et/ou des résidents célèbres qui y sont demeurés. À tel point qu’un résident doté d’humour, vivant dans la 10ème demeure de la série, n’a pas hésité à apposer sur sa façade l’inscription suivante :&lt;br /&gt;«In this house, in 1892, nothing happened».&lt;br /&gt;Le plus beau à Providence, outre l’Arcade, premier centre commercial des États-Unis datant de 1832 (il fait son âge, pas de problème) et l’immaculée State House, qui fait penser à la maison blanche et se targue d’avoir le 4ème dôme auto porté au monde (après celui de Saint-Pierre de Rome, un dôme à Minneapolis, et celui du Taj-Mahal… mais qui s’intéresse à ce genre de détail débile ?), c’est le quartier résidentiel de College Hill. C’est là que naquît, vécût, puis mourût (ça se passe bien dans ce sens, généralement) dans un anonymat quasi complet, Lovecraft, père du fantastique moderne. C’est là aussi que Poe se plaisait à conter fleurette à quelque poétesse dont le nom m’échappe. Mais comme le pèlerinage religieux s’accorde mal avec la gaudriole, oublions les minauderies d’Alan Poe, et focalisons-nous sur H.P.L.&lt;br /&gt;Ce qui frappe à Providence, en explorant un quartier si riche de souvenirs et de témoignages de ce passé littéraire, c’est l’absence totale de référence au grand homme. Son nom ne figure sur aucune plaque de maison, alors qu’il a habité, par le corps ou par la plume, la plupart de ces demeures. On ne trouve pas la moindre référence à son souvenir, pas de musée, pas de carte postale, pas de t-shirt ou de café Lovecraft… rien, absolument rien. Seul l’office du tourisme semble au courant de la présence immatérielle de son passage, et recycle aux profit de ses visiteurs curieux le parcours du fan élaboré pour une lointaine convention. Pourtant, tout le monde ou presque est imprégné de Lovecraft. Son œuvre est présente, de façon diffuse dans des pans entiers de la culture littéraire ou cinématographique contemporaines. La série Evil Dead de Sam Raimy (monsieur Spiderman), c’est Lovecraft, les influences du dessinateur Giger (monsieur Alien), c’est encore Lovecraft, l’œuvre quasi intégrale de John Carpenter, c’est toujours Lovecraft, des séries télé aussi diverses que Babylone 5 ou Hercules sont influencées par Lovecraft, des groupes de musique aussi extravagants que Iron Maiden, Blue Oyster Cult, Metallica, Marillion, ou les Wampas, revendiquent l’influence de Lovecraft, des écrivains aussi célèbres que Stephen King ou Fritz Leiber se réclament de l’héritage de Lovecraft, des auteurs des BD aussi talentueux que Andréas ou Sorel doivent tout ou presque à Lovecraft, et enfin (car j’arrête là cette énumération qui devient lassante) des jeux vidéos comme Alone in the dark ou Quake exsudent l’influence de Lovecraft.&lt;br /&gt;Tout ceci pour dire que son oubli (apparent) total dans la communication de Providence ne lasse de me sidérer.&lt;br /&gt;Mais après tout c’est aussi bien comme ça. Je me consolerai rapidement de ne pas avoir mon t-shirt noir inscrit «I walked along Lovecraft’s streets in Providence»… j’aurais été beaucoup plus profondément et durablement dépité de voir cette légende réduite au rang de gadget touristique à la disney, avec menu Lovecraft dans les fast-foods du coin (des nuggets de Nyarlathotep ? des Mac-Shub Niggurath ?), et casquette H.P.L. de rappeur…&lt;br /&gt;Providence et Lovecraft, c’est finalement – et tellement logiquement, lorsqu’on y songe – une histoire un peu occulte, qui ne s’offre qu’à l’investigateur curieux, initié aux arcanes idoines.&lt;br /&gt;Pour le passant ignorant, il reste un étrange et modeste mémorial, en face de l’université Brown, en forme de poème (cf. photos), et une pierre tombale un peu inaccessible, dissimulée entre les arbres et les allées du Swan Point Cemetery (assez éloigné du centre ville, à la frontière avec la commune adjacente de Pawtucket, pour ceux que ça intéresse). Là, nous croisons une américaine à peine plus vieille que nous, qui fait son pèlerinage annuel sur la tombe, depuis qu’elle a lu tous ses livres sur les conseils avisés de son oncle, et qu’elle a elle-même complété la visite auto guidée de College Hill… finalement, nous ne sommes pas seuls :-)&lt;br /&gt;Après tout, habitants de Providence, et responsables du tourisme local, c’est aussi bien de laisser l’homme là où il est, dans son semi-oubli, à la seule disposition de ceux qui le cherchent vraiment. N’en faîtes surtout pas un gimmick commercial pour ados imbibés de Necronomicon, il y perdrait son âme, et nous notre spontanéité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette spontanéité toutefois, à force d’être traînée dans d’interminables promenades, sous 40 degrés de température, finit par se dissoudre dans l’air moite.&lt;br /&gt;Avec cette canicule qui ne nous a pas lâché depuis notre arrivée en Nouvelle-Angleterre, nous finissons par ressentir le besoin d’une pause rafraîchissante, et puisque notre «schedule» (anglicisme québécois) l’autorise, sans risque de "cancellation" (autre anglicisme québécois), nous piquons vers le bras replié de Cape Cod, dans le Massachusetts. Sur les bons conseils de notre guide, nous jetons notre dévolu sur «l’une des 10 plus belles plages du monde», et pique nique dans le panier, nous nous apprêtons à goûter aux délices reposants (si utilisés sans abus abrutissant) des vacances de plage !&lt;br /&gt;Là, double désillusion.&lt;br /&gt;D’abord, comme de bien entendu, le temps qui oscillait jusqu’à lors entre canicule terrible et écrasante canicule, décide subitement de s’accorder un break nuage, vent et températures fraîches. Au milieu des quelques plagistes égarés, déboussolés par ce revirement climatique brutal, nous renonçons à nos velléités de baignade devant la fraîcheur glaciale de la mer. Même la station assise, emmitouflé, sur le sable froid, n’est pas longtemps tenable.&lt;br /&gt;Velma tient le coup le temps de faire quelques pâtés de sable (parler de châteaux serait extrêmement présomptueux), un tunnel et 2-3 trous, avant de réclamer la voiture. Sans faire ni une ni deux, on prend nos cliques et nos claques, on remballe notre pique nique estival, et on fonce se réchauffer auprès de l’ami PT Cruiser.&lt;br /&gt;De toute façon nous n’avons pas des tonnes de regret. La fabuleuse plage annoncée s’est avérée plutôt décevante, loin d’être aussi belle que les plages du sud-ouest français, et certainement à des années lumières des plages du sud-est asiatique ou de la Polynésie. Comment ce bout de sable battu par les vents a bien pu se retrouver parmi les 10 plus belles du monde constitue pour moi un insondable mystère !&lt;br /&gt;Je ne vois en fait que deux réponses possibles. &lt;br /&gt;Soit ce classement des plus belles plages du monde réduit le monde à sa dimension strictement nord-américaine, dans un excès d’ethnocentrisme dont les américains sont tristement coutumiers… soit c’est un magistral coup de bluff des Kennedy, habitués des lieux…&lt;br /&gt;J’invite ceux qui douteraient de mon objectivité impartiale à se référer à la galerie photo, où ils trouveront un cliché (un seul, elle n’en mérite vraiment pas plus) de la fameuse plage. Personnellement, le jour où je chercherai des belles plages (et seulement des belles plages), je prendrai plutôt la direction des Maldives que celle de Cape Cod.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc sur cette expérience balnéaire avortée que nous quittons les États-Unis pour rejoindre notre Québec chéri. Les douaniers US ne nous regardent même pas passer. Par contre, la douanière canadienne tique sur notre accent et nous passe à la question de rigueur...&lt;br /&gt;Au moins, cette fois, on évite le psychodrame des fruits et légumes. Un an plus tôt, arrivant de France, les douaniers montréalais nous avait tout fait jeter à la poubelle histoire de préserver l'atmosphère canadienne des miames européens. Comme un touriste averti en vaut deux, une semaine plus tôt, nous avions feinté notre douanière US, afin d'éviter de perdre inutilement une fois de plus nos précieuses provisions. Mais on ne méfie pas assez du bacille de la banane...!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de conclure cette dernière semaine d’aventures nord-américaines, nous faisons un crochet par Montréal, histoire de jouir enfin de ce parc d’attraction qui, depuis l’île Sainte-Hélène, ne manque pas d’accrocher le regard du visiteur embarqué sur le pont Jacques Cartier. Ouvert durant la seule, et courte période estivale, il offre des roller-coasters dans tous les coins, une vue imprenable sur le downtown montréalais, en plus de ses nombreuses attractions pour enfants. Il réussit même, sous couvert de diversité culinaire inédite, à nous faire replonger dans l’infâme poutine (poutine Desperado pour moi, poutine Cocorico pour Corinne).. mais même agrémentée de poulet ou de fioritures alléchantes, la poutine, ça reste vraiment dégueulasse… Allez, ce seront nos dernières poutines avant le retour en France. Pas question de se faire avoir une fois de plus par cette horreur.&lt;br /&gt;La Ronde (c’est le nom du parc d’attraction, pour ceux qui n’auraient pas suivi) mérite sa journée de visite, même si je me rends compte que je ne supporte définitivement plus de devoir faire 45 minutes de queue pour une attraction de 45 secondes… désolé pour les inconditionnels, mais Disneyland a définitivement épuisé mes réserves de patience pour ce genre d’exercice. J’en viens à regretter les parcs où les attractions seraient payantes à l’unité, et où il serait possible de passer plus de temps à s’amuser qu’à s’emmerder..&lt;br /&gt;À Montréal, nous faisons nos adieux aux connaissances locales.&lt;br /&gt;À Québec aussi d’ailleurs. Chaque journée apporte son lot de séparations et d’au-revoirs.&lt;br /&gt;Le temps file à une allure vertigineuse. J’ai peine à croire que cela fait déjà pratiquement un an que nous sommes dans ce pays. &lt;br /&gt;La canicule ne nous a pas suivi. Elle est restée empêtrée dans le relief de Nouvelle-Angleterre, et si nous rêvions de piscine en traînant nos carcasses sous 38 degrés Celsius, la vue de l’eau bleue nous semble beaucoup moins affriolante par 25 petits degrés ambiants.&lt;br /&gt;Juillet se termine. La fin est plus proche que jamais, et les deux semaines d’août qu’il nous reste pour jouir encore du Québec nous paraissent bien minces, d’autant qu’elles seront consacrées presque intégralement aux fêtes de la Nouvelle-France. &lt;br /&gt;Mais une nouvelle me parvient, via Internet : Zidane reprend du service en équipe de France. Son retour dans l’hexagone coïncidera, à quelques heures près, avec le nôtre.&lt;br /&gt;Cela fera donc deux grands hommes qui regagneront simultanément (si tant est que l’on considère Zizou comme un « grand homme » :-)) le bercail tricolore. Est-ce vraiment une consolation ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112308415860907784?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112308415860907784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112308415860907784&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112308415860907784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112308415860907784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/juillet-2005-la-fin-est-proche.html' title='Juillet 2005 : la fin est proche'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112293694483524075</id><published>2005-08-02T18:47:00.000-04:00</published><updated>2005-08-02T11:01:12.393-04:00</updated><title type='text'>Avance Hercule : suite</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Décris moi ta plaque d'immatriculation et je te dirai qui tu es !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite de mes distractions minéralogiques, alimentées cette fois par un récent périple en Nouvelle-Angleterre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce jeu des différentes familles de plaques américaines, il faut d'abord relever la simplicité de certains états modestes, qui assurent la représentation minimum en se contentant d'une seule couleur unie et d'un slogan généralement basique.&lt;br /&gt;Le Vermont opte pour le vert :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9775.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9775.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le New Jersey pour le bleu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9774.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9774.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou le blanc cassé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9288.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9288.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne pas faire comme les petits copains du New Jersey, le Connecticut choisit pour sa part un dégradé de bleu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9776.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9776.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'autre extrémité du spectre, il y ceux pour lesquels la palette de couleurs n'est pas assez large...&lt;br /&gt;Ils en mettent partout, à l'image du Kentucky, qui n'en peut plus de sourire pour se montrer accueillant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9327.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9327.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les deux, on trouve toute la cohorte de ceux qui se reposent sur une caractéristique principale, vaguement mise en valeur par un pâle dessin.&lt;br /&gt;Ainsi, l'Ohio conteste à la Caroline du Nord (cf. Avance Hercule première partie) sa prétendue antériorité aérienne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9287.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9287.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Illinois se félicite d'avoir enfanté un grand homme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9224.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9224.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres jouent la carte de l'écologie.&lt;br /&gt;New York :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9771.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9771.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Maryland :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9286.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9286.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou encore le Massachusetts :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9468.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9468.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas du Massachusetts est d'ailleurs intéressant, car écartelé entre différentes stratégies. L'argument des baleines le dispute à celui des stations balnéaires :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9591.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9591.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tous deux s'effacent ponctuellement derrière la posture arrogante, étonnante de la part d'un état plutôt démocrate, cultivé, et modéré. Est-ce là véritablement "l'esprit de l'amérique" ? Les Canadiens (américains eux aussi) apprécieront certainement d'être associés bien malgré eux à cette affirmation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9222.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9222.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, "l'esprit" actuel des États-Unis (bien différent de l'amérique !), ce serait plutôt celui du Texas, par la grâce du président actuel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9770.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9770.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y manque que l'étoile du shérif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus cool, le Maine jour la carte de la destination vacances (c'est clair qu'il n'y a pas grand chose d'autre à en dire) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9225.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9225.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que le Rhode Island (personnellement, j'aurais préféré une plaque ornée du profil de Lovecraft :-)) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9709.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9709.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Connecticut, emporté par un élan d'audace, chatouille le Massachusetts sur son terrain iconographique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9773.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9773.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'Illinois semble réaliser que Lincoln n'est peut-être pas un argument de vente suffisant, alors il nous glisse au passage un peu de nature :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9768.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9768.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a tous ceux qui n'ont désespérément rien à dire ou à montrer.&lt;br /&gt;Le Missouri se donne des airs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9326.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9326.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'État de Washington s'auto-célèbre (un peu - en plus modeste - comme son voisin canadien du nord, la Colombie-Britannique) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9223.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9223.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Floride évoque le soleil (c'est à la fois beaucoup et très peu) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9747.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9747.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Virginie célèbre son anniversaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9769.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9769.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que la Pennsylvanie et l'Indiana sèchent lamentablement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9226.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9226.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9767.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9767.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste la plaque officielle du gouvernement, qui met en scène un bison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN9772.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN9772.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi un bison, c'est bête, têtu, grégaire et facilement manipulable (genre 2 ou 3 cowboys pour un immense troupeau)...&lt;br /&gt;Est-ce vraiment l'image que veulent donner d'elles les autorités états-uniennes ? :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112293694483524075?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112293694483524075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112293694483524075&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112293694483524075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112293694483524075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/avance-hercule-suite_02.html' title='Avance Hercule : suite'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112292328740808061</id><published>2005-08-01T15:08:00.000-04:00</published><updated>2005-08-01T15:10:45.333-04:00</updated><title type='text'>À venir : en juillet, nous visitons les sorcières de Salem</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/29856585/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos22.flickr.com/29856585_67abb5cf9b_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112292328740808061?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112292328740808061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112292328740808061&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112292328740808061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112292328740808061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/08/venir-en-juillet-nous-visitons-les.html' title='À venir : en juillet, nous visitons les sorcières de Salem'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112274490944813555</id><published>2005-07-30T13:35:00.000-04:00</published><updated>2005-08-01T11:28:49.796-04:00</updated><title type='text'>"I am Providence"</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/29715985/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos23.flickr.com/29715985_32b998943d_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;A venir : en juillet, nous rendons une petite visite au maître H.P.L.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112274490944813555?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112274490944813555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112274490944813555&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112274490944813555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112274490944813555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/i-am-providence_112274490944813555.html' title='&quot;I am Providence&quot;'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112108907601349633</id><published>2005-07-12T09:34:00.000-04:00</published><updated>2005-07-12T23:29:05.766-04:00</updated><title type='text'>ITUKIAGÂTTA !</title><content type='html'>ItuKiagâtta = "comme nous sommes émerveillés" en inuktitut.&lt;br /&gt;Emerveillés par ce petit souvenir inuit que nous emporterons avec nous du pays de l'hiver :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8982.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8982.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un ours dansant, signé d'un certain Markoosie Papigatok, artiste inuit basé à Cape Dorset, sur l'île de Baffin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8985.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8985.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8986.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8986.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112108907601349633?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112108907601349633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112108907601349633&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112108907601349633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112108907601349633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/itukiagtta.html' title='ITUKIAGÂTTA !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112077160150121013</id><published>2005-07-11T16:54:00.000-04:00</published><updated>2005-07-11T09:29:27.110-04:00</updated><title type='text'>Avance Hercule !</title><content type='html'>Après avoir fait mes choux gras de la diversité des représentations d'orignal d'une province canadienne à l'autre, alors que cette belle bête ne me semble pas devoir changer aussi radicalement de silhouette à quelques centaines de kilomètres d'écart (cf. galerie photos), mon attention s'est portée sur un autre symbole visuel fort de l'amérique du nord : les plaques d'immatriculation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les plaques minéralogiques françaises brillent par leur remarquable monotonie et leur sublime austérité (sous leur apparence actuelle du moins... encore que cela ne semble pas sur le point de s'améliorer si l'on en juge par ce qui se prépare), les plaques nord américaines se caractérisent pour leur part par des débauches de couleurs, de figurations et de leitmotivs de tous poils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon arrivée au Québec, les plaques québécoises, toutes de blanc et de bleu vêtues, ornées du slogan "je me souviens", m'avaient paru un rien prétentieuses. De quoi étais-je donc supposé me souvenir, au volant de mon "char" à boite automatique, le nez collé dans le pare-choc de la voiture de devant (je précise que les voitures québécoises n'arborent leurs plaques qu'à l'arrière) ? &lt;br /&gt;Que la priorité à droite n'est pas un concept applicable au Canada ?&lt;br /&gt;Que j'ai le droit de tourner à droite, même lorsque mon feu est au rouge ? &lt;br /&gt;Que ce même feu de circulation est placé de l'autre côté de l'intersection où je suis sensé marquer l'arrêt ? &lt;br /&gt;Que la vitesse sur l'autoroute est limitée à 100 malheureux km/h ? &lt;br /&gt;Ou bien que l'automobile est un accessoire indispensable et omniprésent dans la société nord américaine en générale et québécoise en particulier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8108.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8108.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la devise du Québec est une plutôt belle incitation à la pensée, riche de sens et d'interprétations diverses, je ne voyais définitivement pas la plus-value apportée par son affichage au niveau des pots d'échappement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que j'ai un peu parcouru ces contrées, et qu'il m'a été donné de découvrir la concurrence en matière de communication minéralogique, j'ai pu relativiser mon jugement initial sur les plaques québécoises, et me rendre à l'évidence que ce "je me souviens", un tantinnet intellectuel, faisait finalement pluôt meilleure figure que la majorité de ses voisines.&lt;br /&gt;Entre les plaques dénuées de second degré, les plaques présomptueuses, qui tentent d'en ramener à la face du monde, ou les plaques ridicules, comiques malgré elles, il y a de quoi agrémenter des heures de voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on juge plutôt, à partir de cette petite sélection....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sympa, l'Ontario verse dans la (fausse ?) modestie, en laissant ses visiteurs maîtres de leur découverte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8404.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8404.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus orgueilleuse, la Colombie-Britannique ne doute pas du beau matos qu'elle a en magasin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8310.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8310.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les deux, le Saskatchewan la joue mystique.. Je n'ai toujours pas compris le concept de ciels vivants, dans cette province de plaines rases.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8410.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8410.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se démarquer, le Manitoba se veut cool et amical :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8403.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8403.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que l'Alberta se rêve romantique, vautré dans les roses sauvages :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8411.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8411.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'est, le Nouveau-Brunswick, qui ne trouve rien à dire, se dissimule derrière son plus gros saumon du monde :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN82781.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN82781.JPG" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mutisme dont profite la Nouvelle-Ecosse pour s'auto-proclamer facétieusement "terrain de jeu océanique du Canada" :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8405.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8405.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons sur l'austère sobriété de Terre-Neuve, que l'on imagine calquée sur celle de ses paysages et de son climat. À Terre-Neuve et au Labrador, ça doit pas rigoler tous les jours :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8408.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8408.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas profité de notre trop bref passage sur l'Île du Prince Edouard pour photographier la plaque d'immatriculation idoine, et comme ces insulaires n'ont l'air de se sentir particulièrement bien que là où ils sont, je n'ai pas retrouvé depuis d'occasion de le faire. Mais je me souviens très bien que la plaque était illustrée du pont de la Confédération, ce qui me conforte dans l'idée qu'il s'agit bien là du seul sujet d'intérêt de la petite île (à cet égard, je me dois de rassurer le lecteur : il y a bien d'autres choses à voir au Nouveau-Brunswick que le fameux saumon géant...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans le domaine de l'allégorie minéralogique, les champions du premier dégré restent sans conteste possible les voisins américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois exemples, assez révélateurs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New-York enfonce le clou de la "simplicité" à l'américaine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8311.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8311.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Caroline du nord se cherche désespérément des titres de fierté :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8406.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8406.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le New-Hampshire remporte haut la main la palme de la devise la plus primaire (par charité, on va le prendre sur le mode de l'humour... une sorte de "The Big One / We will rock you" à la Michael Moore) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/1600/DSCN8407.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1192/682/200/DSCN8407.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien hâte de découvrir de nouvelles plaques américaines dans l'espoir d'y lire d'autres aphorismes aussi puissants que :&lt;br /&gt;Die with your boots on (Arizona ?)&lt;br /&gt;Better dead than red (Massachussetts ?)&lt;br /&gt;Nuc them all (Texas ?)&lt;br /&gt;Keep cool, man (Floride ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eyh, en fin de compte, "Je me souviens", c'est pas si tarte comme slogan. Bien joué le Québec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. : ma suggestion pour des plaques françaises new-look, capables de rivaliser enfin avec le nouveau monde : "AUX ARMES CITOYENS" ! :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112077160150121013?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112077160150121013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112077160150121013&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112077160150121013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112077160150121013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/avance-hercule.html' title='Avance Hercule !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112083519678118235</id><published>2005-07-08T11:04:00.000-04:00</published><updated>2005-07-08T11:13:39.556-04:00</updated><title type='text'>Aparté économique : Le Québec, pays du «pourboire»</title><content type='html'>Ne lui en déplaise, le Canada qui se situe plutôt dans le top des pays développés, partage une étrange caractéristique avec les pays en voie de développement. &lt;br /&gt;Ils brillent autant l’un que les autres par la généralisation de la culture du pourboire.&lt;br /&gt;«Tips» ici, «bakchich» ailleurs, ce sont toujours les mêmes notions, sonnantes et trébuchantes, qui viennent saler l’addition de façon informelle.&lt;br /&gt;S’il est parfaitement légitime de rémunérer un service, et que celui-ci soit facturé de manière automatique et équitable au client, il semble plus contestable de faire intégralement peser sur la conscience du consommateur le poids d’une prestation de travail régulière. D’autant plus contestable que l’institutionnalisation coutumière d’un pourboire de 15% neutralise complètement les caractères théoriquement discrétionnaires et aléatoires du jugement du client. Tous les services ne se valant pas, il est paradoxal de prétendre les gratifier de façon uniforme tout en les laissant officiellement à l’appréciation du bénéficiaire.&lt;br /&gt;Entendons-nous bien : si les services sont déjà inclus dans l’addition, ils n’ont pas lieu d’être facturés une seconde fois sous forme de pourboire, a fortiori à hauteur d’un seuil, loin d’être bénin, établi à l’avance.&lt;br /&gt;Et si, à l’opposé, les services ne sont pas inclus dans les factures, et que leurs prestataires ne tirent leur rémunération que desdits pourboires, il serait grand temps de les intégrer pour de bon dans la note, ne serait-ce que pour garantir le salaire de leurs bénéficiaires.&lt;br /&gt;Il en résulte des situations assez ubuesques, où des serveurs s’offusquent de ne pas recevoir leurs 15% «réglementaires» lorsque leur intervention s’est limitée à décrire une formule de buffet et à présenter la note finale.&lt;br /&gt;Le comble du pourboire immérité est atteint, à mon sens, dans les fast-foods, qu’il faudrait être bien mal avisé pour célébrer pour la qualité du service. Ce truisme ne les dissuade pourtant pas d’exposer, à côté des caisses, les récipients de rigueur pour recevoir les généreuses oboles des clients, probablement ravis de passer commande debout à la caisse, de ne pas attendre trop longtemps leurs mets, avant d’aller déposer tout seuls comme des grands leur encombrant plateau sur une table un peu moins sale que les autres, dans un coin exigu de la pièce.&lt;br /&gt;Là, franchement, je ne me remets pas de voir qu’un pourboire est recommandé, même s’il m’arrive, par une sorte de naïve compassion envers les jeunes gens qui financent leurs études avec ce genre de boulot, de mettre la main à la poche, je le confesse.&lt;br /&gt;Avec un pourboire obligatoire de 15% à rajouter à la douloureuse, la prévision des coûts des services devient rapidement un exercice de calcul mental, qui tourne fatalement à l’avantage du prestataire.&lt;br /&gt;Qui souhaiterait en effet, passer pour le pingre de service (c’est le cas de le dire) en omettant d’inclure les 15% de rigueur ? (les français se sont toutefois acquis sur ce point auprès des québécois une mauvaise réputation, passant pour ceux qui laissent le moins).&lt;br /&gt;Et qui peut se targuer de calculer de tête rapidement un pourboire de 15% sur une note de 33.89 $ ?&lt;br /&gt;On en arrive donc toujours au point où le souci de rapidité et d’efficacité se mue en générosité plus ou moins consentie, et où l’on arrondit le pourboire à la hausse… et hop, voilà que mes 33.89 $ se transforment en 40 $, pour s’épargner les mesquins retours de monnaie sur le pourboire… Pourtant, 15% ajoutés à 33.89 $ ne font jamais que 38.97 $.&lt;br /&gt;L’équation devient encore plus terrible si l’on songe que les prix au Canada sont toujours affichés Hors Taxes, et que les taxes (au nombre de 2 distinctes et cumulatives) représentent à elles seules 15 autres % supplémentaires à la facture.&lt;br /&gt;Avantage, lorsque je connais le montant des taxes, je peux déterminer plus facilement le montant du pourboire raisonnable :-). &lt;br /&gt;Cela signifie quand même que, entre le moment où je commande dans un restaurant, et celui où je paye, les prix connaissent une fulgurante inflation de 30%… ce qui change quelque peu la donne !&lt;br /&gt;Bien sur, certains produits de consommation échappent à la taxation abusive, selon qu’ils sont prêts à être consommés ou que leur consommation suppose une intervention entre l’achat et l’utilisation, ou bien qu’ils sont achetés en quantité supérieure ou égale à 6… ces opaques subtilités, qui vient brouiller encore d’avantage les cartes au moment des courses (par exemple) ajoutent au régal du dépaysement.&lt;br /&gt;Mais ce que je ne m’explique pas, ou alors avec des motifs qui me semblent difficilement assumables par la société de consommation canadienne, c’est que les taxes sont intégrées sans problèmes aux coûts de certains (trop rares) produits.&lt;br /&gt;Ainsi des vins et spiritueux distribués par la Société des Alcools du Québec, qui ne réservent aucune mauvaise surprise lors du passage en caisse : les étiquettes des prix tiennent compte des taxes.&lt;br /&gt;Idem pour l’essence… ou encore pour divers produits à l’attention principale des touristes, que certains esprits lucides ont cru bon de préserver des maux de tête et autres nœuds d’estomac au moment de régler l’addition.&lt;br /&gt;Car sinon, dans la majorité des cas, ce que cette situation produit, c’est, au mieux, l’incapacité frustrante, et ponctuellement paralysante, de prévoir à l’avance ses dépenses (pas moyen d’optimiser mes 12$ en poche quand je vais faire des emplettes chez un dépanneur), et au pire l’air ahuri et les protestations virulentes des touristes qui demandent des explications à n’en plus finir lorsqu’ils ne comprennent pas comment leur note de repas est passée d’un coup de 100 à 130 dollars.&lt;br /&gt;D’où cette réflexion d’un commerçant québécois en voyant ma mine amusée devant la fureur d’un maudit français de passage, sidéré par le mode de facturation : «les clients qui ont pas l’habitude ont toujours l’impression qu’ils se font fourrer»…euh, pardon «arnaquer» :-))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la solution serait très simple. Elle lèverait une bonne fois pour toutes les risques de débat : intégrer taxes et services dans les prix !&lt;br /&gt;Toutefois, avec mon esprit mal tourné, je n’ai pas de peine à deviner que la hausse spectaculaire qu’une telle opération produirait sur les étiquettes aurait un effet dissuasif des plus malvenus sur la consommation.&lt;br /&gt;Pourtant, la somme tirée du porte monnaie serait bien la même, mais je suppose que l’on craque plus facilement pour un bien qui affiche 15% de moins que son prix réel..&lt;br /&gt;Et l’alcool me demanderez vous ? Je ne peux que subodorer que la politique incitative qui s’applique à la majorité des biens de consommation, n’a pas cours dès lors que l’on parle d’alcool, avec les conséquences facheûses que sa consommation irraisonnée produit sur la santé, les accidents de la route, les rapports sociaux, etc…&lt;br /&gt;Je fabule peut-être, mais je me dis que pour une fois, dans le cas des alcools, une logique de santé publique a pris le dessus sur la logique de la société de consommation, ce qui n’est déjà pas si mal…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112083519678118235?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112083519678118235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112083519678118235&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112083519678118235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112083519678118235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/apart-conomique-le-qubec-pays-du.html' title='Aparté économique : Le Québec, pays du «pourboire»'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112050745879528396</id><published>2005-07-04T15:57:00.000-04:00</published><updated>2005-07-05T11:55:27.060-04:00</updated><title type='text'>Juin 2005 : Totems, bibittes et orignaux !</title><content type='html'>Les animaux sauvages sont-ils connectés à Internet ?&lt;br /&gt;Je suis tenté de croire en tout cas que, bien à l’abri du regard de l’homme, au cœur de certaine profonde forêt boréale, dans quelque discret cyber-sylvestre-café, ils parcourent le blog venu du froid avec une attention particulière…&lt;br /&gt;Devant ma désillusion, exprimée au mois de mai, de ne pas rencontrer d’animaux en quantités honorables dans un pays réputé pour la diversité de sa faune, il semble qu'ils ont décidé en ce mois de juin de nous sortir le très grand jeu…&lt;br /&gt;Et ces orignaux, qui se cachaient depuis 9 mois, ont enfin consenti à se livrer dans toute leur majesté…&lt;br /&gt;Mais je brûle les étapes…&lt;br /&gt;Avant les orignaux, il y eut les bibittes…&lt;br /&gt;Et avant les bibittes, les totems de l’ouest canadien…&lt;br /&gt;Reprenons donc là où nous en étions restés à la fin du compte rendu précédent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début juin, au terme de trois jours de voyage en train transcontinental (cf. entrée du mois de mai), nous foulons donc enfin le sol de la ville de Vancouver.&lt;br /&gt;Après le luxe désuet et romantique du transcanadien, après le rythme paisible et ressourçant de ce train légendaire, après la nature immense et sauvage de ses 4400 km de voies, nous atterrissons subitement en pleine modernité, en pleine frénésie urbaine, et surtout en pleine averse !&lt;br /&gt;Le premier contact avec Vancouver n’est pas très bon. À défaut de se révéler négatif, il nous laisse toutefois fortement dubitatif… C’est une drôle de ville que nous découvrons entre la gare et notre hôtel du downtown, faite de béton, d’autoroutes aériennes, de gratte-ciels à perte de vue, sans unité ni harmonie géographique ou esthétique d’aucune sorte. Les choses se présentent mal, surtout si la satanée pluie persiste à vouloir brouiller le décor et détremper les organismes.&lt;br /&gt;Nous relativisons en nous répétant que la pluie ne sied à aucun lieu, et qu’il serait pour le moins précipité de juger une ville aussi généreuse de promesses en à peine quelques dizaines de minutes pluvieuses. En effet, tous les commentaires qui ont précédé ou accompagné notre escapade dans l’ouest canadien se ressemblaient dans la dithyrambe abondante sur le sujet de Vancouver. Pas possible à ce prix là que cette ville nous déçoive en si peu de temps.&lt;br /&gt;Nous sommes ici pour quelques jours, nous allons donc donner toutes ses chances à cette cité.&lt;br /&gt;Mais pour l’heure, devant l’humide comité d’accueil concocté par le ciel, il nous faut d’urgence un plan de secours au sec et au chaud. Nous élaborons celui-ci dans un drôle de resto, réputé dans la région pour la qualité de ses petits déjeuners. Il pourrait également l’être pour leur quantité, vu la taille du pancake aux fruits rouges qui m’est servi en accompagnement de mon thé à la canneberge. L’assiette (pas à dessert) ne suffit même pas à le contenir. J’ai plutôt l’impression d’ingurgiter une pizza, vu sa taille. Comme un estomac plein est une efficace amorce de bonne humeur, nous prenons ensuite, plein d’entrain, la direction du musée d’anthropologie de l’université de Colombie-Britannique. Sur le chemin du musée, nous découvrons avec ébahissement le cadre idyllique offert aux étudiants de Vancouver, entre espaces verts omniprésents, piscine couvertes ou découvertes, pavillons et jardins thématiques (premières nations par ici, jardins chinois par là), et même golf universitaire, le tout aux portes immédiates du centre-ville. Je repense sans nostalgie à l’université de droit de Bordeaux, à ses pelouses jaunies ou pelées et à ses édifices de béton délabré datant des années 60/70… je souhaite aux étudiants du sud-ouest que les choses se soient un peu arrangées depuis les années 90. Mais je relativise aussitôt ce jugement rapide avec la double pensée réconfortante que, au moins, les étudiants français n’ont pas besoin de s’endetter pendant des décennies pour rembourser leurs études universitaires dispendieuses (j’ai plus d’un collègue québécois, où les études sont pourtant bien meilleur marché que dans le reste du Canada, qui traîne un remboursement mensuel de 1000 francs pour encore de nombreuses années de vie active), et par le fait, d’autre part, que l’on ne risque pas d’envier ce que l’on ne connaît pas. Or je doute que beaucoup d’étudiants gascons viennent traîner leurs guêtres au sud de la Colombie-Britannique….&lt;br /&gt;Au musée d’anthropologie, exclusivement consacré aux premières nations de l’ouest canadien, nous découvrons nos premières bordées de totems, ainsi que les chefs d’œuvres ancestraux ou plus contemporains des artistes indiens majeurs.&lt;br /&gt;C’est l’occasion de se familiariser avec des noms comme Bill Reid ou Mungo Martin (c’est drôle, pour des artistes amérindiens, je me serais plutôt attendu à des noms comme &lt;em&gt;"Celui qui transforme le bois avec ses doigts"&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;"Celui qui voit au-delà des choses de la nature"&lt;/em&gt;, bref des trucs dans ce goût là.. mais certainement pas à Bill…) et de prendre conscience que les nations indiennes de l’est canadien (Hurons, Algonquin, Montagnais, Iroquois, Cris, Mic-Macs..) n’ont pas essaimé à l’ouest, où règnent sans partage des tribus originales telles les "Haïda" (pour moi ce nom évoque davantage une petite fille des alpes suisses que d’âpres guerriers indiens), les "Musqueam", ou encore les "Kwakwaka’wakw" (un flacon de sirop d’érable au premier qui arrive à prononcer ce nom correctement)…&lt;br /&gt;Le musée n’est pas très grand, mais réellement intéressant, et il nous fait l’agréable surprise de nous avoir débarrassés de la pluie à sa sortie. Après cette initiation nécessaire à l’art totémique, nous sommes enfin prêts à embrasser Vancouver sous le soleil. Celui-ci n’avait sans doute pas envie de se montrer avant que nous n’ayons rempli les formalités touristiques minimales pour bien appréhender la région. Ce ne sont pas les derniers totems que nous verrons dans le coin (loin de là), ni les premiers d’ailleurs puisque, déjà, la petite station de montagne de Jasper, avant-dernière escale du transcanadien, avait donné le ton avec un immense totem planté en face de sa gare.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Vancouver n’a même pas besoin d’essayer"&lt;/em&gt; écrit un guide touristique anglophone, façon de faire comprendre que cette métropole économique détient naturellement tous les atouts pour son succès.&lt;br /&gt;D’abord des quartiers diversifiés et bourrés de charme : depuis le secteur branché et commerçant de Granville Island, amarré dans la "False Creek" et accessible en "aquabus" multicolore, jusqu’à l’historique Gastown où l’affable Jack le bavard (qui ne s’appelait même pas Jack mais John, faut pas chercher à comprendre, et était un authentique et insatiable soliloqueur) fondât pratiquement la ville en 1867, en passant par le downtown proprement dit, moderne, animé et coloré, chaque quartier donne envie d’y poser ses valises quelques temps, pour prendre le pouls de la ville sous un angle différent.&lt;br /&gt;Mais, au-delà de ces atmosphères, le joyau de Vancouver est indéniablement situé à l’extrémité occidentale de sa presqu’île, sous la forme d’un parc gigantesque, aussi grand que le centre ville lui-même, et aussi touffu qu’une forêt : le parc Stanley. De celui-ci, le visiteur pressé (ou le jeune marié asiatique venu se faire photographier – dixit le routard) ne retiendra que le secteur des totems multicolores (encore des totems). Pour un panorama plus complet des lieux, il ne faudrait toutefois surtout pas oublier la délicieuse promenade de sa circonférence, ses plages de sable fin, son remarquable aquarium (où nous avons le plaisir de retrouver nos chers Bélugas du Saint-Laurent), ni ses impressionnants points de vue sur la baie, les montagnes, la mer ou les îles (au choix puisque tous ces éléments se côtoient dans ce cadre extraordinaire).&lt;br /&gt;Vancouver se targue également de posséder le troisième plus gros Chinatown d’Amérique du nord, après ceux de New-York et San-Francisco, et juste avant celui de Toronto.&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que nous arpentons ce secteur, exotique s’il en est, de la ville, je me rends à l’évidence que les quartiers chinois, aussi pittoresques puissent-ils paraître aux yeux du touriste de passage, n’en demeurent pas moins tous très ressemblants les uns aux autres. En fait, seules leurs "portes" d’entrée introduisent une touche d’originalité entre eux.. à part ça, ce ne sont partout que les mêmes boutiques de légumes séchés ou autres mets non identifiables dont la comestibilité intrigue, les mêmes échoppes de hi-fi bon marché, les mêmes rues perpendiculaires ornées à distances régulières des enseignes et plaques de signalisation en chinois, le tout abondamment badigeonné de rouge vif.&lt;br /&gt;Je n’insinue pas que c’est laid, loin de là, je dis simplement que le Chinatown de Vancouver ressemble à celui de Toronto, qui ressemble lui-même à celui de Montréal, lequel ressemble probablement à ceux de New-York ou San-Francisco (où je ne suis encore jamais allé), et indéniablement à ceux de Londres ou Paris.. Bref, voyez un Chinatown, et vous les avez tous vus. La taille des quartiers relève quant à elle plutôt de l’anecdote, et ne suffit pas en elle-même à constituer un argument touristique sérieux.&lt;br /&gt;Mais au-delà de ce constat élémentaire et probablement évident pour le lecteur de ces lignes (moi il m’a fallu pas moins de 5 Chinatowns pour en arriver à cette conclusion), ce qui me gène le plus aux entournures avec les Chinatowns d’Amérique ou d’ailleurs, ce sont les valeurs qu’ils véhiculent.&lt;br /&gt;Se retrouver dans un tel quartier, pour un immigrant, cela induit une volonté de repli, de refus des références culturelles, architecturales, sociales, et même économiques, de son pays d’accueil. L’immigrant chinois qui s’installe dans un Chinatown, qui ouvre une boutique de produits chinois, libellés en chinois, et vendus, de fait, en très grosse majorité à ses clients chinois, qui ne parle que chinois à longueur de journée, et se contente de sa presse écrite ou télévisée chinoise (merci le câble ou le satellite), fait ouvertement un magistral bras d’honneur à tous les beaux principes d’intégration et d’assimilation.&lt;br /&gt;Cela peut sembler formidable à certains, cette aptitude qu’ont quelques communautés à se resserrer et à se protéger autour de leurs valeurs et de leurs traditions fondatrices, mais moi, personnellement, cela me défrise.&lt;br /&gt;Je serais plutôt du genre à adopter le principe : &lt;em&gt;"à Rome, vis comme les Romains"&lt;/em&gt;, et il ne me viendrait pas à l’esprit, en m’installant dans un pays étranger, de chercher à m’établir dans une "petite France" où je pourrais continuer à faire comme si de rien n’était, avec mes petites références hexagonales coincées entre baguette et camembert.&lt;br /&gt;Donc, pour conclure sur ce sujet, mon message tient tout entier dans l’injonction suivante : &lt;em&gt;"boycottez les Chinatowns du monde"&lt;/em&gt; (excepté ceux de Chine, cela va sans dire… encore que la Chine mérite le boycott pour d’autres raisons, autrement plus sérieuses), &lt;em&gt;"apprenez à résister à l’exotisme enivrant des crevettes séchées"&lt;/em&gt;…&lt;br /&gt;Touriste parisien, vas faire ton tour dans les supermarchés Tang, puis ferme une bonne fois pour toutes la porte de ce communautarisme étroit !&lt;br /&gt;Fin de la polémique.&lt;br /&gt;Revenons à nos moutons..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vancouver est donc une ville géniale, qui se dévoile petit à petit, et séduit un peu plus à chaque nouvelle découverte.&lt;br /&gt;Au terme de deux jours de visite, nous en sommes convaincus, Vancouver est bien la ville la plus cool du Canada.&lt;br /&gt;Elle relègue au passage notre ex-chouchou Toronto au second rang. Malgré tous ses attraits, la capitale économique de l’Ontario ne parvient pas à rivaliser avec cette concurrente des Rocheuses, dotée en apparence de toutes les qualités imaginables….&lt;br /&gt;En apparence, cependant, comme nous ne tardons pas à le découvrir.&lt;br /&gt;En ramenant à la boutique de vélo le tandem loué pour la promenade dans le parc Stanley, nous tombons sur un préposé québécois d’origine montréalaise. Le dialogue en français s’établit assez vite, et il accepte de bonne grâce de se prêter au jeu des qualités et des défauts de Vancouver.&lt;br /&gt;Et là, pour notre plus grand dépit, il jette deux gros pavés dans la mare.&lt;br /&gt;D’abord, Vancouver &lt;em&gt;"est une ville sans culture"&lt;/em&gt; !&lt;br /&gt;L’offre culturelle est très pauvre comparée au Québec, et à la réflexion, cela peut presque paraître compréhensible, vu l’âge encore très jeune de la ville. Peu d’histoire, peu de patrimoine, peu de musées, et pas tant de spectacles que ça, donc.&lt;br /&gt;En fait, nous prenons conscience en l’écoutant que Vancouver, à l’instar de ses voisines de la côte ouest américaine, est une ville résolument tournée vers le plein air, le sport et le loisir, et que si cet agenda peut satisfaire bon nombre de citadins en mal de nature, il a fini par lasser notre Montréalais.&lt;br /&gt;Mais le coup de grâce reste encore à venir.&lt;br /&gt;À part l’offre culturelle assez chiche, &lt;em&gt;"Vancouver est une ville super si vous n’avez pas de problèmes avec la pluie"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Euuuuuhhhhh, c’est à dire que… Comment dire…? La pluie, on aime pas ça du tout, et on trouve qu’il y en a déjà bien trop pour notre goût au printemps au Québec. Ce qui nous plaît justement au Canada, ce sont les hivers bien secs et bien froids, qui déversent des tombereaux de neige en lieu et place des tonnes de pluie habituelles…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Alors vous êtes mieux de rester au Québec (sic) car ici, il ne neige jamais. Par contre, il pleut 6 mois sur 12 !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Bein mince ! Alors ça, ça craint sévère. D’un coup, Vancouver perd une gtande partie de son charme.&lt;br /&gt;Et notre vision de la ville gagne en objectivité, prenant quelques distances avec l’illusion de carte postale idéale.&lt;br /&gt;Bon, Vancouver restera peut-être première de notre petit palmarès perso des villes canadiennes, mais elle devra dans ce cas partager le podium avec Toronto, au climat plus continental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les environs de Vancouver, il y a également un site formidable, qui n’est pas inconnu des amateurs de séries télés (il me semble me souvenir qu’un épisode de la série "Sliders", entre autres, s’en servait régulièrement comme décor). Il s’agit du canyon de Capilano, dont le pont suspendu entre des parois abruptes de pins Douglas démesurés, fournit de vertigineuses sensations. Pour renforcer l’attrait d’un site naturel déjà tout à fait exceptionnel, un parcours dans les arbres a été développé, qui donne à ressentir, à une trentaine de mètres de hauteur, le bonheur de vivre dans un village Ewok sur la planète Endor !&lt;br /&gt;Pour une fois, nous sommes en désaccord avec notre précieux routard qui nous avait mis en garde contre le gimmick trop touristique : le site de Capilano vaut vraiment le coup. C’est sublime et indubitablement l’un des sites naturels les plus impressionnants que nous avons vus en un an au Canada. À ne louper sous aucun prétexte lors d’un passage en Colombie-Britannique, sauf à ne pas aimer la nature ou les sensations fortes (à se demander pourquoi on viendrait au Canada dans ce cas là). Et c’est largement plus original qu’un Chinatown :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis nous prenons nos distance avec Vancouver. Totonto a son Ottawa, Montréal a son Québec, il fallait donc bien que Vancouver, dynamique pôle économique, ait à son tour sa modeste et confortable capitale administrative. Celle-ci est installée à l’extrémité méridionale de l’île du même nom, en hommage au navigateur anglais Georges Vancouver (tous les explorateurs anglais de cette époque s’appelaient Georges, à ce qu’il semble) qui le premier sillonnât (officiellement) les eaux du coin, à la fin du 18ième siècle. Elle s’appelle modestement Victoria, en hommage probable à quelque obscur personnage de l’histoire politique britannique du 19ième siècle…&lt;br /&gt;Deux ans après avoir été intégrée à la Colombie-Britannique, elle en devenait la capitale, ce qui en dit long sur son dynamisme et son ambition d’antan…&lt;br /&gt;Et seulement d’antan, car aujourd’hui, Victoria ne semble plus avoir d’autre ambition de que faire tourner, fort sympathiquement au demeurant, son petit commerce à base de tourisme et d’administration provinciale.&lt;br /&gt;On y vient donc pour admirer son parlement (magnifique, visite très bien faite.. le bâtiment m’a plus plu que celui d’Ottawa… et s’agissant de Québec… joker), pour visiter son musée de la Colombie-Britannique (pas mal du tout.. il lorgne clairement, en moins bien toutefois, sur les plates bandes du musée des civilisations de Gatineau), pour voir les Orques en liberté (pas eu le temps pendant l’escapade, seul regret de toute cette belle histoire), pour arpenter son Chinatown (mais pas nous : récentes résolutions de boycott obligent :-)), pour prendre le thé dans l’un des salons de l’hôtel Fairmount "The Empress" (à 50 $ - 30 euros - le service, on a l’assurance de demeurer entre gens chics !), ou pour déguster ses célèbres "Victoria Creams", chocolats maisons emballés à la main d’un artisan local, pêché mignon de la reine d’Angleterre et de la maison blanche. Rien que ça.&lt;br /&gt;On l’aura compris, Victoria a creusé son fond de commerce dans le terreau fertile du tourisme aisé, plutôt troisième âge, sauce délicieusement british. Il paraît que les voisins américains adorent ce parfum d’Angleterre, avec ses rites ancestraux et son mode de vie "so typical". J'espère pour eux qu'ils adorent aussi payer leur tasse de thé au prix du baril de pétrole...&lt;br /&gt;Le seul accessoire incongru dans tout ce décorum victorien réside dans les totems omniprésents (toujours des totems), en particulier celui qui est planté devant le parlement, dans un choc des styles et des cultures assumé. Le raccourci des civilisations fait sourire… un peu comme s’il y avait des tipis permanents dans la cour de Buckingham Palace à Londres ou bien des igloos dans les jardins de l’Élysée.&lt;br /&gt;Mais que l’on ne s’y trompe pas : Victoria reste, même pour des jeunes normalement constitués et modestement pécuniarisés, une destination très agréable. Simplement, à la différence de Vancouver, on fait rapidement le tour des surprises.&lt;br /&gt;La cerise sur le pudding, c’est plutôt le délicieux trajet que suit le ferry pour se rendre de Vancouver à Victoria, au milieu d’une multitude d’îles plus ou moins sauvages. Les castors nagent tout autour du bateau pour se rendre d’une île à l’autre, et chaque crique dépassée est une invitation à l’évasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Québec, nous décidons donc de comparer les attraits de la belle province avec ceux de la Colombie-Britannique. Au pont suspendu de Capilano répond ici le canyon de Sainte-Anne, à quelques kilomètres de la Capitale-Nationale. Résultat des courses : le Québec tient son rang. Bien sûr, il n’y a pas ici de pins Douglas qui s’élèvent sur 70 mètres de hauteur, et les ponts suspendus (au nombre de 3) inspirent davantage une paisible balade qu’un épisode d’Indiana Jones, à la différence de leur impressionnant concurrent de Capilano. Mais le Québec agrémente le décor de ce qu’il sait faire de mieux en matière de nature sauvage : des chutes d’eau spectaculaires. Et ce seul détail suffit à conférer aux lieux ce charme si caractéristique sous lequel nous sommes tombés depuis 9 mois.&lt;br /&gt;Bémol majeur toutefois, auquel sur notre nuage nous ne pensions plus, malgré les avertissements répétés à longueur d’année par nos compatriotes expatriés : juin marque le début de l’attaque des bibittes et autres maringouins !&lt;br /&gt;Les bibittes… Le fléau estival du Québec !&lt;br /&gt;À ceux qui s’interrogent devant ce terme ambigu, il peut être utile de préciser que derrière sa subtilité cocasse, il désigne toutes les variétés d’insectes qui infestent les sols et les sous-bois de la région. Le fer de lance de l’offensive bibitte, c’est bien sur le moustique de combat, celui qui s’attaque à la peau du promeneur comme le pitbull saisit la gorge du taureau, j’ai nommé le maringouin !&lt;br /&gt;Ce ne sont pas un ou deux moustiques qui entreprennent de compromettre notre excursion dans le bois environnant le canyon de Sainte-Anne, mais des nuages entiers.&lt;br /&gt;Le phénomène prend une telle ampleur à sa période de pointe, qu’il paraît que dans les pourvoiries, l’été, il n’est plus possible de pratiquer la pêche autrement que revêtu d’un harnachement d’apiculteur. Je sens que le mythe du Québec sauvage perd un peu de sa superbe devant cette plate et rebutante réalité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire l’expérience des bibittes à nos côtés, nous recevons mi-juin un renfort de choc en la robuste personne du H, 15ème et dernier aventurier venu de France à nous payer une petite visite en cette contrée lointaine.&lt;br /&gt;Pour lui, la nature québécoise se met en quatre : une biche traverse la route devant notre voiture dans Charlevoix, des bélugas et même un rorqual le saluent du bout de l'aileron dans l’estuaire du Saguenay, seul le mythique orignal, que j’attends toujours de croiser au détour d’un virage, ne daigne pas honorer de son illustre vision ce visiteur blasé…&lt;br /&gt;Blasé car, à l’en croire, le Charlevoix et le fjord du Saguenay, jusqu’au démarrage de la Côte Nord, à Tadoussac, ressemblent comme deux gouttes d’eau au Limousin, avec des petites touches d’Auvergne… :-(&lt;br /&gt;Les français de ces régions seront donc enchantés d’apprendre que rien ne leur sert de traverser l’atlantique lorsqu’ils ont déjà à portée de sabots des paysages canadiens…! On permettra aux non-limougeauds et/ou non-auvergnats de demeurer sceptiques. Mes lointains passages dans ces régions de France ne m’ont pas laissé un souvenir aussi impérissable, et je m’efforcerai à mon retour d’aller y trouver un fleuve susceptible de rivaliser avec le Saint-Laurent, ou un pont couvert digne de celui du billet de 1000 dollars.&lt;br /&gt;Mais j’avoue que, Limoges étant désormais pour moi, comme probablement pour plusieurs générations de troufions du sud-ouest, synonyme de "3 jours" militaires, préludes à la grande corvée, je ne peux guère être très objectif dans ma comparaison…&lt;br /&gt;Au moins, le H a l’honnêteté de ne pas réduire le site de la Nouvelle-France de Saint Félix d’Otis (pourtant artificiel, car issu de décors de cinéma, sans aucune légitimité historique) à un ersatz au rabais de l’exotique village de l’émail de Limoges, et il concède - à regret - que le Limousin tire d’avantage de gloire de ses vaches et ses porcelaines que de ses indiens Montagnais et ses caribous.&lt;br /&gt;Tout cela se règle finalement au cours d’une sortie en kayak dans les eaux glaciales du fjord du Saguenay, à hauteur de l’Anse-Saint-Jean, où nous éclaboussons les idées du H à grands coups de pagaies sous les injonctions enthousiastes de notre petite Velma.&lt;br /&gt;Avant de prendre la route du retour vers la vieille France, ce cher visiteur se soumet quand même à une double séance simultanée d’initiation aux brasseries canadiennes d’une part (Unibroue, Molson, Boréale) et aux &lt;em&gt;tounes&lt;/em&gt; québécoises d’autre part, sous les Voûtes de Napoléon, sises sur la Grande-Allée de Québec.&lt;br /&gt;Il y aura au moins appris un refrain, à sa portée :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Et 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7....? QUEBEC !"&lt;/em&gt; :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, sur Québec justement, il pleut comme vache qui pisse. Si je n’avais jamais vu autant de neige que durant cet hiver québécois, je regrette que le constat vaille aussi pour la pluie de ce vilain printemps. Les belles journées entre début avril et fin juin doivent pouvoir se compter sur les doigts des deux mains… et encore, j’ai un doute pour la seconde main !&lt;br /&gt;Ce climat chagrin n’empêche pas les québécois dans leur ensemble de classer Québec au premier rang des villes où ils aimeraient vivre, et de se déclarer à 54 % (contre 3 % seulement pour la Capitale-Nationale) opposés à l’idée de s’établir à Montréal, classée bonne dernière. Parmi les motifs allégués pour disqualifier la métropole québécoise, ses taux de pauvreté et de délinquance (deux dimensions sociales qui vont généralement de pair) semblent les plus dissuasifs. C’est vrai qu’à Québec, faute d’un réseau de métro ou d’une ville souterraine chauffés, la mendicité de rue n’existe pas pendant la plus grande partie de l’année. Faire la manche par –35 degrés Celsius ne relève pas d’un très bon calcul (si tant est que ce genre de chose se calcule). Et question sécurité, je me souviens d’avoir lu dans un journal la chronique du premier meurtre de l’année 2005, perpétré seulement aux alentours du mois d’avril…&lt;br /&gt;Donc Québec Capitale-Nationale, ville du Québec où il serait le plus agréable de vivre ?&lt;br /&gt;Sans doute est-ce aussi valable que tous ces classements français qui placent régulièrement des villes comme Nantes ou Montpellier en tête des municipalités les plus attirantes.&lt;br /&gt;Personnellement, j’ai toujours (jusqu’à présent) préféré la vie à Paris, en dépit des fortes contraintes qui pèsent sur la capitale française. Personne ne s’étonnera en conséquence qu’avec de telles références, et en dépit de sa misère ou son insécurité, la ville de Montréal m’ait fait quand même plutôt bonne impression, et regretter, ponctuellement, de n’avoir pas la chance d’y vivre également une année pleine d’expatriation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Québec et Montréal précisément, le long de l’autoroute 20, il y a un autre site qui nous faisait de l’œil depuis l’automne précédent : le village québécois d’antan de Drummondville.&lt;br /&gt;Agréable agrégat de véritables maisons traditionnelles du 19ème siècle québécois, peuplé d’une multitude de figurants en costume éparpillés dans chaque bâtiment ou dans chaque atelier, il met en scène la vie et le travail des canadiens français entre 1850 et 1910, dans un bel ensemble bucolique qui fleure bon (hélas) le parc Disney.&lt;br /&gt;Avec le retour au firmament de l’azur et de l’or de saison (fin juin, quand même…), on y passe une très agréable journée, au rythme du passé.&lt;br /&gt;Mais ni le site de la Nouvelle France, sans consistance historique véritable, ni ce village québécois d’antan, trop propre et trop artificiel, ne parviennent à égaler, dans mon petit panthéon personnel, la puissance évocatrice du village "fantôme" de Val-Jalbert (cf. mois de mai).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin juin, au Québec, on célèbre LE Québec, à l’occasion des festivités de la Sain-Jean-Baptiste (24 juin).&lt;br /&gt;On entendait parler de ce grand raout depuis notre arrivée dans la province, et à force de superlatifs, c’est vrai qu’on en attendait un peu monts et merveilles.&lt;br /&gt;Dans les faits, ce n’est finalement rien de plus (et rien de moins) qu’un bon gros concert généraliste (donc frustrant, car on attend longtemps un artiste particulier - dans mon cas Robert Charlebois, passé en dernier - qui ne livre qu’une ou deux chansons avant de tirer sa révérence) et gratuit donné sur les plaines d’Abraham, ponctué par un modeste feu d’artifice.&lt;br /&gt;Tous les discours de l’animateur (le Laurent Boyer noir local) ont été préparés à l’avance et défilent sur un prompteur même pas discret. Jusqu’à la durée des applaudissements et les pseudo élans d’enthousiasme qui ont été planifiés en amont (voir les &lt;em&gt;"je vous aime, vous avez été ce soir un public incroyable"&lt;/em&gt; défiler sur un écran en même temps que l’animateur les lance à la foule dans son micro laisse un petit goût désenchanté et amer..).&lt;br /&gt;La cérémonie est l’occasion de se gargariser de chiffres délirants : ainsi nous serions 260.000 personnes simultanément présentes sur les plaines, soit plus de la moitié de l’agglomération du grand Québec, représentée par une seule classe d’âge (les 18-35 ans).. personnellement, j’ai de gros, gros doutes…&lt;br /&gt;Enfin, comme je ne voudrais surtout pas jouer les pisse-froid, je préfère laisser les Québécois s’auto-célébrer à travers ces manifestations surfaites. &lt;br /&gt;Du coup, comme on nous avait également dit que la fête du Canada, célébrée une semaine plus tard jour pour jour (1er juillet) n’arrivait pas à la cheville de la Saint-Jean-Baptiste, nous désertons Québec pour la circonstance, et prenons la direction des provinces maritimes de l’est canadien, qui nous invitent depuis que nous avons apprivoisé l’ouest sauvage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que les centres d’intérêt n’y manquent pas. Aux sites acadiens du Nouveau-Brunswick (Caraquet, Bouctouche) répondent en Nouvelle-Écosse les points d’entrée historiques des explorateurs français sur le continent nord-américain (Louisbourg, Port Royal), ainsi que le gigantesque pont de la confédération, dernier avatar retardataire de l’union volontariste d’un pays culturellement hétérogène.&lt;br /&gt;Ce périple est l’occasion de mettre à l’épreuve la prévision dissuasive d’une collègue prévenante qui, mise au fait des mes projets touristiques "orientaux" m’avait opposé le verdict suivant : &lt;em&gt;"là-bas, tu ne trouveras rien d’autre que des anglophones parlant mal français, et des francophones parlant mal anglais !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Pourtant le Nouveau-Brunswick est la seule province du Canada officiellement bilingue… ce particularisme mérite tout de même un peu de considération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de soumettre cet accent particulier à l’épreuve du feu, nous explorons toutefois la Gaspésie, opportunément située sur la route (plus ou moins) et qui possède en elle-même bien des attraits. À Métis, nous découvrons ses fameux jardins à l’anglaise constitués au début du siècle par une bourgeoise américaine : la prouesse consistant à faire pousser dans le climat québécois des fleurs exotiques telles que le pavot bleu du Tibet.&lt;br /&gt;Dans un étang du jardin, nous observons le manège d’un castor, affairé à acheminer sur l’eau les éléments de ses pittoresques édifications. Nous sommes loin de nous douter que cette première rencontre avec la faune en appellera d’autres, tellement plus impressionnantes.&lt;br /&gt;Plus au nord, nous arpentons ses parcs nationaux. Dans celui dit de la Gaspésie, organisé autour des monts Chic-Chocs (!!!), nous surveillons attentivement le "lac Paul", où sont supposés, selon nos guides, venir s’abreuver les orignaux en fin de journée… Mais malgré les températures caniculaires de ce début d'été, aucun orignal ne doit être assoiffé ce soir, car nous en revenons bredouilles… peut-être que les cris de notre petite puce et les cailloux jetés dans le lacs avec forces ricochets ont eu aussi un effet dissuasif sur ces trouillards ?&lt;br /&gt;Pourtant, l’appareil photo était prêt, le caméscope aussi, mais ils n’ont servi qu’à filmer nos trempettes prudentes.&lt;br /&gt;Le temps de ranger tout le matos et nous prolongeons la balade jusqu’au "lac aux américains". En chemin, Corinne me console en me répétant que nous verrons enfin des orignaux au moment où nous nous y attendrons le moins, et que ce lac Paul ne constituait certainement pas, en dépit de ce que je veux en penser, notre plus belle chance de les observer dans la nature..&lt;br /&gt;Et paf ! À peine a-t-elle terminé cette belle leçon d’optimisme qu’un orignal sort de la forêt presque sous nos roues, s’affole un peu en nous découvrant aussi proches, cherche à se glisser de l’autre côté de la piste, mais ne trouvant pas d’issue, remonte la route devant nous sur une vingtaine de mètres avant de disparaître enfin de l’autre côté de la forêt… L’apparition a été si subite, si inattendue, et si proche (moins d'une dizaine de mètres) que nous en restons tous bouche bée, l’appareil photo bien calé au fond du sac…&lt;br /&gt;La balade suivante, qui nous conduit au seul cirque glaciaire du Québec se fait comme dans un rêve, tous les sens aux aguets... Dans l’espoir de croiser quelque autre orignal (ou le même que précédemment, nous ne sommes pas difficiles) nous progressons silencieusement, en scrutant la pénombre crépusculaire… nous y observons moults grenouilles, lapins et autres rongeurs modestes, mais point d’orignal en goguette..&lt;br /&gt;Pas grave, cette rencontre sublime suffit à mon bonheur, et nous rembourse amplement des 7 dollars déposés dans l’urne, selon un système d’auto-déclaration et d’auto-perception des droits d’entrée du parc, dont l’optimisme et la naïveté nous avaient laissé longtemps aussi songeurs que sceptiques.&lt;br /&gt;Mais 7 $ pour un orignal, cela semblait encore trop cher au dieu des voyageurs, car sur la route de l’hôtel, qui nous apparaissait comme un raccourci sur le plan, mais s’est avéré être une piste magistralement défoncée dans la réalité (&lt;em&gt;"chemin endommagé – circulation à vos risques"&lt;/em&gt; précisait le panneau dans un bel euphémisme), nous nous retrouvons subitement juste derrière un orignal au trot, alarmé par la lumière de nos phares. Il met quelques instants (minutes ?) à reprendre ses esprits et à quitter le chemin après nous avoir servi de guide inédit sur plusieurs centaines de mètres.&lt;br /&gt;Cette fois-ci, l’appareil photo était à portée de main, prêt à immortaliser l’événement. Mais dans les ténèbres, avec le flash qui s’écrase dans le pare-brise, la photo tourne au fiasco. Pas bien grave .&lt;br /&gt;Deuxième orignal : deuxième rencontre magique.&lt;br /&gt;Après de telles rencontres, le parc Forillon, planté pour sa part à la pointe septentrionale de la Gaspésie, joue petit bras. Nous n’y croisons aucun orignal. À peine quelques porc-épics, un renard, et des lapins…&lt;br /&gt;Mais la vue du haut du belvédère en bois, dressé au sommet du mont Saint-Alban, qui embrasse le cap Bon-Ami et porte aussi loin que Percé, récompense largement les efforts de l’éprouvante ballade avec un enfant sur les épaules.&lt;br /&gt;Percé justement, nous fait l’honneur de son célébrissime rocher, immuable bien que condamné à s’écrouler à quelque lointaine échéance, vu le rythme annuel de son érosion, de son île Bonaventure, où nous retrouvons quelques maisons fantômes, et de ses colonies de phoques et de fous de bassan.&lt;br /&gt;Après le phoque déjà aperçu la veille au pied du plus haut phare du Canada (seulement 34 mètres.. on ne rit pas), sis à Cap-des-Rosiers, nous commençons à jouer les blasés devant le spectacle de ces clowns des mers, et nous sommes plus surpris par la technique de pêche des fous de bassan, qui rasent l’eau pendant quelques secondes avant de plonger à la recherche de leur proie. Les curieux n’auront pas besoin de traverser l’atlantique pour partager ce surprenant spectacle, puisqu’une colonie de ces volatiles peuplerait également les Côtes-d'Armor.&lt;br /&gt;La fin de la côte gaspésienne nous conduit dans la baie des chaleurs, où une baignade improvisée, sous la canicule, nous donne à méditer sur le décalage entre le nom des lieux et la réalité des températures en vigueur dans l’eau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté de ladite baie, nous pénétrons au Nouveau-Brunswick, en plein cœur de la légendaire Acadie !&lt;br /&gt;Accueillante, celle-ci nous sert d'emblée sur un plateau un bien bel orignal, au bord de la route, qui nous regarde passer d’un air placide. Comme de bien entendu, l’appareil photo n’est pas accessible. Il nous faut donc faire halte toute, puis machine arrière, ce que voyant, le bougre d’orignal juge suffisamment curieux pour battre prudemment en retraite dans le sous-bois.&lt;br /&gt;Pas découragé pour deux sous, je m’élance à sa suite, appareil dans la main, sous les recommandations prudentes de ma petite famille (ça charge les humains, un orignal ?). Mais le terrain est très touffu, et pendant que je tente de comprendre comment une créature aussi grande parvient à se glisser aussi facilement dans des espaces aussi inextricables, les escadrilles de bibittes, probablement chargées de couvrir la retraite dudit, s’abattent sur moi en vrombissant.&lt;br /&gt;C’en est trop pour mon ardeur, et je bas précipitamment en retraite dans la voiture, toutes fenêtres et aérations hermétiquement closes, au risque de mourir de chaud, ou étouffé.&lt;br /&gt;L’orignal numéro 3 n'était pas moins magnifique que ses deux prédécesseurs, et nous commençons à nous dire que nous sommes bénis… Pourvu toutefois que, dans ce florilège de rencontres, nous n’en cartonnions pas un au détour d’un virage…&lt;br /&gt;Ce qui nous a conduit en Acadie, toutefois, ce ne sont pas les orignaux, mais bien tous les acadiens et toutes les acadiennes, qui animent, l’été durant le village historique acadien de Caraquet, capitale de l’Acadie !&lt;br /&gt;Après le village québécois d’antan de Drummondville, le spectacle est un peu redondant, mais en nettement mieux. Étrangement, il se dégage de ce village, bâti selon le même principe (et pour cause, puisqu’il fut le premier du genre et précédant de longue date celui du Québec), un troublant parfum d’authenticité. Est-ce du aux hordes d’enfants costumés qui, vivant à la semaine dans le village, se déplacent de maison en maison à longueur de journée, est-ce du aux mets traditionnels mitonnés par chaque paysanne dans chaque ferme, qui accueille pour le repas du midi tous les paysans et artisans des bâtisses alentours, est-ce du à l’absence totale de repères plus contemporains (pas de boutiques de souvenirs, ni le moindre vendeur de glaces ou de beignets, dans l’enceinte du village), est-ce du au fait que ce sont les mêmes figurants qui jouaient les enfants il y a plus de 25 ans de cela, qui jouent aujourd’hui les anciens du village, avec ce cachet que seuls confèrent l’expérience et le passage des ans ?&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que l’on évolue dans cet univers, les références se brouillent, et l’on démêle de moins en moins le vrai du faux. Impossible de dire qui dort sur place, la nuit, lorsque le site est fermé, et qui tombe seulement le costume pour rentrer chez lui dès le départ des touristes.&lt;br /&gt;Bref, s’il vous faut ne voir qu’un seul village d’antan, entre celui de Drummondville et celui de Caraquet, optez sans état d’âme pour l’Acadie ! Vous pouvez en revanche éviter sans regret le plat acadien traditionnel, baptisé "poutine râpée". Même s'il n'a rien en commun avec la poutine contemporaine québécoise, décrite dans une entrée précédente, il s'avère tout aussi dégeulasse. Je n'en dis pas plus : les téméraires sourds aux bons conseils découvriront cela par eux-mêmes.&lt;br /&gt;L’accent local constitue encore un nouveau dépaysement, même pour des oreilles habituées au Québécois. Entre les &lt;em&gt;"j’avions fait ceci"&lt;/em&gt; et les &lt;em&gt;"mes parents étions venus ici"&lt;/em&gt;, les tournures de vieux français, naturelles dans la bouche des acadiens, contribuent largement à l’exotisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sud du Nouveau-Brunswick, sorti du territoire acadien, se trouve la baie de Fundy, réputée pour abriter les plus hautes marées du monde (jusqu’à 14 mètres d’amplitude verticale). Là, nous nous baladons entre les rochers en "pots de fleurs" du cap Hopewell, hallucinant paysage évolutif au gré de l’érosion rapide produite par lesdites marées. Une bonne image valant souvent mieux qu’un long discours (j’aimerais pouvoir en dire autant des orignaux…), je renvoie le lecteur à la galerie de photos (colonne de droite) pour se faire une meilleure idée de cet étrange panorama.&lt;br /&gt;Au Nouveau-Brunswick, enfin, nous nous attardons quelques instants devant le plus grand saumon du monde, factice, érigé à Campbelton, ainsi que devant le plus grand homard du monde (factice également), exposé à Shédiac. Intérêt limité pour des attractions très mineures, qui ont pour principal mérite de divertir notre puce.&lt;br /&gt;Les noms des communes acadiennes égayent notre itinéraire : Caraquet, Shédiac. Bouctouche, Tracadie, Tabusintac, Néguac, Paspébiac (en Gaspésie)… Toutes ces terminaisons en "ac" évoquent le sud-ouest de la France, dans un improbable rapprochement sonore.&lt;br /&gt;Repus de villages historiques d’antan, nous boudons le pays de la Sagouine, ainsi que le village anglophone loyaliste (pour faire la nique aux acadiens) de Kings Landing… on a vu franchement assez de forges, de moulins et d’écoles du 19ème siècle en quelques jours pour se dispenser de ces deux arrêts supplémentaires.&lt;br /&gt;D’autant que beaucoup de choses nous attendent encore, plus à l’est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont de la Confédération, d’abord, reliant le Nouveau-Brunswick à l’Île du Prince Édouard, long de 13 km, sur lequel nous nous engageons sous un terrible orage. Peut-être gronde-t-il parce qu'il a deviné qu’il n’entrait pas dans nos intentions d’acquitter les 40 $ (environ 30 euros) facturés au touriste lors du retour vers le continent (on appréciera à sa juste valeur la rouerie du stratagème). En tout cas, si l’on peut confirmer la longueur de la chose, on a moins goûté de ce fait la qualité de son paysage maritime.&lt;br /&gt;Sur une île qui prend ses visiteurs pour des vaches à lait, nous ne nous attardons guère. Le temps de nous extasier sur la couleur de la terre, rouge brique comme les déserts de l’Arizona filmés par John Ford en technicolor, et un coup de ferry nous éloigne de cette 8ème province traversée (après le Québec, l’Ontario, le Manitoba, le Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique, et le Nouveau-Brunswick) pour nous conduire vers la neuvième, et probablement dernière (sur 10, joli score tout de même) : la Nouvelle-Écosse.&lt;br /&gt;Pas folle, l’Île du Prince Édouard a pris bien soin toutefois de nous assommer au départ du ferry, avec un tarif de traversée assez prohibitif, histoire de compenser le manque à gagner sur le pont de la Confédération… Quelle arnaque !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Nouvelle-Écosse, nous sommes accueillis par un climat typiquement écossais. Lorsque la brume ne recouvre pas la campagne, il se met à pleuvoir. Cela me rappelle des vacances en Écosse, lors d’un lointain mois d’août, où les températures n’avaient pas réussi à dépasser les 16 degrés Celsius.&lt;br /&gt;Donc, l’accointance entre les deux terres dépasse le strict domaine de l’homonymie, pour s’étendre aux considérations climatiques. Mais il en faut plus pour nous rafraîchir. D’autant que, derrières ces atours grisâtres, la Nouvelle-Écosse a des mets de choix à offrir.&lt;br /&gt;D’abord le site historique reconstitué le plus bluffant qu’il m’ait été donné de visiter de toute ma vie (encore courte, je le concède). J’avais entendu beaucoup de bien de Louisbourg, mais la réalité dépasse la dithyrambe.&lt;br /&gt;Cette forteresse française du 18ème siècle, prise par les anglais en 1758 (un an avant Québec) avant d’être détruite, a été rebâtie avec un souci du détail et de l’authenticité qui frise l’aliénation.&lt;br /&gt;Pour le coup, c’est vraiment notre voyage dans le temps numéro 4 (après ceux du mois de mai), et ce site patrimonial dépasse facilement de la tête, des épaules, et même du bassin, les villages paysans suscités (ainsi, je l'avoue, que mon village fantôme fétiche).&lt;br /&gt;Impossible de rentrer dans le détail, tant le jusqu’au-boutisme de la reconstitution épate. Louisbourg, ça ne se raconte pas, ça se vit. C’est clairement mon coup de cœur de cette fin de printemps.&lt;br /&gt;Situé au bout du monde, à l’extrémité côtière d’une route elle-même excentrée de la province la plus orientale du Canada, se trouve donc LE site historique du Canada à ne pas manquer. À bon entendeur…&lt;br /&gt;Pour se remettre de ce choc touristique, nous nous prélassons le long de la Cabot trail, route qui serpente à flanc de montagne, au nord du Cap Breton, entre fjords et océan. Les paysages sont splendides, certes, d’autant que c’est à peu près le seul moment où nous apercevrons le soleil, et son chatoyant coucher, durant notre séjour en Nouvelle-Écosse, mais ce ne sont clairement pas les souvenirs que je conserverai de ces lieux. Ceux que j’emporte avec moi, ce sont ceux de ces rencontres exceptionnelles, avec de nouveaux orignaux (bravo à ceux qui l’auraient parié -  c'était facile) et qui dépassent encore, si cela était possible, les trois précédentes.&lt;br /&gt;C’est avant tout la harde d’orignaux, toutes générations confondues, aperçue depuis la route, puis longuement observée, à une faible distance pendant des dizaines de minutes miraculeuses. Entre les orignaux juvéniles, aux tailles de poneys, et les vénérables adultes, aux bois gigantesques, tout le panel de cet animal mythique s’est déployé là, sous nos yeux incrédules.&lt;br /&gt;D’abord inquiets de nous voir si curieux, les plus jeunes ont pris des distances raisonnables, en se réfugiant dans les bois alentours. Mais les mâles âgés, sûrs de leur force, sont restés d’avantage impassible, guettant les intentions, et peut-être les accessoires, de ces bipèdes hardis.&lt;br /&gt;Face à une telle aubaine, j’ai bien sûr sorti l’appareil photo de circonstance. Le temps de régler la mire avec deux ou trois clichés foireux, et… patatras, ma batterie me laisse tomber ! Voilà ce qu’il en coûte de &lt;em&gt;shooter&lt;/em&gt; à tort et à travers dans la forteresse de Louisbourg. On a plus de jus pour les rencontres fortuites. Étant un homme de ressources, je m’empare du caméscope, que je me félicite d’avoir emmené, pour la première fois, dans l’un de nos voyages. Le temps de filmer les orignaux les plus proches, et de m’empêtrer dans les branchages de ce terrain marécageux (mais comment font ces bêtes ?), et patatras, la cassette vidéo expire… bien sûr, je n’ai pas amené de cassette de rechange :-(&lt;br /&gt;Une poignée de secondes d’atermoiements plus tard, je prends la décision cornélienne d’effacer quelques images de ma fille et de sa mère en train de s’ébattre dans la piscine de l’immeuble québécois (spectacle réjouissant mais au demeurant moins rare que celui de familles d’orignaux en liberté) pour libérer un peu de précieuse bande. Et enfin, je couche pour la postérité sur pellicule cette rencontre si typiquement canadienne, qui m’obsède depuis tant de mois (le H doit encore s’en souvenir).&lt;br /&gt;C’est même nous qui finissons par rebrousser chemin, laissant nos hôtes continuer à mener leur tranquille existence. Tout le temps qu’a duré ce contact, à 2 ou 3 dizaines de mètres maximum, je me suis interrogé sur les mesures d’urgence à prendre en cas de charge intempestive orientée vers nos personnes. Mais non, les orignaux ne sont pas agressifs (pas ceux là du moins, malgré la présence de leurs petits). Soit ils fuient, soit ils vous laissent approcher jusqu’à la distance qu’ils jugent respectable. Je ne vois pas bien, dans ces conditions là, où peut être le mérite du chasseur qui rapporte un tel trophée. Autant tirer sur des poules…&lt;br /&gt;Tandis que la nuit tombe, et que nous nous réjouissons en cœur de cette vision, je lance un avertissement, en forme de boutade, à Corinne qui a pris le volant : &lt;em&gt;"Méfie-toi. Vu la quantité d’orignaux qu’il a l’air d’y avoir dans le coin, ce serait ballot de s’en "pogner" un dans la carrosserie"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;J’ai à peine fini ma phrase que Corinne me donne un coup de coude : là, à 3 mètres de la voiture, au milieu de la route qui monte, sa silhouette se découpant merveilleusement devant le soleil couchant, un gigantesque orignal nous présente son plus beau profil.&lt;br /&gt;Je n’ai plus aucun moyen de fixer l’image sur quelque support que ce soit. Et de toute façon l’intéressé trop modeste ne garde pas la pose bien longtemps. Mais cette dernière (hélas, car on ne s’en lasse pas) rencontre avec l’animal, aussi brève que la précédente avait été longue, restera longtemps imprimée dans mon cerveau.&lt;br /&gt;Après ça, la Cabot trail, oui, oui, c’est très joli, tout ça, tout ça, mais comment dire… j’ai un peu l’esprit ailleurs, en pleine forêt, avec ces beaux mammifères qui sont enfin sorti de leur réserve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons le Cap Breton pour Halifax, LA grande ville de la Nouvelle-Écosse, où nous renouons avec notre ami le brouillard. Un petit tour dans la citadelle, gratuite en cette fête du Canada (et drainant subséquemment des foules abondantes), et sur le port, puis nous allons nous rafraîchir les idées à Peggy’s Cove. Mais la brume, omniprésente sur cette côte, ne nous permet pas de profiter pleinement des deux sites. Nous achevons donc nos aventures maritimes à Port-Royal, lieu historique de la première implantation durable des colons français, emmenés par un certain Samuel de Champlain, au Canada. Bref, nous terminons notre circuit à l’endroit exact où tout à commencé pour ce vaste pays, en 1604 (4 ans avant la fondation de Québec).&lt;br /&gt;Dans un lieu aussi hautement symbolique, nous pouvions nous attendre, en ce jour de fête nationale, à des manifestations un tantinet exceptionnelles. Que nenni, mon brave. Ici, tout le monde s’en fout. Pas l’ombre d’une festivité, pas le moindre petit feu d’arti-fesse… que dalle !&lt;br /&gt;Seule la gratuité du site, décrétée la veille en l’honneur du Canada, a réussi à attirer la petite foule (pourtant, à 4$ l’accès au site – en gros 2,5 euros - il faut être assez mesquin pour attendre ce jour pour visiter). Lorsque nous nous y rendons le lendemain matin, nous nous disputons les lieux avec 4 malheureux touristes, et le Canada moderne, celui flanqué de son drapeau rouge à feuille d’érable, brille remarquablement par son absence.&lt;br /&gt;Peu importe. Le site se suffit à lui-même. Et s’il n’avait tenu qu’à moi, je me serais bien passé également des 4 matinaux de trop. Dans ces lieux, donc, remarquablement reconstitués eux aussi (bien obligé, vu que comme à Louisbourg, les sympathiques anglais n’ont eu de cesse de vouloir réduire en cendres ou en ruines chaque lieu fondé par les français sur ce continent), Samuel de Champlain, charentais originaire de la merveilleuse Brouage, futur fondateur de la ville de Québec, mandaté par le Sieur De Mons, bâtit la première habitation "civilisée" du continent nord américain. Une cinquantaine d’homme travaillèrent là, avant que la perfide Albion n’y foute le feu. Mais à ce moment la, en 1613, Champlain était déjà loin, plus à l’ouest, dans la vallée du Saint-Laurent, s’extasiant sur les vertus défensives naturelles du nouveau site choisi pour implanter un comptoir royal de traite de fourrure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour, nous guettons l'orignal. Mais il ne se montrera plus !&lt;br /&gt;Nous avons toutefois le sentiment d'avoir percé le mystère de ses apparitions, et comme nous avons un bon fond, nous le livrons dans ces lignes : pour augmenter de façon exponentielle ses chances de croiser des orignaux, rien ne vaut d'aller se promener en voiture, sur les routes et chemins des parcs nationaux, à la noirceur... euh, pardon, au crépuscule, soit, en cette période, entre 20h30 et 22h...&lt;br /&gt;De rien, ça m'a fait plaisir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bord du ferry qui nous ramène au Nouveau-Brunswick à hauteur de Saint-John, convaincus de notre baraka, nous attendons encore d'apercevoir des baleines, comme promis par la documentation de bord. Mais la brume qui nous colle au train sur cette Nouvelle-Ecosse coupe court tous nos espoirs.&lt;br /&gt;Pourtant, de retour au Québec, à une heure avancée de la soirée, une biche file comme l'éclair devant nos phares. Heureusement qu'elle était rapide la bougresse, car autrement un choc à 130 km/heure aurait été très dommageable, pour elle comme pour nous (je ne parle même pas du PT Cuiser).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que nous avons vu le Canada d’est en ouest, et presque du nord au sud (nous n’irons pas, faute de temps, dans les territoires du nord – Nunavut, Yukon et cie), nous pouvons nous faire une représentation un peu plus pertinente de ce gigantesque pays, de son histoire, de sa géographie, de ses hommes et de ses femmes, de ses villes et ses campagnes, de son climat et bien sur de sa faune.&lt;br /&gt;La grande question maintenant, c’est : que va-t-on bien pouvoir faire du dernier mois que nous allons y passer ?&lt;br /&gt;Heureusement, en cherchant bien, on trouve encore quelques petites choses à voir :-) Au Québec, naturellement, mais également plus au sud, et à l'est, aux Etats-Unis, dont l'histoire de la Nouvelle-Angleterre est difficlement dissociable de celle du Canada.&lt;br /&gt;Mais on reparlera de tout cela en juillet !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112050745879528396?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112050745879528396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112050745879528396&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112050745879528396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112050745879528396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/juin-2005-totems-bibittes-et-orignaux.html' title='Juin 2005 : Totems, bibittes et orignaux !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-112050022415760020</id><published>2005-07-04T14:03:00.000-04:00</published><updated>2005-07-04T14:08:07.996-04:00</updated><title type='text'>À venir : en juin, nous découvrons l'Acadie !</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/23536048/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos18.flickr.com/23536048_f219e50f0b_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, promis, c'est le dernier teaser pour le mois de juin.&lt;br /&gt;Je traîne toujours un léger retard dans mon rythme de narration.&lt;br /&gt;Et ce mois de juin a été tellement intense qu'il risque d'être très long...&lt;br /&gt;Donc, sous très peu, Vancouver, Victoria, la Gaspésie, les provinces maritimes, et bien d'autres choses encore...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-112050022415760020?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/112050022415760020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=112050022415760020&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112050022415760020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/112050022415760020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/07/venir-en-juin-nous-dcouvrons-lacadie.html' title='À venir : en juin, nous découvrons l&apos;Acadie !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111929847618519291</id><published>2005-06-20T16:14:00.000-04:00</published><updated>2005-06-20T16:16:08.120-04:00</updated><title type='text'>À venir : en juin, nous admirons les totems de la Colombie-Britannique</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/19364328/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos17.flickr.com/19364328_552908baa8_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/19364328/"&gt;Le parlement de Colombie-Britannique&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111929847618519291?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111929847618519291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111929847618519291&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111929847618519291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111929847618519291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/venir-en-juin-nous-admirons-les-totems.html' title='À venir : en juin, nous admirons les totems de la Colombie-Britannique'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111877597555202086</id><published>2005-06-14T15:06:00.000-04:00</published><updated>2005-06-14T15:08:20.620-04:00</updated><title type='text'>À venir : en juin, nous survivons au pont suspendu de Capilano</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/19363311/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos16.flickr.com/19363311_c6d5190458_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/19363311/"&gt;Le pont suspendu de Capilano&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111877597555202086?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111877597555202086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111877597555202086&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111877597555202086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111877597555202086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/venir-en-juin-nous-survivons-au-pont.html' title='À venir : en juin, nous survivons au pont suspendu de Capilano'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111809212082722336</id><published>2005-06-06T17:08:00.000-04:00</published><updated>2005-06-21T11:00:09.896-04:00</updated><title type='text'>Mai 2005 : nous voyageons dans le passé (entre autres)</title><content type='html'>Promis, en ce mois de mai, je ne m’appesantirai pas sur le temps.&lt;br /&gt;J’ai trop exploité le filon climatique depuis le début de ce blogue, au fil des entrées précédentes, pour développer encore d’avantage sur les atermoiements météorologiques de la belle province.&lt;br /&gt;Pourtant, il y aurait largement de quoi dire. &lt;br /&gt;Entre des températures lamentables oscillant laborieusement entre +5 et +15 degrés Celsius, sous des pluies ininterrompues et redoublées les «fins de semaine», entre des bourrasques de vent à décorner tous les bisons de l’île d’Orléans ou à suspendre le trafic des traversiers entre les rives éloignées du fleuve, sous la grisaille déprimante d’un ciel en peine qui n’en peut plus de pleurer et de s’assombrir, le mois de mai s’est donné beaucoup, beaucoup de mal pour ressembler au mois d’avril.. encore ce dernier avait-il consenti, dans ses instants d’égarement, ou de clémence, à quelques lumineuses et chaudes journées, pour laisser entrapercevoir les jours meilleurs à venir…&lt;br /&gt;Mais le mois de mai ne connaît pas la clémence… «en mai, tu vas en baver» : tel semble être l’adage populaire revu et corrigé en cette contrée, à cette période de l’année.&lt;br /&gt;Bien sûr, j’entends, de ci de là, les sceptiques ou les optimistes qui ressassent que ce mois de mai est anormalement pourri, et qu’il n’en va pas de même d’habitude… mais comme ils disaient déjà la même chose tous les mois précédents («ce mois de septembre est incroyablement beau pour la région», «ce mois de décembre est plus enneigé qu’à l’ordinaire», «ce mois de janvier est moins froid que d’habitude», «ce mois de février est exceptionnellement doux pour la saison»…) j’en suis arrivé à ne plus leur prêter guère d’attention.&lt;br /&gt;Donc, pour en terminer avec le sujet du temps que j’ai promis en introduction de ne pas aborder, le printemps au Québec, entre les ondées d’avril et les grand’ mers de mai, c’est une vraie saison de merde !&lt;br /&gt;Espérons que le mois de juin sauvera l’honneur car Vancouver sous la pluie, c’est sûr, ce sera « plate » !.&lt;br /&gt;Autant pour la question du ciel, qui ne sera donc pas développée dans cette entrée :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, des mois de mai au Québec, nous n’en aurons qu’un, donc foin de lamentations, action, réaction, nous continuons notre périple Canadien d’est en ouest, du nord au sud.&lt;br /&gt;Au nord de Québec, précisément, nous prenons d’assaut les hauts lieux touristiques de la région du lac Saint-Jean, gigantesque mer intérieure, qui évoque au choix le lac Léman sans le jet d’eau, ou la mer morte sans la salinité…&lt;br /&gt;Le premier lieu d’importance historique majeure dans les parages s’appelle «le village fantôme de Val-Jalbert».. (&lt;strong&gt;Voyage dans le passé, première…&lt;/strong&gt;)&lt;br /&gt;Si, si, vous avez bien lu «fantôme» !!! &lt;br /&gt;Forcément, avec une telle carte de visite, il n’en fallait pas plus pour aiguiser notre curiosité supernaturelle.&lt;br /&gt;Le contexte tout d’abord : au bord de la chute de la rivière Ouiatchouan (nom indien), un industriel éclairé implante au tout début du 20ième siècle une usine de production de pâte à papier, et construit de toutes pièces un village tout autour pour loger ses ouvriers.&lt;br /&gt;En quelques mois, sortent donc littéralement de terre de coquettes bicoques de bois, dotées de tout le confort moderne (eau courante, électricité, chauffage… etc), qui composent, autour des services «publics» de rigueur (couvent-école, poste, General Store, hôtel, église), et des agréments de la modernité (éclairage public, service de bus, bouches à incendie régulières…) un très agréable cadre champêtre.&lt;br /&gt;Vu le prix des prestations (8-9 $ de loyer mensuel pour la maison, plus 1 dollar mensuel pour les services), les ouvriers de Val-Jalbert font figure en cette aube de siècle nouveau, de privilégiés dans un modèle de ville dite «de compagnie».&lt;br /&gt;Mais la belle histoire ne dure pas longtemps. Une conjoncture économique défavorable entraîne la faillite de la compagnie à peine 25 ans plus tard, et en 1928, la bourgade ne survit pas à la fermeture de la pulperie et à la coupure consécutive de l’électricité.&lt;br /&gt;Les décennies qui succèdent se chargent ensuite, au gré des intempéries sévères qui caractérisent la région, de donner aux lieux un aspect hautement lugubre, entre toitures éventrées par le poids de la neige, maisons à l’agonie faute d’entretien, chemins à l’abandon recouverts de mauvaises herbes, forêt épaisse qui investit les lieux désertés par l’homme, et usine délabrée, où ne résonne plus que le bruit de la chute et des animaux de passage.&lt;br /&gt;La visite des lieux est hautement intéressante, non seulement pour son aspect «ville de compagnie» du tournant du 19ième et du 20ième siècle, en tant que création artificielle, reflet fidèle mais fragile de la prospérité éphémère de son centre de gravité économique, mais également pour le charme nostalgique qui émane de ces lieux, témoins d’une époque révolue où se sont entrechoqués des modes de vie en profonde mutation.&lt;br /&gt;Bref, Val-Jalbert, c’est un lieu extra, à mi-chemin entre la ville western à l’abandon, et la ville moderne expérimentale, testée en grandeur nature, avec de vrais gens, de vraies famille, bref de vraies tragédies de chair et de sang pendant plus de deux riches décennies.&lt;br /&gt;Notre guide de routards (que nous sommes à n’en point douter) nous confirme qu’il se dégage des lieux une indiscutable mélancolie. Et c’est vrai que sous ce ciel lourd et froid de mai, en l’absence des figurants costumés qui égayeront les lieux pendant la haute saison touristique (juillet - août), Val-Jalbert silencieuse et déserte donnerait presque des frissons… pour tout dire, le mot mélancolie sied certainement au décor, mais le substantif original de «&lt;em&gt;lugubrité&lt;/em&gt;» pourrait presque être inventé pour lui.&lt;br /&gt;En tout cas, pour une imagination fertile, en manque d’au-delà, c’est un contexte à fort potentiel !&lt;br /&gt;Pour en avoir le cœur net, nous choisissons donc de passer la nuit sur place.&lt;br /&gt;Pour les toqués de notre espèce, les quelques chambres de l’hôtel / General Store ont été retapées à neuf, et un gardien surveille l’entrée du site jusqu’à 3 heures du matin…&lt;br /&gt;Et c’est absolument tout. &lt;br /&gt;Pas d’autre employé ou préposé de tout poil à la ronde. Pas de personnel dans l’hôtel, pas de chien dans le parc, pas de voisin à portée de voix, et bien sûr, pas de téléphone ou de télévision… en fait, nous sommes bien heureux de trouver de l’électricité dans notre chambre, ainsi que de l’eau chaude dans la salle de bain.&lt;br /&gt;Bientôt, la lune voilée dispense le seul éclairage public que connaissent les lieux depuis près de 80 ans…&lt;br /&gt;Les rares touristes de la journée ont déserté le site depuis longtemps, et la cahute du gardien, postée à l’orée des bois, au niveau du parking, paraît bien loin, et en tout état de cause, totalement hors de vue et d’oreille.&lt;br /&gt;Inutile de préciser que nous sommes les seuls clients de l’hôtel… et que les employé(e)s du site n’ont toujours pas du se remettre totalement de voir une paisible petite famille renoncer consciemment aux charmes discutables des communes avoisinantes, pour celui, fort subjectif, d’une inquiétante ville fantôme.&lt;br /&gt;Qu’importe : nous sommes désormais les maîtres des lieux. &lt;br /&gt;Maîtres de pas grand chose, à vrai dire…&lt;br /&gt;Une poignée de maisons remises sur pied, aux trois-quarts vides, et une bonne quantité de ruines vénérables, lourdes de souvenirs et de secrets.&lt;br /&gt;Le grondement de la chute, omniprésent, écrase le silence de tout son poids envahissant, comme un sourd et funeste pressentiment.&lt;br /&gt;La journée a été riche et longue, donc nous n’optons pas pour la séance de cache-cache nocturne dans les débris de bois du village (idéal pour digérer en flippant, ainsi que pour se vautrer nocturnement sur quelque clou ou écharde «tétanosé») et, après un «souper» de poisson dans un restaurant éloigné («on aimerait goûter le fameux «ouananiche» - &lt;em&gt;encore un nom indien&lt;/em&gt; … désolé monsieur, mais il a beau figurer sur la carte et sur la pancarte extérieure du restaurant, nous ne le servons pas encore à cette période de l’année… bon, dommage, pour la peine, nous ne goûterons pas la célèbre tarde aux bleuets du lac St-Jean…» on prend les mesures de rétorsion qu’on peut contre la publicité mensongère…), nous nous couchons bien sagement dans notre chambre particulière, de notre hôtel privé, de notre village fantôme personnel !&lt;br /&gt;À 23 heures, tout le monde dort dans la chambre, autant dire dans l’hôtel, voire dans le village… ah non, pas tout à fait… le gardien est supposé faire son office, espérons donc que lui, au moins, il ne dort pas.&lt;br /&gt;À 3h du matin, le gardien quitte les lieux. &lt;br /&gt;Nous sommes dès lors, plus que jamais, les seules et dernières âmes vivantes (en présumant que les animaux n’ont pas d’âme, c’est mon prof de catéchèse qui m’a appris ça quand j’étais petit) présentes sur les lieux.&lt;br /&gt;Bien sur, à cette heure tardive, ou matinale selon les sensibilités, nous nous moquons éperdument de cet état de fait, profondément enfouis que nous sommes dans les recoins éloignés du royaume du sommeil.&lt;br /&gt;Mais à 3h11, Val-Jalbert se réveille !&lt;br /&gt;Du moins, moi, la tête écrasée sur mon oreiller, je me réveille en sursaut…&lt;br /&gt;Quelque chose, dehors, de suffisamment étrange, m’a extirpé brutalement du pays des songes…&lt;br /&gt;Dans les ténèbres, assis sur le lit, je tends l’oreille pour capter les accrocs du silence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’abord un tintement léger qui retentit à faible distance et attire mon attention.&lt;br /&gt;Pas besoin de se tordre les neurones pour situer ce bruit métallique : la cloche de l’école voisine, sous la poigne délicate d’une fragile sœur enseignante, sonne la fin des cours…&lt;br /&gt;Des rires d’enfants étouffés parviennent jusqu’à la chambre : les écoliers qui remontent la rue principale, débarrassés de la pression scolaire ecclésiastique, partagent sur le chemin de la maison, les jeux et les plaisanteries qui caractérisent leur âge juvénile.&lt;br /&gt;Des éclats de voix confus montent maintenant du magasin général situé sous notre plancher… des hommes débattent ferme du prix des derniers articles livrés… leur confortable salaire de 25 $ par semaine, ne leur permet toutefois pas de luxes inconsidérés.&lt;br /&gt;Plus loin, un long crissement strident marque l’arrêt provisoire des wagons de chemin de fer devant l’usine de pulpe, attendant d’avaler leurs chargements de feuilles pressées, à destination de l’Europe ou des États-Unis.&lt;br /&gt;Et ce brouhaha, encore plus loin, c’est celui des ouvriers qui se croisent, ceux-ci ayant terminé leur «&lt;em&gt;shift&lt;/em&gt;» et reprenant le chemin de leur petite masure, ceux-là qui leur renvoient leur salut avant de prendre leur ouvrage pour les 8 heures à venir, à écorcer, broyer, effriter, amalgamer, et essorer la précieuse pâte à papier.&lt;br /&gt;Leurs voix sont assourdies par le raclement des centaines de troncs d’arbre, acheminés par voie d’eau, jusqu’aux portes de l’usine, sous les coups de pique experts des maîtres draveurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’horrible réalité me glace le sang !&lt;br /&gt;Dans son sentiment de solitude inexpugnable et sa certitude d’isolement absolu, le village de Val-Jalbert, abandonné à la seule nature pour quelques heures, rend ses habitants au simulacre de la vie, livre aux ruelles ses spectres frustrés, et poursuit vaille que vaille sa vocation fondatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette illusion de solitude totale ressort d’une erreur de jugement. En dépit du bon sens élémentaire, qui devrait pousser tout touriste normalement constitué à poser ses valises près des lieux de vie ordinaires, une petite famille française a bel et bien choisi ce site improbable et désolé pour passer la nuit. Sans publicité, nous avons occupé cette chambre, au premier étage du General Store dont les locataires de basse saison doivent d’ordinaire pouvoir se compter sur les doigts d’un manchot.&lt;br /&gt;Et cette audace inédite nous projette subitement au cœur d’un rituel centenaire interdit aux yeux des vivants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les battements assourdissant d’un cœur frénétique, la curiosité l’emporte sur la peur. Dans un élan de courage incontrôlé, j’opte pour le coup d’œil indiscret, depuis le point d’observation avantageux que confère la chambre au premier étage de l’hôtel, avec vue sur la rue principale.&lt;br /&gt;Furtivement, je me glisse hors du lit (ce n’est pas vraiment le moment de réveiller mes deux amours), j’avance jusqu’à la fenêtre. Avec un luxe infini de précautions, je relève le store de quelques centimètres et j’écarte le rideau de dentelle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle extérieur me laisse bouche bée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a rien… &lt;br /&gt;Ni spectre en goguette, ni silhouette fantomatique d’enfant, ni calèche surgie du passé, ni cheval décharné, ni train fumant, ni ouvrier ou religieuse livide… rien que la nuit, le vent, et le grondement de la chute, en guise de défi perpétuel au silence oppressant.&lt;br /&gt;Les maisons de Val-Jalbert sont telles qu’elles étaient, quelques heures plus tôt, sous la lumière diurne, les unes fières et branlantes, les autres éventrées et agonisantes, oubliées de toute vie depuis un peu moins d’un siècle !&lt;br /&gt;Tout le reste, les voix, la cloche, les rires, les wagons, n’était que le fruit d’une imagination complice, stimulée par un environnement propice et un contexte inspirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, s’il est un lieu où le pathos, la souffrance et la frustration auraient pu produire leur chargement d’âmes en peine, c’est bien le village de Val-Jalbert, dont la brièveté de l’histoire (décrite plus haut) n’a d’égale que l’intensité des drames humains qui s’y sont joués : épidémie de grippe espagnole en 1918, qui terrasse la quasi-totalité des femmes en couches et des enfants, fermeture brutale de l’usine suite à l’effondrement du cours du papier, coupure unilatérale de tous les services domestiques offerts par la compagnie, laissant les dernières familles dans le froid, le silence, et l’obscurité.&lt;br /&gt;Tout aurait dû concourir à créer ici, un nexus favorable au retour des malheureux….&lt;br /&gt;Leur absence persistante ne peut donc signifier qu’une seule chose : les fantômes n’existent pas ! Quelle désillusion…&lt;br /&gt;Quant à moi, il ne me reste plus qu’à me rendormir, afin de ressusciter cette vie et cette époque révolues en songe, à défaut de pouvoir compter sur la perméabilité du royaume des morts pour faire le travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au petit matin, les derniers stigmates évanescents des folles illusions nocturnes achèvent de disparaître dans les premiers rayons d’un faible soleil.&lt;br /&gt;Nous avons fait le tour des mystères de Val-Jalbert. Nous n’y reviendrons certainement pas sous la canicule et nous ne souhaitons pas y entendre les applaudissements enthousiastes des touristes devant les acteurs estivaux bénévoles, car pour nous, dorénavant, Val-Jalbert rime avec solitude, recueillement, et nostalgie. Mais que l’on ne s’y trompe pas : il s’agit bien de belles émotions offertes par un décor fascinant, et nous repartons conquis par ce lieu hors du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre attrait touristique majeur de la région du lac Saint-Jean, c’est l’incontournable zoo, pardon "zou", de Saint-Félicien, proclamé «plus beau zou du Québec» par notre inépuisable guide.&lt;br /&gt;La perspective de rencontrer de près la faune boréale n’est pas pour me déplaire, moi qui déplore depuis des mois de ne voir d’orignaux et d’ours que sur les panneaux au bord des routes.&lt;br /&gt;Bien sûr, des animaux morts, écrasés sur la chaussée, nous en avons vus plus que notre lot : largement de quoi remplir la Palmyre…des kilos de ratons laveurs, marmottes, castors, chats, et surtout espèces non identifiables, rendues méconnaissables par la bouillie écœurante des viscères et des poils, sous l’agression barbare des pneumatiques en folie.&lt;br /&gt;Mais de vivants, de sains et bien portants, traversant paisiblement, du pas tranquille et indifférent du sénateur sylvestre, ou urgemment, poussés par quelque instinct sauvage apeuré, la chaussée de bitume, nous n’en avons vu goutte !&lt;br /&gt;À peine, en cherchant bien, a-t-on pu voir un modeste couple de marmottes, provisoirement séparées par le ruban d’asphalte, le long du lac St-Jean (en attendant probablement que l’une ou l’autre se fasse rouler dessus), quelques biches au bord d’un lac, aperçues au crépuscule dans les cantons de l’Est, ou une autre marmotte plus curieuse que la moyenne de ses congénères dans le village de Val-Jalbert. C’est bien trop peu pour un pays doté d’un potentiel aussi quasi-illimité que le Québec.&lt;br /&gt;Donc, le zou de Saint-Félicien, ce sera à n’en point douter l’occasion de faire le plein de poils et de plumes en toute sécurité, aussi bien pour nous que pour les bébêtes.&lt;br /&gt;A l’entrée du zou, un choc : le coût du billet. Près de 30 dollars par adulte (pas loin de 20 euros), 11 dollars pour un enfant de 3 ans. Les apôtres de la boréalie n’y vont pas avec le dos de la cuillère. À côté de ce coup de massue, les 13 euros de droit d’entrée au zoo de la Palmyre suscité font figure d’aumône charitable.&lt;br /&gt;Bon, on a certainement pas fait tout ce chemin pour renoncer devant un coup de fusil, aussi sec soit-il, et après la torpeur de Val-Jalbert, un peu d’animation nous fera le plus grand bien.&lt;br /&gt;Au diable l’avarice, nous attaquons hardis la visite exploratoire de ce temple de la nature.&lt;br /&gt;La partie pédestre de l’édifice n’est pas d’un intérêt supérieur. On reste dans du classique, bien fait mais sans surprise. Le petit film «multisensoriel» qui précède la balade est agréable et sympathique, mais ne casse pas les briques annoncées.&lt;br /&gt;En fait, l’intérêt du zou réside dans sa seconde partie, constituée autour d’un grand parc naturel, dans lequel les animaux évoluent à leur guise, en quasi-liberté, les uns avec les autres (seule limite : les prédateurs sont séparés de leurs chaînes alimentaires sinon il n’y aurait rapidement plus que des loups gras et repus à contempler).&lt;br /&gt;Le visiteur se déplace pour sa part dans un petit train un rien kitsch, garni de barreaux de tous côtés, et propulsé à rythme d’escargot par une voiturette blindée.&lt;br /&gt;Cette plongée dans le royaume sauvage permet de faire de bien belles rencontres, à portée de main, ourse et ourson par ici, orignaux (enfin !!) par là, chiens de prairie par centaines de ce côté, caribous par dizaines de celui-là, marmottes à droite, loups à gauche, bisons devant, bœufs musqués derrière.&lt;br /&gt;On apprend au passage que, en dépit des apparences, l’animal le plus dangereux du parc est bien ce dernier, car le mâle dominant du troupeau, orné d’une imposante paire de cornes, a la fâcheuse manie de charger violemment le train, et tout particulièrement son dernier wagonnet… une goutte de sueur ruisselle le long de la colonne vertébrale de ses passagers, tandis que ce mâle acariâtre semble peser le pour et le contre… mais la prudence finit par l’emporter, dévoué qu’il se trouve pour la circonstance à la protection d’un nouveau-né du matin, en plein apprentissage de la marche à quatre pattes. D’ailleurs, les nouveaux-nés de toutes espèces donnent à cette réserve des allures délicieuses de pouponnière.. il faut se retenir pour ne pas descendre du train et ramasser l’ourson pataud qui chemine au bord du fossé. La présence intimidante de son énorme mère achève cependant de convaincre que ce serait une mauvaise idée.&lt;br /&gt;En conclusion, si le zou de Saint-Félicien vaut le coup, c’est bien pour cette seconde partie de la visite, qui donne à voir ce que les forêts canadiennes ont d’ordinaire tendance à cacher mesquinement, à savoir la vie sauvage dans son rythme et dans son habitat naturels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la route du retour vers Québec, comme une récompense pour nous être montrés bien malgré nous si patients dans nos ardeurs de rencontre impromptue avec la faune canadienne, la forêt nous offre la saisissante vision d'un loup sortant du bois, au passage de notre véhicule. La bête prudente ne s'avance pas sur la chaussée (elle a dû voir elle aussi les monceaux de ratons laveurs en charpie), mais bien campée à l'orée de la forêt, elle s'expose longuement au regard admiratif de ses spectateurs incrédule. L'apparition magique et exclusive, puisqu'il n'y a que nous sur cette longue route isolée, conclut de façon miraculeuse cette journée nature. Bien sûr, nous nous plaisons à voir un loup, là où il pourrait aussi bien ne s’agir que d’un simple coyote (hey, c’est déjà pas si mal… perso, je n’avais encore jamais vu ni loup ni coyote en liberté…). En effet, nous savons, depuis notre visite à St-Félicien, que seul leur hurlement respectif permet de distinguer l’une de l’autre les deux variétés de canidés. Va pour le loup, donc, car nous n’irons pas lui chatouiller les narines pour l’écouter chanter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin du mois de mai approche, sous ses invariables averses, et la date de notre aventure transcanadienne devient imminente. Mais avant d’aller voir à l’Ouest du pays si le ciel est plus bleu («Go west, where the skies are blue» ?), nous nous fendons d’une petite visite au Cyclorama de Jérusalem ! (&lt;strong&gt;Voyage dans le passé, seconde…&lt;/strong&gt;)&lt;br /&gt;Un nom pareil, ça ne s’invente pas, et il y avait longtemps que cette rotonde incongrue, plantée à quelques encablures de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, titillait notre curiosité.&lt;br /&gt;Les premiers indices sur sa nature, glanés auprès de mes collègues québécois, n’avaient guère éclairé notre lanterne.&lt;br /&gt;«C’est-tu quoi ça le Cyclorama de Jérusalem ?»&lt;br /&gt;«Ça doit être un site de vitesse pour bicycle !» (pour les béotiens, bicycle = vélo en québécois)&lt;br /&gt;«Que nenni chers amis, il s’agirait en fait d’une toile de maître peinte à la fin du 19ième siècle, figurant, sur 360 degrés, le panorama de la ville sainte à l’antiquité…»  &lt;br /&gt;Stupeur et déconcertation défilent sur les visages de mes interlocuteurs… J’enfonce le clou :&lt;br /&gt;«Il paraît que c’est saisissant de réalisme, et que le Québec a de bonnes raisons de s’enorgueillir d’une telle œuvre. Quelqu’un l’a-t-il déjà vue ?» &lt;br /&gt;À cet instant précis, je me découvre des talents télépathiques, lorsque je crois entendre, en une belle symphonie, résonner dans le vortex de mes confrères, l’imparable sentence : «Maudit français». Je n’insiste pas davantage…&lt;br /&gt;La curiosité a beau être un vilain défaut, c’est elle qui nous permet néanmoins de patienter sagement pendant les longs mois d’hiver précédant la réouverture printanière (comme d’hab) de ce site intrigant, et mi-mai, nous en découvrons enfin le secret.&lt;br /&gt;Comme prévu, il s’agit bien d’une toile monumentale, installée à 360 degrés autour du spectateur, qui donne à contempler Jérusalem pile poil le jour de la crucifixion du Christ sur le mont Golgotha. Cours de rattrapage pour les ignares du nouveau testament, cours de peinture pour les amoureux du style classique réaliste qui sévissait à la fin du 19ième siècle, cours de géographie pour les ignorants de la topographie israélo-palestinienne (je ne veux froisser personne sur cet «épineux» sujet… désolé pour l’humour opportuniste)… le cyclorama est tout cela à la fois et bien plus encore. C’est naturellement un voyage dans le temps et dans l’histoire de la civilisation judéo-chrétienne qui est proposé au fidèle comme au mécréant. Le degré de détail est tel que lorsque l’on s’arme de jumelles et que l’on plonge son regard grossissant dans les rues de la ville, on en découvre une infinité de détails autrement invisibles à l’œil nu. La ville vit, et déverse ses hordes affairées dans ses ruelles, sur ses places, dans l’horizon de sa campagne alentour. C’est assez fascinant et envoûtant à la fois.&lt;br /&gt;Mais le voyage dans le temps n’offre pas que l’option – 2005 (en fait, les exégètes argueront du fait que le décompte des années n’a pas précisément démarré avec la naissance du christ, mais je ne suis pas un exégète, donc je simplifie..).&lt;br /&gt;C’est aussi un voyage dans une époque plus récente, au début du 20ième siècle (encore, comme Val-Jalbert.. pas étonnant vu que les vestiges d’une histoire plus ancienne au Québec font rapidement défaut), au temps où le cinéma, et à plus forte raison la tv, n’existaient encore qu’à l’état de fantasmes diaboliques dans l’esprit dérangés d’inventeurs fous. Les gens d’alors pouvaient ainsi se donner une illusion de vie, de spectacle, et de toile animée, par l’entremise de ce type de cyclorama. Comme vestige de cette époque, et de ce mode de divertissement, le Cyclorama de Jérusalem est donc une authentique curiosité, même si l’on demeure imperméable aux qualités énumérées plus tôt. Nous avons bien fait de nous montrer patient. Mes collègues ont eu tort de ne pas se montrer d’avantage curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin mai arrive enfin, et sitôt déchargés de notre petite, mais collante, adorable puce, nous nous embarquons avec jubilation dans notre traversée du pays en train, maintes fois rêvée avant ce séjour au Canada, ardemment aspirée depuis notre arrivée au Québec, et nocturnement idéalisée un bon paquet de nuits depuis l’achat des billets idoines.&lt;br /&gt;Le gros morceau du mois, pour ne pas dire de l'année, arrive enfin.&lt;br /&gt;Le transcanadien va nous conduire, tout au long de ses 4.424 kilomètres de voies ferrées, de Toronto, capitale économique de l'Ontario, et de l'est canadien, vers Vancouver, son homologue occidental. Au total, le train traversera 5 provinces distinctes (Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique), 4 fuseaux horaires, et des paysages aussi diversifiés que le sud d'un pays continental peut en offrir sur une aussi grande distance.&lt;br /&gt;Tout cela se décline en deux formules distinctes. Une formule en classe éco, accessible via un «pass» valable sur l’ensemble des trains nord-américains, ou une formule supérieure, qui inclut douches, couchettes, et repas tout au long des trois jours de voyage.&lt;br /&gt;Malgré le prix, deux fois plus élevé par rapport à la classe économique, fort ironiquement baptisée classe «confort», nous optons pour ladite version supérieure, car une rapide projection de nos organismes à une échéance de 72 heures, privés d’hygiène, de restauration, et laborieusement reposés, trois nuits durant, sur des fauteuils modérément inclinés, suffit à nous persuader qu’il serait débile de s’acharner à transformer de la sorte en cauchemar ce qui avait initialement été envisagé comme un rêve. Tant pis pour le compte en banque, bonjour le luxe. Ce voyage sera confortable et mémorable ou ne sera pas.&lt;br /&gt;Mais avant de nous embarquer dans cette douillette croisière sur rail, il nous faut rejoindre son point de départ, Toronto, depuis Québec.&lt;br /&gt;Le trajet entre Québec et Toronto, via Montréal, à bord du train «Corridor» (quel sens de la formule, ces gens de Via Rail Canada) nous permet de nous familiariser avec les transports ferroviaires de ce pays. Et c’est clair que pour le voyageur français, accoutumé à se déplacer avec les genoux plantés dans le menton, coincé entre les sièges exigus des trains de la SNCF, le dépaysement est brutal. La classe éco canadienne (jusqu’à Toronto, pas de folies de portefeuille) est plus spacieuse que la première classe française. Les sièges s’inclinent largement dans une posture qui réussit la prouesse d’être confortable sans devoir pour cela en passer par le broyage en règle des jambes du voisin de derrière.&lt;br /&gt;L’intérieur du wagon évoque davantage l’habitacle d’un avion de ligne, et de fait, il n’est accessible qu’au terme d’une période préalable d’enregistrement, au cours de laquelle le voyageur est débarrassé de ses bagages trop volumineux qui atterrissent en soute. Bref, le délire.&lt;br /&gt;Le train canadien, est donc incroyablement confortable, moderne, lumineux… mais aussi affreusement lent. Ici point de train à grande vitesse. Le voyageur sur rail est un voyageur qui a fait le deuil de la vitesse. Il opte sciemment pour un mode de transport paisible, qui prend son temps, et invite à la méditation contemplative, les yeux rivés sur un paysage qui défile à un rythme humain. Etrange coïncidence d’ailleurs, qui fait correspondre notre départ pour ce voyage sur rail avec la sortie du nouveau numéro de la revue Québec Magasine, lequel consacre un volumineux dossier à cet art de voyager en train, bien loin des «très pressés», qui traversent un pays en une poignée d’heures, et se félicitent de descendre de leur bus pour les seules arrêts photos imposés au programme de leur tour frénétique.&lt;br /&gt;Ravis de nous reconnaître dans ce portrait favorable du «voyageur qui sait prendre son temps», nous quittons le Québec pour l’Ontario (une province traversée de plus au compteur de ce périple surdimensionné), avec toutefois une légère inquiétude à l’esprit : comment allons nous supporter stoïquement trois jours de train, nous qui pétons systématiquement les câbles lors de la troisième heure du trajet à grande vitesse entre Paris et Bordeaux ? &lt;br /&gt;En attendant de nous confronter à cette inquiétante réalité, nous retrouvons avec plaisir à Toronto les repères familiers : Yonge Street, Spadina Street, Dundas Street, College Street, Queen Street et King street, découpent toujours la ville avec une immuable linéarité, sous la silhouette tutélaire de l’immanquable tour CN…&lt;br /&gt;Le jour du départ enfin arrivé, nous découvrons avec excitation l’espace clos, et pourtant spacieux, dans lequel nous allons évoluer pendant les trois derniers jours de mai.&lt;br /&gt;Le train est divisé en deux parties. La plus petite, à l’avant, «héberge» les classes éco, et offre à ses voyageurs une seule voiture dôme. La plus longue, qui s’étire jusqu’à l’arrière, est constituée des chambres et couchettes, des deux wagons restaurants, de trois voitures dômes, et, cerise sur le gâteau, de la voiture salon.&lt;br /&gt;Au gré des heures de voyage, nous apprécions pleinement ces espaces diversifiés, qui ouvrent autant de points de vue différents et remarquables sur le paysage alentour. Entre les voitures dômes, qui donnent à contempler la campagne alentour à 360 degrés, à travers des parois et un toit de verre, en trois points distincts du train, et la voiture parc, qui constitue la queue de celui-ci, en forme de salon panoramique ouvert sur l’arrière de la voie ferrée, les points de vue abondent, et se prêtent aux rencontres les plus fructueuses. Durant ces trois jours, nous faisons la connaissance de quelques ontariens, dont Carlo, notre voisin de chambre, qui traverse le pays en train pour la première fois de sa vie, avant de rejoindre sa famille, qui elle a opté pour l’avion, en Colombie-Britannique. Nous rencontrons également des Vancouverites (drôle de nom), telle cette charmante mamie parfaitement francophone, qui fait ce trajet pour la troisième fois, ce coup-ci avec une amie, en forme de pèlerinage sur ses propres traces déposées plusieurs décennies plus tôt, la première fois avec son conjoint, la seconde avec ses enfants. Avec son humour désarmant, elle prend rendez-vous pour un quatrième trajet, dans une quinzaine d’années, cette fois en compagnie de ses petits-enfants. Elle nous parle encore de son attachement pour le Canada français, et nous charge de transmettre à nos amis québécois toute l’affection qu’elle leur porte, et que leur portent selon elle les canadiens anglais. Elle déplore enfin ce référendum sur la souveraineté, rebaptisé à l’ouest «Never-endum», tant il lui paraît tristement probable qu’il sera remis sur le métier tant que cet ouvrage séparatiste ne sera pas achevé…&lt;br /&gt;Si elle nous investit d’autant de messages à l’attention des québécois, c’est notamment parce que nous vivons à Québec, mais c’est aussi et surtout parce que nous sommes bien les seuls, dans ce train, à venir du Québec. Des anglais, des américains, des suisses, des allemands, des canadiens anglais on l’a dit donc, par dizaines, mais de québécois, point l’ombre d’un !&lt;br /&gt;Notre double casquette, français vivant au Québec, nous confère ainsi un statut un peu particulier, pour le moins atypique, dans ce train hautement fédéraliste !&lt;br /&gt;Après notre ultime escale dans les rocheuses, nous rencontrons également Dominique, la seule et unique française à part nous, embarquée à contretemps dans ce beau périple. Ravie de pouvoir s’exprimer enfin dans la langue de Molière, elle nous confie à son tour les raisons qui l’ont poussée à entreprendre elle aussi, ce pèlerinage très personnel.&lt;br /&gt;Bref, ces échanges sont porteurs d’autant d’histoires particulières, le plus souvent riches en émotions, et au gré des conversations graves ou légères, en français ou en anglais approximatif, le temps file à toute célérité. Du temps, il nous en reste heureusement suffisamment pour admirer le paysage. Depuis les profondes forêts de l’Ontario et du Manitoba, où se succèdent en un ballet ininterrompu lacs, cascades, rapides et rivières, jusqu’aux majestueuses rocheuses de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, en passant par les splendides plaines verdoyantes du centre du pays (le fameux triptyque ALSAMA, pour Alberta, Saskatchewan, Manitoba), pas une heure ne s’écoule sans panorama grandiose, sans point de vue remarquable, sans décor fabuleux. Et la «wildlife» participe elle aussi à la fête. Dans les forêts, les castors rythment les kilomètres avec leurs pittoresques constructions de bois, dans les plaines centrales, les daims galopent à distance respectueuse du reptile métallique, dans les montagnes, un ours noir se glisse sur les rails juste après le passage du train, sous les yeux ébahis des passagers (dont nous sommes) de la voiture salon, ailleurs, des mouflons en surplomb renvoient aux spectateurs des voitures dômes leurs regards ébahis.&lt;br /&gt;En trois jours, les livres que nous projetions de dévorer pour «tuer» le temps, ne progressent littéralement pas d’une seule page. En revanche, les petits guides de présentation des éléments saillants du parcours deviennent de précieux livres de chevet. Nous n’ignorons bientôt plus rien des vagues d’immigrants russes dans les provinces céréalières du Canada et des clochers orthodoxes qui localisent leurs communautés, nous maîtrisons la confluence des rivières et les particularismes francophones de Winnipeg, nous nous imprégnions des ressources pétrolières de l’Alberta, devenue plus riche province du pays, et nous apprenons à repérer les hauts sommets aux neiges éternelles et les glaciers des rocheuses (le mont Robson culmine à 3900 mètres).&lt;br /&gt;Les repas savoureux et copieux, servis à table avec une régularité et une efficacité irréprochables agrémentent substantiellement le voyage, et l’on s’abandonne avec délice au bercement régulier des wagons dans les très spacieuses couchettes préparées quotidiennement par un personnel de bord aussi attentionné que discret.&lt;br /&gt;C’est un voyage vraiment anachronique (&lt;strong&gt;Voyage dans le passé, troisième…&lt;/strong&gt;) qui nous mène ainsi tranquillement jusque dans l’ouest canadien, sur les traces des immigrants déversés à flots continus, entre la fin du 19ième siècle et la première moitié du 20ième, dans un pays immense qui trouvait là la clé de son unité. Maintenu intentionnellement dans un style fortement réminiscent des trains de luxe de l’âge d’or du chemin de fer (les années 50), le transcanadien appartient, avec l’Orient Express et le transsibérien, à la petite famille des grands trains de luxe transcontinentaux.&lt;br /&gt;Malgré la domestication des grands espaces nord américains, à force d’autoroutes et de couloirs aériens, le transcanadien continue tant bien que mal de remplir son office historique, à la fois moteur de l’union canadienne et mémoire du développement des provinces éloignées.&lt;br /&gt;Pour un peu, à son bord, on se prendrait presque, à condition d’être sensible à cette iconographie de pellicule, pour Cary Grant et Eva Marie-Saint dans La mort aux trousses, ou encore pour Sean Connery et Daniela Bianchi dans Bons baisers de Russie. On y croise meme un acteur modestement célèbre, Alan Rickman, qui, prenant en couple son petit déjeuner en décalage du reste des passagers, envoit clairement le message qu'il n'est pas là pour signer des autographes ou dédicacer des photos, mais qu'il entend bien lui aussi s'abandonner à la saveur unique de ce voyage.&lt;br /&gt;Le Canadien, puisque c’est sous ce nom emblématique qu’il circule aujourd’hui, est donc le sésame pour le plus enchanteur des voyages dans l’espace et dans le temps qu’il m’a été donné de vivre jusqu’à ce jour.&lt;br /&gt;La seule réserve qu’un esprit impartial comme le notre pourrait mettre en avant à propos d’une telle expérience, concerne les moyennes d’âge rencontrées de part et d’autre de cette invisible frontière entre classe économique et classe supérieure (dite «Silver &amp; Blue», si délicieusement désuet). De notre côté du train, nous figurons dans peine parmi les voyageurs les plus jeunes, et il faut se donner bien du mal pour trouver des voyageurs plus modestes… De l’autre côté, nous aurions été dans la moyenne haute…&lt;br /&gt;Personnellement, cette fatalité économique (mon grand-père avait coutume de dire que le drame de la vie tient tout entier dans l’évidence suivante : « quand on a de bonnes dents, on a pas beaucoup de noisettes ; et quand on a enfin beaucoup de noisettes, on a plus guère de dents ») me désespère quelque peu.&lt;br /&gt;Mais je digresse.&lt;br /&gt;Le mois de mai touche à sa fin, et avec lui notre traversée du Canada.&lt;br /&gt;Ce dernier jour du mois, nous foulons enfin le sol de la ville de Vancouver !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111809212082722336?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111809212082722336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111809212082722336&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111809212082722336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111809212082722336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/mai-2005-nous-voyageons-dans-le-pass.html' title='Mai 2005 : nous voyageons dans le passé (entre autres)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111791763969498918</id><published>2005-06-04T16:40:00.000-04:00</published><updated>2005-06-20T16:17:04.366-04:00</updated><title type='text'>A venir en mai et juin : plein de choses ! :-)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/17445784/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos10.flickr.com/17445784_799889a7e4_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/17445784/"&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Vacances obligent, j'ai pris un léger retard dans la narration de nos aventures, mais patience... tout vient à point...&lt;br /&gt;A peine début juin, et déjà une tonne de trucs à raconter, entre le village fantôme de Val-Jalbert, le zoo de St-Félicien, le transcanadien (de Toronto à Vancouver, en passant par Winnipeg, Edmonton, Jasper..), la découverte de la Colombie-Brinnatique... et bien d'autres choses encore.&lt;br /&gt;Au programme, beaucoup de train bien sûr, mais aussi un peu d'avion, de bateau, de vélo (cf. photo ci-dessus), ou encore de bus...&lt;br /&gt;A suivre, dans très peu de temps !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111791763969498918?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111791763969498918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111791763969498918&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111791763969498918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111791763969498918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/06/venir-en-mai-et-juin-plein-de-choses.html' title='A venir en mai et juin : plein de choses ! :-)'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111660328009629250</id><published>2005-05-20T11:34:00.000-04:00</published><updated>2005-05-20T11:46:08.183-04:00</updated><title type='text'>Plus que quelques jours avant notre périple transcanadien...</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/14779097/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos10.flickr.com/14779097_22826c5d3c_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/14779097/"&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Voici ce que nous promet la brochure de Via Rail :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Ce voyage spectaculaire de 3 jours vous fera voir des paysages parmi les plus grandioses du monde. Vous passerez du charme des lacs de Muskoka à la beauté éblouissante des Rocheuses en passant par les grands espaces des Prairies. Vous verrez défiler sous vos yeux un portrait inoubliable, grandeur nature, de la diversité géographique caractéristique du Canada. De ville en ville, vous vous imprégnerez de la mosaïque culturelle qui a façonné ce pays au fil des siècles et du caractère d'une nation dont l'identité est aussi riche que son territoire. Vous allez vivre une expérience à nulle autre pareille !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. J'en salive d'avance.&lt;br /&gt;Mais pour connaître notre verdict impartial, bien que subjectif, le lecteur de ces lignes devra attendre l'entrée relative au mois de juin...&lt;br /&gt;D'ici là, j'aurai le temps de vous parler des fantômes de Val-Jalbert.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111660328009629250?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111660328009629250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111660328009629250&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111660328009629250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111660328009629250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/05/plus-que-quelques-jours-avant-notre.html' title='Plus que quelques jours avant notre périple transcanadien...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111628444853991527</id><published>2005-05-16T19:00:00.000-04:00</published><updated>2005-05-16T19:05:30.136-04:00</updated><title type='text'>A venir : en mai, nous réveillons les fantômes de Val Jalbert !</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/14220297/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos12.flickr.com/14220297_8fb53a38ba_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/14220297/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111628444853991527?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111628444853991527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111628444853991527&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111628444853991527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111628444853991527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/05/venir-en-mai-nous-rveillons-les.html' title='A venir : en mai, nous réveillons les fantômes de Val Jalbert !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111575669035997669</id><published>2005-05-10T16:24:00.000-04:00</published><updated>2005-05-10T16:32:46.390-04:00</updated><title type='text'>Restera-t-il de la neige en mai ?</title><content type='html'>En côte nord, vu ce qu'il y avait fin avril, il y a tout lieu de penser que oui :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/13319547/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos11.flickr.com/13319547_d9b8f3bf4f_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/13319547/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111575669035997669?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111575669035997669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111575669035997669&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111575669035997669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111575669035997669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/05/restera-t-il-de-la-neige-en-mai.html' title='Restera-t-il de la neige en mai ?'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111513432977940576</id><published>2005-04-30T11:31:00.000-04:00</published><updated>2005-05-20T11:51:46.200-04:00</updated><title type='text'>Avril 2005 : Koey koey everybody !*</title><content type='html'>&lt;em&gt;* = "bonjour toute la gang" en jargon anglo-wendat contre nature, composé pour l’occasion par votre serviteur.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Énigme québécoise du mois d'avril : comment occuper agréablement des visiteurs, venus spécialement de France pour découvrir la belle province, dans une période aussi tristement moribonde sur le plan touristique, que désespérément aléatoire sur le plan climatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait beau y avoir été préparés par le mois de novembre précédent, homologue automnal asymétrique de cet humble avril, avec la grisaille persistante de son ciel et le recroquevillement exaspérant de ses attraits touristiques, la léthargie généralisée du Québec, en ce début de printemps sonne comme une déception.&lt;br /&gt;Tous les sites dignes d'intérêt ayant opté pour une radicale fermeture pendant l'hiver, il pouvait paraître présomptueux de miser sur une réouverture dès les premiers jours du printemps et la fonte des glaces. Mais l'imminence de l'arrivée de nos visiteurs ne nous laissant guère d'alternatives, il avait bien fallu prendre notre bâton de pèlerin et partir en quête du programme optimal pour touristes européens en mal de grands espace et de culture nord-américaine (foin d'oxymore) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las, autant chercher une aiguille dans une botte de foin, ou pour faire d’avantage couleur locale, une sardine tatouée dans le Saint-Laurent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la saison touristique hivernale qui s'achève trop prématurément à mon goût, et son contrepoint estival qui tarde à démarrer, la belle province, débarrassée de sa gangue neigeuse, choisit modestement de reprendre son souffle, avant de déployer ses trésors aux hordes de touristes attendus pour juillet.&lt;br /&gt;Pour le touriste du printemps, donc, le menu est assez maigre et tourne vite au casse tête : &lt;br /&gt;Aller voir les baleines en zodiac ?&lt;br /&gt;"On n'ouvrira qu'à partir de fin mai, monsieur !" &lt;br /&gt;"Pourtant, les baleines sont déjà là… depuis fin mars, des baleines bleues et plusieurs rorquals ont été aperçus à hauteur des Escoumins…!" &lt;br /&gt;"Effectivement, mais il fait encore beaucoup trop froid sur l'eau, donc pas de sorties prévues avant fin mai au plus tôt.." &lt;br /&gt;Bon... :-(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À défaut de les observer au ras de l'eau, autant les contempler alors depuis le ciel.&lt;br /&gt;Un survol des baleines en hydravion ? &lt;br /&gt;"La glace empêche tout décollage en hydravion, monsieur !" &lt;br /&gt;"Mais je croyais que la glace avait fondu depuis le 12 mars ?" (cf. entrée du mois de mars sur la précocité du printemps dans la région du Saguenay – Lac St Jean). "Et, en outre, vous ne faites pas d'hydraski ?" &lt;br /&gt;"Non. Et de toute façon, je n'opère qu'en juillet et en août !" &lt;br /&gt;"Fichtre, c'est bref comme saison…" (c'est aussi probablement pour cela que la petite folie aérienne coûte cher).&lt;br /&gt;Ok... :-(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aller visiter le célèbre zoo (en québécois, prononcer "zou") de Saint-Félicien ? &lt;br /&gt;"Nous sommes fermés de début avril à mi mai pour cause de débâcle, monsieur." &lt;br /&gt;"Mais je croyais que la glace avait fondu depuis le 12 mars ?" (cf. entrée du mois de mars sur la précocité du printemps dans la région du Saguenay – Lac St Jean).&lt;br /&gt;"Peut-être, mais pas dans notre zou… donc nous réparons nos installations. Rendez-vous dans un mois et demi !" &lt;br /&gt;Oui, c'est bien beau tout ça, mais dans un mois et demi, mes visiteurs seront repartis… :-(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire du kayak dans le parc de la Jacques-Cartier (ou ailleurs) ?&lt;br /&gt;"Vous n'y pensez pas sérieusement monsieur ? Il fait beaucoup trop froid et il est beaucoup trop tôt dans la saison pour l'envisager."&lt;br /&gt;"Mouais..." pourquoi cette réponse ne réveille-t-elle même plus mon indignation lessivée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le village fantôme de Val-Jalbert, près du lac St-Jean ?&lt;br /&gt;Et le village canadien traditionnel de St-Félix d'Otis, près du Saguenay ?&lt;br /&gt;Et la cité des sciences de Shawinigan, en Mauricie ?&lt;br /&gt;Et le parc d'attraction La Ronde à Montréal ?&lt;br /&gt;Et plus au sud, dans l'Outaouais, la romantique excursion en train à vapeur de Wakefield ?&lt;br /&gt;Ou plus au nord en Gaspésie…?&lt;br /&gt;Non …? &lt;br /&gt;Fermé, fermé, fermée, fermé et fermé. Tout fermé ! L'est-tu bouché le maudit français ou quoi ? &lt;br /&gt;Qu'on se le dise, la Belle Province revêtira ses beaux atours touristiques à compter de fin mai – début juin SEULEMENT, lorsque les flux de visiteurs argentés justifieront l'investissement… En attendant, arrête de "chialer", ça n'y changera rien pantoute !&lt;br /&gt;Et &lt;em&gt;too bad&lt;/em&gt; pour les scolaires français qui espéraient profiter des vacances de Pâques pour se faire un trip faune et flore au Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur, en cherchant fort, c'est à dire avec de solides réserves d'opiniâtreté, et en acceptant de refaire au printemps ce que l'on avait déjà fait à l'automne ou à l'hiver, on trouve quand même, dieu merci, de quoi occuper famille et enfants. &lt;br /&gt;C'est encore dans les bons vieux pots de novembre que l'on fait les meilleures sauces d'avril. &lt;br /&gt;Bon gré mal gré, les grandes agglomérations répondent toujours présent, Montréal avec son parc Olympique, Québec avec ses vieilles ruelles...&lt;br /&gt;Mais pour des visiteurs qui aspirent aux grands espaces et qui rêvent du Québec sauvage, c'est une toute autre affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une foi chancelante, et après avoir dilapidé nos dernières batteries d'énergie pour dénicher un véhicule pouvant asseoir 8 personnes (un beau challenge pour la ville de Québec), nous prenons donc la direction de la Côte Nord, en croisant les doigts pour trouver, au moins, quelques restaurants et hôtels ouverts sur la fameuse route 138 qui monte jusqu'à Natashquan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Natashquan, c'est bien loin, et passablement désolé. Surtout, pour occuper 4 petites filles surexcitées, on doit quand même pouvoir trouver mieux. &lt;br /&gt;Passées les oies blanches en transit au Cap Tourmente, passés les Belugas du fjord du Saguenay et du cap de Bon désir, passé le magnifique site Montagnais (=amérindien) de Papinachois, à proximité de Betsiamites, et passée la belle perspective sur le Saint-Laurent depuis le phare de la Pointe-des-Monts, nous jouons donc notre quitte ou double, en traversant le fleuve immense entre Godbout et Matane, sur la côte Gaspésienne, dans le fol espoir de croiser la route de quelque géant cétacé !&lt;br /&gt;Mais notre bel optimisme n'est pas payé en retour, et deux heures et demies plus tard, nous soignons notre dépit, et celui des enfants, dans une érablière aussi isolée qu'accueillante.&lt;br /&gt;Délicieuse sensation d'ailleurs que se retrouver seuls hôtes d'une sucrerie qu'on croirait sortie de nulle part, en pleine nuit, et ouverte pour notre seul plaisir. Une sorte d'auberge magique, ne s'offrant qu'aux voyageurs persévérants, au détour d'un improbable sentier défoncé, à l'heure où tout plaiderait pourtant pour un renoncement définitif.&lt;br /&gt;Après la cacophonique expérience du mois de mars, cette deuxième plongée au paradis de l'érable résonne comme une rédemption. Plats traditionnels cuisinés pour nos seuls appétits, immense salle à manger éclairée par nos quelques bougies intimes, visite guidée privée des installations d'une sucrerie "moderne" (les tuyaux en pente ont remplacé les sceaux pour récolter l'eau d'érable), et dégustations personnalisées des différentes étapes de la chaîne de transformation de ladite eau sucrée, comblent la curiosité et la gourmandise des petits et des grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette escale et cette nuit hors du temps, le retour vers Québec, le long de la côte du Bas-Saint-Laurent, sous une pluie battante ininterrompue, ressemble à simple une formalité, prélude au retour aux réalités urbaines de la Capitale-Nationale.&lt;br /&gt;Nous traversons presque sans un regard les cités imbibées d'eau (les pieds dans le fleuve, la tête dans les averses) de Rimouski, Trois-Pistoles, Rivière-du-Loup, laissant à nos esprits vagabonds le soin de substituer à l'humide réalité les fantasmes historiques qu'inspirent ces noms évocateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Québec, une visite de courtoisie aux Hurons-Wendat de Wendake (toujours ouverts, "eux-autres", nonobstant inondations, tempêtes de neige ou débâcles tardives/précoces...) donne l'occasion d’initier nos jeunes pousses aux consonances exotiques de la langue autochtone (cf. le titre de la présente entrée), forte de 2000 malheureux mots, seuls résidus survivants de l'assimilation accélérée des hurons par les colons français, à grands coups de jésuites en soutane !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une soirée au Colisée Pepsi, où l'équipe Radio X de Québec s'obstine à ne pas vouloir perdre en dépit de l'opposition croissante offerte par les séries finales (victoire 2-1 contre le Prolab de Thetford Mines), permet ensuite de familiariser nos visiteurs avec les rudiments de ce sport aussi délicat et raffiné qu'une bonne grosse marmite de fèves au lard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de fèves au lard, le restaurant les Anciens Canadiens achève de convaincre les derniers gastronomes sceptiques que le Québec peut s'enorgueillir de quelques belles recettes et institutions culinaires.&lt;br /&gt;Enfin, le manoir Montmorency, son brunch et ses chutes, concluent cette initiation aux arcanes locaux.&lt;br /&gt;Bref, rien que du classique, du solide, ne poussons pas le bouchon jusqu'à dire du sérieux, mais le cœur y est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un peu plus de temps, nous aurions pu piquer un petit raid au sud, dans l'Outaouais jusqu'à Montebello, pour admirer son hôtel en rondins (le plus grand du monde, il fallait oser) et son "zou" poétiquement dénommé "parc Oméga", qui curieusement, ne semble pas connaître de crise de débâcle, lui, car il reste ouvert toute l'année. A moins que le public Ontarien, à portée de route, ne soit plus friand de faune en liberté que son voisin québécois. &lt;br /&gt;Mais les meilleures choses ont une fin, comme les pires d'ailleurs, et le mois d'avril s'achève avec le départ de nos chers "parents", coïncidant de manière surprenante avec l'arrêt des caprices du ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si nous étions avertis, et quasi résignés, de l'hibernation culturelle du Québec, nous ne nous attendions pas, en revanche, à ce que le climat devienne fou.&lt;br /&gt;Ce mois d'avril québécois nous a en effet servi pendant ses trente modestes jours, avec une belle effronterie, un condensé imprévisible et accéléré des 4 saisons annuelles.&lt;br /&gt;Il a commencé par tordre le cou de l'hiver, non sans l'avoir laissé entonner son chant du cygne.&lt;br /&gt;Alors que nous faisions déjà notre deuil de la belle saison "blanche", la neige nous a joué un de ses tours facétieux dont elle a le secret. Le général hiver, qui avait précipitamment battu en retraite, dépassé de tous bords par la douceur printanière décrite en mars, s’est cru autorisé à livrer, dans les toutes premières heures du mois, une contre-offensive en forme de sursaut, baroud d'honneur aussi bref que brutal, et surtout parfaitement vain… &lt;br /&gt;Les 25 cm de neige tombés en 24h ont mis encore moins de temps à disparaître qu'un pavé de sucre d'érable livré à nos quatre petites filles gourmandes et affamées.&lt;br /&gt;Autant pour l'hiver donc, rapidement remplacé par le fringant printemps, qui a planté méthodiquement des bourgeons chatoyants et parfumés sur chaque branche nue des arbres décharnés.&lt;br /&gt;Les températures se sont à leur tour mises en tête de participer à la fête, en grimpant de jour en jour, dans une pantomime d’alpinistes osant une surenchère aussi délicieuse que prématurée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étonnante relativité du climat, qui donne à considérer ici un modeste 15 degrés Celsius comme une température quasi-caniculaire, alors que les mêmes 15 degrés m'ont toujours parus désespérément froids en France. &lt;br /&gt;Après des mois à suivre les navigations négatives du mercure dans les profondeurs du thermomètre, l'organisme semble avoir développé une nouvelle échelle des souffrances, et il reçoit comme une récompense divine ces premières caresses printanières. &lt;br /&gt;Et les européens que nous sommes, enhardis par ce brusque revirement de climat, piétinent complaisamment le vieil adage populaire selon lequel en avril, on ne se découvre surtout pas d'un fil : «nous-autres», en avril, au Québec, on fait donc plutôt tomber les nombreuses couches textiles qui nous ont accompagnés jusqu'à lors dans le combat contre les frimas.&lt;br /&gt;On dit adieu aux gants, tuques, manteau polaire, et bottes fourrées imperméables... &lt;br /&gt;Et bonjour t-shirts, vestons, chaussures légères ou découvertes, et pantalons légers… &lt;br /&gt;Bref, c'est une renaissance des hommes qui escorte celle de la nature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thermomètre atteint son Everest avec un beau 20 degrés Celsius, par un rayonnant samedi de la mi-avril, que, en vertu de l'impitoyable loi de Murphy, je me retrouve à devoir passer emmailloté en costume cravate, embarqué dans un magistral plans "&lt;em&gt;lose&lt;/em&gt;" de travail de week end, à l'occasion d'un riant forum sur l'emploi au Québec.&lt;br /&gt;Autant pour l’été…&lt;br /&gt;Car nous ne le savions pas encore, bien que le pessimisme le plus crasse aurait du m'alerter, mais le printemps et un été subliminal venaient de nous être livrés en pâture par Avril, qui fourbissait déjà ses armes automnales.&lt;br /&gt;Et de fait la fin du mois s'est subitement muée en détestable automne pluvieux.&lt;br /&gt;Comme pour mieux punir les ingrats, qui n'avaient pas vu ou pas su saisir l'opportunité bronzette-terasse-gelati, Monsieur Avril s'était subitement mis en tête de gâter ses 15 derniers jours avec force intempéries et dégringolade du mercure.&lt;br /&gt;Le point culminant de ce délire climatique fut naturellement atteint au cours de la dernière semaine, celle de la visite de la belle-famille, dont le récit ouvrait la présente entrée, et qui réussît donc la belle performance de conjuguer misère touristique avec pluviométrie record. À un tel degré de poisse, on tutoie le sublime, et le mérite de nos hôtes n'est pas petit d'avoir quitté le Québec sans sombrer dans le rejet épidermique d'un pays si peu accueillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le Québec s'est donné beaucoup de mal, en bien peu de temps, pour braquer résolument ses rares visiteurs printaniers contre lui : précipitations monstrueuses, glissements de terrain, débordements du fleuve, inondations, chutes de neige à quelques heures de mai, verglas et tempête neigeuse dans la région de Sept-Îles (nous louons le pressentiment aveugle qui nous a fait dévier de notre route septentrionale), températures quasi hivernales oscillant entre 2 et 3 degrés Celsius dans les parages de Baie-Comeau, nous faisant regretter amèrement nos mitaines et doudounes fraîchement remisées...&lt;br /&gt;Nous nous souviendrons longtemps de ces "grands-mers de mai" (bien que survenues en avril), néfaste conjonction de pluies intenses et de grandes marées, qui assassinent les élans bucoliques aussi sûrement qu'un coup de talon sur un cafard !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je chiale, je chiale, comme disent mes collègues québécois, c'est à dire que, en bon français "chialeux", je me plains du temps, fil conducteur récurrent de mes petites chroniques, mais je me dois, par honnêteté intellectuelle, de tirer le bilan objectif de ce délicieux hiver, définitivement révolu, malgré la démence d'avril, et dont la proximité croissante du retour en France me donne déjà la nostalgie.&lt;br /&gt;S'il apparaît comme une évidence que l'hiver québécois est très froid, il faut lui rendre la justice qu'il mérite, en lui reconnaissant le statut de saison extraordinaire, aux antipodes de ce que la seule lecture des courbes de températures laisse imaginer. &lt;br /&gt;L'hiver québécois, c'est beau, c'est lumineux, c'est rafraîchissant (celle-là, elle était un peu facile), et c'est emballant, bref, en un mot comme en cent : c'est jouissif. &lt;br /&gt;À l'exception des circonstances, qui demeurent très ponctuelles, où le thermomètre se fige durablement en dessous des –35/-40 degrés, force est de reconnaître que l'on vit cent fois mieux l'hiver froid et sec du Québec que l'hiver doux et humide de Paris, ou de Bordeaux… &lt;br /&gt;La neige et le soleil se prêtent autrement plus favorablement aux activités de plein air que les nuages bas et la pluie, même avec 30 degrés d'écart. En quelques mois d'hiver nous avons passé ici un nombre d'heures à l'extérieur considérablement supérieur à ce qu'il nous avait été donné de vivre en France sur plusieurs hivers accumulés. Et la récente expérience de fin avril, réminiscente des hivers à la française, ne fait qu’enfoncer le clou sur cette évidence&lt;br /&gt;Donc, sans hésiter, maintenant que j'y ai goûté, je plébiscite l'hiver québécois comme saison (et région) de prédilection pour vivre la période coincée entre décembre et mars. &lt;br /&gt;Un beau printemps, c'est une chose assez courante… toutes les villes et toutes les campagnes du monde sont belles lorsque éclosent les bourgeons et lorsque reverdit la prairie. Un bel été, c'est totalement convenu. Il n'y a aucun mérite à séduire le touriste de passage lorsque le soleil irradie le pavé, et lorsque les jeunes gens se vêtent court.&lt;br /&gt;Mais l'hiver, c'est une autre affaire, celle du Québec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur, le mois d'avril ne s'est pas limité à la visite de nos proches, aux dérèglements d’un ciel en délire, ou au regret du rude hiver. Nous avons aussi continué, en noyau familial modeste, notre petit bonhomme de chemin, dans notre coin, à base d'explorations, de joies fréquentes, et de déceptions ponctuelles.&lt;br /&gt;Nous avons donc mis un bel enthousiasme à tenter d’observer les nuées d'oies bernaches en migration via Montmagny, à tenter de repérer les ressemblances pas si frappantes entre des coques de bateaux renversées et les toits des maisons de Kamouraska, ou encore à compter les échoppes des sculpteurs qui ont remplacé les vestiges de la seigneurie de la famille Aubert de Gaspé à Saint-Jean-Port-Joli. Et nous avons audacieusement entrepris de pénétrer le mystère de l'Île aux Coudres, réplique miniature de celle d'Orléans, amarrée au large de Charlevoix. Mais personne ne s'étonnera de lire que, en cette maudite saison, la petite île est restée inflexiblement imperméable à nos velléités touristiques… &lt;br /&gt;Nous nous sommes également élevés, le temps d'une belle heure aérienne, à la hauteur des nuages, pour contempler sous un jour nouveau, les paysages désormais familiers de Québec et alentours. &lt;br /&gt;Vue du ciel, la vieille ville de Québec, même couronnée de son parc des champs de bataille et juchée sur son cap diamant, paraît pouvoir tenir dans le creux de la main. La chute de Montmorency ressemble à une source vive à laquelle on se verrait bien boire à gorgées, et le cœur de l'île d'Orléans dévoile ses inaccessibles étendues boisées. Les montagnes alentours accusent le coup de leur faible altitude, et leur neige éparse, disséminée au milieu des sapins, nous envoie un dernier salut avant de prendre congé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avril a bien tenu ses promesses de mois boiteux, à mi chemin entre plaisir et frustration, qui lui vaut la sentence suivante dans la bouche d’une collègue québécoise : «de tous les mois de l’année, avril est mon choix numéro 12»…&lt;br /&gt;Pas sur malgré tout qu’il soit vraiment pire que novembre :-)&lt;br /&gt;Que les aspirants touristes ou immigrants, avides de belle province, se le tiennent pour dit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111513432977940576?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111513432977940576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111513432977940576&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111513432977940576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111513432977940576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/avril-2005-koey-koey-everybody.html' title='Avril 2005 : Koey koey everybody !*'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111509475382679646</id><published>2005-04-29T00:32:00.000-04:00</published><updated>2005-05-20T11:52:24.626-04:00</updated><title type='text'>A venir : en avril, nous prenons un peu d'altitude...</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/12093335/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos8.flickr.com/12093335_ee6326e81b_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/12093335/"&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Vue aérienne sur les plaines d'Abraham, et la haute ville de Québec.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111509475382679646?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111509475382679646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111509475382679646&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111509475382679646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111509475382679646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/venir-en-avril-nous-prenons-un-peu.html' title='A venir : en avril, nous prenons un peu d&apos;altitude...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111383729480670948</id><published>2005-04-18T11:14:00.000-04:00</published><updated>2005-04-18T11:16:54.776-04:00</updated><title type='text'>Ma cabane au Canada ?</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/9777907/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos6.flickr.com/9777907_eb5d364106_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111383729480670948?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111383729480670948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111383729480670948&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111383729480670948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111383729480670948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/ma-cabane-au-canada.html' title='Ma cabane au Canada ?'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111348750890794393</id><published>2005-04-14T10:05:00.000-04:00</published><updated>2005-04-14T10:07:03.863-04:00</updated><title type='text'>Atmosphère, atmosphère...</title><content type='html'>L'étrange ambiance du ski de nuit :&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/9389637/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos8.flickr.com/9389637_a5ed9738de_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111348750890794393?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111348750890794393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111348750890794393&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111348750890794393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111348750890794393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/atmosphre-atmosphre.html' title='Atmosphère, atmosphère...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111324956277925314</id><published>2005-04-11T15:59:00.000-04:00</published><updated>2005-04-11T16:00:40.333-04:00</updated><title type='text'>Une gang de raquettes...</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/9133085/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos5.flickr.com/9133085_d3ce25ae5c_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;À qui sont ces pieds ?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111324956277925314?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111324956277925314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111324956277925314&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111324956277925314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111324956277925314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/une-gang-de-raquettes.html' title='Une gang de raquettes...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111288665090614968</id><published>2005-04-07T11:10:00.000-04:00</published><updated>2005-04-07T11:39:24.916-04:00</updated><title type='text'>Le "pain de sucre" de Montmorency</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/8715652/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos6.flickr.com/8715652_3931bcb429_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Les petits points noirs sur la bosse, ce sont des touristes en balade ou en glissade.. Et sur la paroi, ce sont des alpinistes inconscients :-))&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111288665090614968?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111288665090614968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111288665090614968&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111288665090614968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111288665090614968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/04/le-pain-de-sucre-de-montmorency.html' title='Le &quot;pain de sucre&quot; de Montmorency'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111211667126615573</id><published>2005-03-31T12:16:00.000-05:00</published><updated>2005-03-31T22:42:29.270-05:00</updated><title type='text'>Mars 2005 : la satanée marmotte avait raison !</title><content type='html'>Et je suis calmé par sa prescience….!&lt;br /&gt;Ce petit rongeur de rien du tout, qui avait annoncé le mois précédent à l’ensemble des médias de la Capitale-nationale que l’hiver se terminerait mi-mars, pouvait difficilement tomber plus juste.&lt;br /&gt;Les quinze derniers jours de ce mois ont été en effet d’une douceur toute printanière, c’est à dire entre –5 et +5 degrés Celsius (on est à Québec, pas à Madrid, hein…), et la neige a du se résoudre à faire des concessions inédites non seulement au bitume mais aussi à la végétation qui, répondant à l’appel impérieux de ces températures, reconquiert avec vigueur le terrain qui lui appartient.&lt;br /&gt;C’est donc un drôle de panorama qui s’offre au regard dans les rues de Québec, mi-enneigé, mi verdoyant, et qui me donne déjà la nostalgie des grands froids…&lt;br /&gt;Tout avait pourtant fort bien commencé au début du mois de mars, avec des précipitations neigeuses conséquentes, pratiquement du niveau de celles de décembre, et largement supérieures à celles de janvier et février réunis.&lt;br /&gt;Mars avait débuté avec une jolie succession de tempêtes de neige, et pour un peu, on se serait cru repartis pour un tour d’hiver.&lt;br /&gt;Mais l’intensité de ces chutes résonne aujourd’hui comme le chant du cygne d’une saison touchant bel et bien à sa fin, pour le plus grand bonheur des québécois qui investissent les terrasses des cafés et restaurants fraîchement achalandées. Le fait que la fraîcheur des températures justifie encore, pour les plus frileux, le port des tuques et des doudounes, ne semble pas devoir freiner cette ardeur trop longtemps contenue.&lt;br /&gt;Envahies de bonnets et de gros manteaux, lesdites terrasses se mettent subitement à ressembler à des étals de soldes de vêtements d’hiver, avec de la bière au milieu…&lt;br /&gt;Avec un dépit inversement proportionnel à la béatitude alentour, je me résigne donc à changer de saison, en faisant durer les adieux à l’hiver.&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas encore rassasiés des plaisirs de cette saison que déjà elle amorce une retraite rapide.&lt;br /&gt;Il n’y a donc d’autre alternative que d’organiser ce mois de mars autour d’un compromis boiteux entre dernières et premières fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernières glissades dans les plaines d’Abraham, début mars, sous une belle tempête de neige.&lt;br /&gt;La quantité de neige tombée en quelques jours est telle que, à force de tracter Velma dans sa luge, nous nous épuisons avant d'atteindre les bosses, pourtant toutes proches. C’est donc ruisselants de sueur, malgré les nombreux degrés en dessous de zéro, que nous nous écroulons sur les pistes enfin atteintes… Les glissades qui suivent ne sont qu’anecdotiques. Elles achèvent de nous vider de nos dernières forces, à coups de laborieuses remontées des pentes en portant notre petite puce dans les bras. Ici, à la différence de Valcartier, il n’y a pas de tire-bouées pour grimper, et les jambes se lassent rapidement de jouer ce rôle ingrat dans 80 cm de poudreuse et en plein blizzard.&lt;br /&gt;D’autres glissades nous attendent encore aux chutes de Montmorency, où le «pain de sucre» constitué par les particules d’eau gelée accumulées au fil des semaines compose un idéal promontoire glissant. Entre les craquements des blocs de glace qui se détachent de la paroi, et les motoneiges qui viennent défier de leur poids l’étendue liquide figée sous la glace, nous nous explosons l’arrière train dans des descentes aussi violentes qu’enivrantes. Puis au revoir les glissades !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernières virées en ski, avant fermetures des pistes.&lt;br /&gt;Nous n’avions pas encore fait le tour de toutes les stations du coin, et surtout, nous n’avions pas trouvé l’occasion de pratiquer la spécialité locale : le ski de soirée (jusqu’à 22h).&lt;br /&gt;Nous découvrons donc celui-ci, avec un bel opportunisme, la veille de sa clôture mi-mars.&lt;br /&gt;Le mont Stoneham, que nous ne connaissions pas encore, nous sert de cadre pour la circonstance. Du bas de ses 500 mètres (max) d’altitude, nous sommes sous les nuages… du haut de ses pistes, nous nous retrouvons au-dessus. Ce nimbe nocturne confère à la soirée et aux lieux une ambiance fantastique, limite sépulcrale. Comme à l’accoutumée, nous ne faisons jamais plus de 35 secondes de queue pour accéder aux remonte-pentes divers (tire-fesses, télésièges, télécabines, et autres concepts télémontagneux), et nous ne partageons jamais les pistes avec plus de 10 skieurs concurrents. Bref, le temps d'une nuit, nous sommes les rois de la poudreuse !&lt;br /&gt;Il nous reste encore une station à défricher avant de remiser le matériel de ski, et pas n’importe laquelle : le mont Sainte-Anne, plus grande station du coin (la plus chère, aussi :-)), que nous expérimentons avec Marie-Line, le dernier week-end du mois. Avec ses deux faces, elle offre aux sportifs les défis du ski de printemps (face sud : neige cotonneuse, éreintante), conjugués à ceux du ski de février (face nord : neige lisse, vent violent et glacial dans la tronche), en sus d’une bien belle vue sur l’île d’Orléans.&lt;br /&gt;Le mont Sainte-Anne, nous le connaissions jusqu’à lors seulement pour y avoir parcouru des sentiers de promenade en raquettes. Et de tous les sports d’hiver pratiqués au Québec, c’est curieusement celui-ci, la raquette, qui nous a le plus cassé les jambes. Il faut dire que Velma ayant saturé de marcher avec une «poêle» sous chaque pied au bout d’une demi-heure, il fallût terminer la promenade en la portant sur les épaules. Donc, les raquettes, même en aluminium et forme ergonomique, avec un handicap de 16 kg sur le dos, ça tue les reins et les cuisses…&lt;br /&gt;Je range donc au placard mon idée de tester in vivo la paire de raquettes traditionnelles de confection indienne (modèle Huron, en bois de frêne et babiche) achetée durant l’hiver… Plus hautes que Velma, larges de près d’un mètre (mises côte à côte) elles requièrent une stature de bûcheron doublée d’une souplesse de gymnaste (je ne sais pas faire le grand écart) pour une utilisation optimale. Hélas, je ne remplis pas ces pré-requis.&lt;br /&gt;Adios, donc, la raquette et le ski (même si le Mont Sainte Anne ferme seulement ses pistes début mai).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière balade en traîneau à chiens, autour du lac Beauport.&lt;br /&gt;Moi qui me rêvais musher accompli, fort des heures de pratique accumulées durant l'hiver, je retombe brutalement sur terre en me redécouvrant simple touriste vaguement grisé par ses petites expériences. Une embardée subite des 6 chiens (les gredins, ils se traînent lorsque je les motive, et ils s'emballent lorsque je rêvasse), aggravée par un relief accidenté (une bosse de trop), me fait perdre provisoirement le contrôle de l’engin, qui finit sa course dans un arbre. Traîneau cabossé, jambe explosée (la mienne), et Corinne arc-boutée pour amortir le choc, ponctuent cette dernière excursion de la saison !&lt;br /&gt;Dégrisé, essuyant les remontrances de ma passagère, je savoure tout de même ces instants de glisse sylvestre, conscients que ce sont les derniers avant bien longtemps. Tchao le traîneau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière tentative de pêche blanche, sur l’étang même de notre pêche miraculeuse du mois de décembre… Mais quatre mois d’hiver (et probablement quelques centaines de pêcheurs) ont fait leur œuvre depuis ce jour faste, et cet exercice si facile sur un lac fraîchement gelé, redevient une école de patience et de frustration. Les truites ne se font plus avoir : elles en ont trop vu au cours des mois précédents, et leur appétit a été échaudé par trop d’appâts pointus, pour mordre encore à nos hameçons fébriles.. On aura plus vite fait de passer chez le poissonnier si l’on veut vraiment manger du poisson frais ! Bien heureux malgré tout que quelques étangs des alentours permettent encore, fin mars, aux pêcheurs plus aguerris ou plus placides que nous, de taquiner la faune d’eau douce, car nous essuyons avec un fort dépit l’hilarité des pêcheurs du fjord du Saguenay (beaucoup plus au nord que Québec), qui nous opposent, comme une évidence biblique, la fonte des glaces synonyme de fin de la saison de pêche blanche, à la date du 12 mars !!!&lt;br /&gt;Donc, bye bye la pêche blanche, et même la pêche tout court tant qu'on y est, car ce qui me plaisait dans cette affaire, c'était la couche de glace entre moi et le poisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le mois de mars marque donc la fin de l’hiver, il sonne en même temps l'ouverture de la saison des sucres. Le temps est enfin venu de "se sucrer le bec", comme on dit ici !&lt;br /&gt;Première cabane à sucre, donc, sur l’île d’Orléans, en pleine tempête de neige au début du mois, et bonjour la crise de foie.&lt;br /&gt;Comme les érables n’ont pas encore commencé à délivrer leur onctueux nectar, nous avons droit au «jus de poteau» de rigueur. L’honnêteté du béotien m’oblige toutefois à concéder que je ne serais pas bien sur, de toute façon, de faire la différence, au goût, entre du sirop d’érable fraîchement récolté et du sirop d’érable de l’année précédente… Et c’est à croire que mes papilles gustatives ne sont pas les seules à manquer de discernement, si j’en juge par l’enthousiasme débridé des clients québécois (de souche) qui partagent notre table.&lt;br /&gt;Pour (essayer de) sentir la différence, nous tâcherons quand même de visiter une nouvelle érablière, en fin de saison des sucres cette fois (avril-mai), en essayant de choisir, si possible, un endroit moins bruyant… parce que «Ma cabane au Canada» à fond les ballons dans les oreilles à longueur de repas, même interprété «live» par un chansonnier avec accordéon, ça fatigue un peu la tête… D’ici là, nous essayerons de digérer le repas englouti, et de programmer un jeûne de 15 jours avant la prochaine cabane à sucre, si l’on nourrit la prétention de sortir sain de table après un menu aussi subtil et léger que celui servi pour la circonstance, composé de soupe aux pois (pour s’ouvrir l’appétit), de fèves au lard (classique, efficace et savoureux), de ragoût (ok), de cretons (sorte de rillettes pas grasses, pas mal), de jambon et pommes de terre (je commence à être calé), de pâté à la viande (ça y est, j’ai plus faim), de saucisses (arrêtez…), d’oreilles de crisse (n’en jetez plus.. qui plus est, ces morceaux de gras frits dans l’huile sont proprement dégueulasses), d’œufs dans le sirop (j’ai pas goûté… plus faim), de crêpes (non merci), de tarte au sucre (ah, je vais peut-être faire un petit effort, sur ce coup là..), et de pain de ménage ! Ouf… excusez moi deux secondes, je vais vomir…&lt;br /&gt;Après ce défi gargantuesque, plutôt qu’une bonne marche dans la neige pour digérer dans la tempête, j’opte pour un tour en chenillette ancestrale (1937, à l’échelle du continent nord-américain, c’est le haut moyen-âge), baptisée ici «Snowmobile» (ça en jette plus), dont les cahots de la conduite et l’odeur d’essence pénétrante rivalisent avec le vacarme assourdissant du moteur. Néanmoins, c’est assez marrant !&lt;br /&gt;Maintenant que je connais l’hérédité de la motoneige, je comprends mieux d’où lui viennent ses vilains défauts polluants. Il semble que le progrès technique se soit focalisé sur le volume et l’habitacle de l’engin, plutôt que sur ses caractéristiques sonores et odorantes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant la cabane à sucre, mars avait débuté par le premier concert des Cowboys Fringants, au Grand Théâtre de Québec. Bonjour les Cowboys, et merci pour ce show de deux heures, débordant d’énergie et de bonne humeur, et ces nombreuses «tounes», reprises en cœur par un public gagné d’avance, qui gagnent en puissance ce qu’elles perdent en intimité. Le public paraît tout de même assez jeune (moyenne d’âge autour de 20/25 ans… merci pour le coup de vieux), et les québécoises semblent profiter de l’ambiance surchauffée de la salle pour mettre en avant leurs attributs mammaires sous des t-shirts moulants… Pour un peu, on croirait à un concours de t-shirts (pas encore mouillés) avec rien que des filles à forte poitrine. Renseignements pris, il s’avère que le québécois est un fervent consommateur de chirurgie plastique… quand même, toutes ces étudiantes me semblent bien jeunes pour s’être déjà abandonnées aux délices du bistouri…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, bonjour le sport roi du Québec.&lt;br /&gt;Car en mars se jouent les derniers matchs de la saison régulière de hockey et les premiers matchs des séries finales (c’est à dire avant et après les play-offs, si j’ai bien capté ce à quoi je ne connaissais rien il y a encore quelques jours à peine). J’avais exprimé de longue date à mes collègues de travail mon désir d’assister à un match de hockey, afin de voir de mes yeux ce que j'avais lu ou entendu au sujet de certains joueurs qui ne savent pas jouer, mais sont juste présents sur le banc des remplaçants pour initier des bagarres aux instants clés de la partie…&lt;br /&gt;Forts de leurs bons conseils, nous assistons donc au dernier match de la ligue semi-pro (les pros étant en grève pour toute l’année), disputé entre l’équipe "Radio X" de Québec (rien à voir avec la radiologie, il s’agit d’un sponsor radiophonique spécialisé dans la polémique gratuite… ça donne un indice sur l’état d’esprit) et l’équipe "Caron et Guay" (je sais pas d’où ça vient) de Trois-Rivières.&lt;br /&gt;Dans l’ambiance virile habituelle des matchs de hockey (et blam, que je t’écrase sympathiquement contre la vitre, et vlan, que je te balance cordialement sur la glace), la ville de Québec remporte une victoire par 5 buts à 2 qui lui donne un accès avantageux aux séries finales… mais là n’est pas l’essentiel. Le fait marquant du match, pour nous, c’est de voir prendre corps le concept du «Goon», qui rentre sur la glace au milieu du match, s’insère maladroitement dans le cours du jeu (rappelons qu’il ne sait pas jouer) et profite de la première minuscule provocation pour déclencher un véritable match de boxe. Aussitôt, les casques et les gants atterrissent sur la glace, les poings se dressent dans une posture de défense, les genoux se fléchissent dans une parodie précaire de jeu de jambes, et les coups se mettent à pleuvoir sur les visages.&lt;br /&gt;Les autres joueurs (les vrais, ceux qui savent jouer) ont pris bien soin de quitter la piste avant l’empoignade, et ils attendent blasés le triomphe ou à la défaite de leur champion, sans aucune incidence sur le cours de la partie. Quelques minutes et un nouveau round de boxe entre deux autres «goons» revanchards plus tard, tout ce petit monde délicat se retrouve en «prison» pour cause de "bagarre" et le match reprend son cours… la foule a crié, elle s’est défoulée de son trop plein d’énergie, on peut à nouveau se concentrer sur les choses sérieuses… Les échauffourées ne cessent pas pour autant sur la glace, entre les belliqueux des deux équipes, mais ce qui distingue immédiatement une vraie bagarre de «goons» d’une simple altercation musclée entre joueurs énervés, c’est le fait que, dans cette dernière, les joueurs ne perdent pas de temps à retirer casques et gants, ni à jeter leur crosse par terre, avant de se prendre à la gorge et de s’administrer les taloches de rigueur… ce qui les distingue également, c’est la tentative immédiate d’interposition des arbitres, qui se gardaient bien, quelques instants plus tôt, de se glisser entre les phalanges blanchies des «goons» (je me demande pourquoi ? :-)). &lt;br /&gt;Par contre, les excités finissent eux aussi dans la «prison», qui se remplit au fur et à mesure que les bancs des remplaçants se dégarnissent. Ces belligérants-là se retrouvent alors exclus, eux, pour «rudesse»… on appréciera à sa juste valeur l’euphémisme employé pour décrire, ici, un grand coup de crosse dans la tronche, là, un double uppercut dans la face, et surtout pour différencier un aléa ordinaire d’un match de hockey, du show testostéroné offerts par des «goons», exclus, eux, pour «bagarre», pas assez bons boxeurs pour monter sur un ring, pas assez bons hockeyeurs pour prendre leur place dans l’équipe, mais suffisamment hybrides entre les deux disciplines, pour nous offrir un cross-over punchy et ecchymosé (car il paraît que ce n’est pas du «fake», comme on dit par ici).&lt;br /&gt;Les connaisseurs du jeu de plateau «Slapshot» goûteront sans doute plus que les autres cette mise en lumière de la place primordiale du fameux «Goon» dans l’équipe de hockey. Dans les ligues pro, il paraît qu’il est d’avantage cantonné dans un rôle de garde du corps du meilleur joueur («Superstar») de l’équipe, l’entraîneur n'ayant pas d'état d'âme à sacrifier un joueur sur 6 (puisque le "Goon" ne sait pas jouer) aux seules fins de protéger l’intégrité physique de son champion des velléités destructrices des «Goons» adverses…&lt;br /&gt;Le hockey offre donc, on l’aura compris, un spectacle tout à fait spécial, aussi mal dégrossi que les québécois sont civils et polis dans la vie courante. &lt;br /&gt;Mais qui a parlé d’exutoire ?&lt;br /&gt;Mes collègues m’ayant bien mis en garde de ne pas juger leur sport favori sur cette seule ligue semi-pro, j’assiste donc une semaine plus tard, toujours sur leurs bons conseils, au premier match des séries de la ligue universitaire, futurs pros réputés eux pour la fluidité et la civilité de leur jeu. Ce deuxième match, ouvert sur l’hymne du Canada, que j’entends pour la toute première fois en 7 mois, confirme la bonne tenue des équipes de la ville de Québec (les «Remparts de Québec» écrasent les «Tigres de Victoriaville» 5 buts à 1), la fluidité relativement plus grande du jeu pratiqué en ligue junior, mais aussi la délirante popularité des bagarres institutionnalisées, déclenchées ici à 10 secondes de la fin du match, et soldées dans une belle gerbe de sang !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événement subsidiaires du mois de mars (Velma qui enchaîne les invitations d’anniversaires, la magnifique vue sur la ville du haut de l’Observatoire de la Capitale, l’excellente présentation de l’histoire de Québec à la Maison de la découverte des plaines d’Abraham, la plongée en immersion dans une serre de papillons exotiques) achèvent de garnir un mois plutôt bien rempli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce mois de mars m'apporte enfin la lumière, musicalement parlant. Moi qui croyais ne rien connaître de l'incontournable Félix Leclerc, et qui peinais sous la honte à dissimuler cette lacune béante, je découvre avec soulagement, au détour de la visite de sa fondation installée sur l'île d'Orléans, que ses airs ne me sont pas tout à fait inconnus... La ritournelle de son "Petit bonheur" flirte même avec l'universalité, tant elle résonne familièrement aux oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’irrépressible poussée printanière transforme maintenant la ville et nous prend par la main pour tourner la page d'un hiver bien révolu, à coups de larges croupières taillées sans nuance dans les bancs de neige… J’ai beau savoir que la saison qui commence sera formidable, en apportant dans sa besace moultes satisfactions (réouverture des grands sites touristiques, retour des oies, des baleines, réchauffement des températures, et réouverture de la piscine de l’immeuble :-)), j’ai du mal à me résoudre à faire mes adieux à la neige.&lt;br /&gt;Et j’appréhende avec méfiance la période transitoire qui s’ouvre, ce mois d’avril en forme de zone grise, réminiscente du mois de novembre, plus assez froide pour les sports d’hiver, pas encore assez belle pour passer complètement à autre chose..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça à cause de cette avare petite marmotte, qui n’a pas cru bon de nous gâter d’un mois d’hiver supplémentaire !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111211667126615573?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111211667126615573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111211667126615573&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111211667126615573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111211667126615573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/mars-2005-la-satane-marmotte-avait.html' title='Mars 2005 : la satanée marmotte avait raison !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111210843401076987</id><published>2005-03-29T09:59:00.000-05:00</published><updated>2005-04-07T14:32:25.626-04:00</updated><title type='text'>Avec mars vient la saison des sucres...</title><content type='html'>Démonstration :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/7791668/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos4.flickr.com/7791668_8e285813a7_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/7791667/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos8.flickr.com/7791667_cbf69bb3ad_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/7791438/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos7.flickr.com/7791438_139ac0312a_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111210843401076987?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111210843401076987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111210843401076987&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111210843401076987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111210843401076987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/avec-mars-vient-la-saison-des-sucres.html' title='Avec mars vient la saison des sucres...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111154186704908009</id><published>2005-03-22T20:37:00.000-05:00</published><updated>2005-03-22T20:49:53.830-05:00</updated><title type='text'>La devinette du mois de mars : boxe ou hockey ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/7169129/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos8.flickr.com/7169129_322f461050_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/7169129/"&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111154186704908009?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111154186704908009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111154186704908009&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111154186704908009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111154186704908009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/la-devinette-du-mois-de-mars-boxe-ou.html' title='La devinette du mois de mars : boxe ou hockey ?'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111090333531761397</id><published>2005-03-15T11:15:00.000-05:00</published><updated>2005-03-15T11:18:10.253-05:00</updated><title type='text'>Comme au cinéma...</title><content type='html'>Un peu de lumières et de couleurs pour les yeux...&lt;br /&gt;Velma qui contemple le vieux Québec depuis l'Observatoire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/6598645/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos3.flickr.com/6598645_0760920668_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111090333531761397?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111090333531761397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111090333531761397&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111090333531761397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111090333531761397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/comme-au-cinma.html' title='Comme au cinéma...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111057103189562177</id><published>2005-03-11T14:28:00.000-05:00</published><updated>2005-03-15T11:07:22.836-05:00</updated><title type='text'>Aparté linguistique : les étranges rapports entre le québécois et le français</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Depuis que nous sommes arrivés au Québec, résonnent à nos oreilles les pittoresques expressions québécoises, et le dépaysant (pour nous) accent de ces cousins nord-américains…&lt;br /&gt;De temps à autre également, un québécois plus hardi que les autres nous assène pour la énième fois que les vrais défenseurs de la langue française se trouvent de ce côté-ci de l’océan atlantique…&lt;br /&gt;Et d’égrener le traditionnel chapelet d’anglicismes qui fleurissent le français de France (je suis assez fier de cette allitération improbable..).&lt;br /&gt;Pourtant, la réalité, loin d’être totalement différente, ne se réduit pas tout à fait à ce constat sommaire… et finalement erroné, comme le prouvera ce qui suit !&lt;br /&gt;Les Québécois, ne leur en déplaise, ne sont pas avares à leur tour en anglicismes.&lt;br /&gt;On ne peut nier, bien sur, que le Français passe ses "&lt;em&gt;week-end&lt;/em&gt;" à faire du "&lt;em&gt;shopping&lt;/em&gt;" en mangeant des "&lt;em&gt;sandwichs&lt;/em&gt;", qu’il revêt à l’occasion (rare) un "&lt;em&gt;smoking&lt;/em&gt;", et laisse ponctuellement sa voiture au "&lt;em&gt;parking&lt;/em&gt;" pour s’adonner aux joies du "&lt;em&gt;roller&lt;/em&gt;", lorsqu’il ne s’abandonne pas dans la contemplation d’un match de "&lt;em&gt;catch&lt;/em&gt;" à la télévision…&lt;br /&gt;Et effectivement, dans le même temps, le Québécois occupe sa "&lt;em&gt;fin de semaine&lt;/em&gt;" en "&lt;em&gt;magasinage&lt;/em&gt;" tout en grignotant des "&lt;em&gt;sous-marins&lt;/em&gt;", qui mettent des miettes sur son "&lt;em&gt;tuxedo&lt;/em&gt;". Il laisse sa voiture au "&lt;em&gt;stationnement&lt;/em&gt;" lorsqu’il opte plutôt pour une balade en "&lt;em&gt;patins à roues alignées&lt;/em&gt;" ou un match de "&lt;em&gt;lutte&lt;/em&gt;" à la télévision.&lt;br /&gt;Soit !&lt;br /&gt;Mais c’est bien le même Québécois, que le climat a rendu "&lt;em&gt;tough&lt;/em&gt;", qui aime faire des "&lt;em&gt;jokes&lt;/em&gt;" à ses amis, qui "&lt;em&gt;cruise&lt;/em&gt;" les blondes qu’il trouve "&lt;em&gt;cute&lt;/em&gt;", ne met pas de "&lt;em&gt;shoe-claques&lt;/em&gt;" avec son costume s’il veut rester "&lt;em&gt;swell&lt;/em&gt;", apprécie les accords "&lt;em&gt;win-win&lt;/em&gt;", se frotte à des dossiers un peu "&lt;em&gt;rough&lt;/em&gt;", mais ça fait partie de la "&lt;em&gt;game&lt;/em&gt;", qui "&lt;em&gt;print&lt;/em&gt;" les documents de travail sur lesquels il "&lt;em&gt;spot&lt;/em&gt;" les erreurs, et "&lt;em&gt;flush&lt;/em&gt;" ses toilettes…&lt;br /&gt;Jusque dans certains termes français usités par ici, difficile de ne pas subodorer l’hérédité anglophone, tels le "&lt;em&gt;char&lt;/em&gt;" qui, comme chacun sait, désigne la voiture et qui évoque le "car" anglais, ou, plus pittoresque, la "&lt;em&gt;toune&lt;/em&gt;" qui sert à désigner une chanson, un morceau de musique, et qui m’inspire le "tune" anglo-saxon.&lt;br /&gt;Même le mot "&lt;em&gt;chum&lt;/em&gt;" qui signifie "ami" est paraît-il (source = le routard, non vérifié) un dérivé de vieil anglais.&lt;br /&gt;Donc, sur le front des anglicismes, je prononcerai, avec la mansuétude qui me caractérise, un équitable match nul…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Ce qui m’a le plus frappé, dans le langage local, ce ne sont donc pas ces querelles de clocher, qui ne servent qu’à détourner l’attention, dans un cas comme dans l’autre, de l’influence envahissante des États-Unis jusque dans le parler quotidien, mais bien plutôt l’indépendance, sur le plan grammatical mais aussi sur celui du vocabulaire, du français pratiqué au Québec.&lt;br /&gt;En fait, deux siècles d’isolement ont bel et bien conduit les deux langues à évoluer et croître dans des directions différentes, comme deux branches distinctes à partir d’un tronc commun. Et, au risque de lasser, je suis bien contraint de reprendre à mon compte la formule galvaudée selon laquelle le fait de partager une langue commune ne signifie pas pour autant que l’on se comprend.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Je ne reviendrai pas sur l'art de jurer en québécois (ici, on dit "&lt;em&gt;sacrer&lt;/em&gt;") qui se décline autour des innombrables symboles de la réligion, trop connu pour mériter un développement supplémentaire. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Je passerai rapidement sur le "&lt;em&gt;moé&lt;/em&gt;" qui veut dire "moi", le "&lt;em&gt;toé&lt;/em&gt;" qui veut dire "toi", et le "noé" qui veut dire nous... ah non, celui-là c'est impossible, il y a déjà un copyright dessus qui date de l'origine de l'humanité :-)) Mais pour "&lt;em&gt;moé&lt;/em&gt;" et "&lt;em&gt;toé&lt;/em&gt;", c'est vrai, et c'est toujours un plaisir à entendre.&lt;br /&gt;Je m'étendrai un peu, par contre, sur le vocabulaire courant, et châtié, au sujet duquel je dois confesser mes airs égarés et mes demandes répétées d’éclaircissements auprès de mes interlocuteurs québécois lorsque j'entreprends de comprendre ce qui peut bien se cacher derrière la phrase suivante (exemple totalement artificiel, élaboré pour les besoins de la démonstration) : &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;"&lt;em&gt;Coudonc, c’est-y plate depuis que ton baveux de vieux mononcle t’a pogné tantôt en train de pitonner sur son bazou, t’arrêtes pas de chiâler. Il est plutôt temps de te gréer et de sortir ta minoune, oubedonc on va niaiser icitte à soir et ça me fait pas capoter. Si je t’agace, c’est parce que je te trouve fin. T’es pas comme les autres quétaines qui gossent quand y ont rien à faire que se pogner le beigne&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;Bon, je ne sais pas si les Québécois jugeront cette tirade très cohérente mais là n’est pas l’objet : ce qui est sur, c’est qu’elle se compose d’authentiques morceaux de français du Québec, dont le sens réel ne saute pas spontanément à l’entendement. Comme la réalité est souvent moins excitante une fois débarrassée des atours du mystère, je me garderai bien, pour l’heure, de traduire ce qui précède. Je préfère laisser à chacun le soin de s’imaginer la traduction idoine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Grammaticalement, je ne me lasse pas de la forme interrogative du québécois parlé, qui glisse un "tu" dans sa question, comme une manière d'accentuer le point d'interrogation final.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;"&lt;em&gt;On s'entend-tu bien ?&lt;/em&gt;" ; ou bien "&lt;em&gt;t'as-tu vu cette chose ?&lt;/em&gt;" ; ou encore "&lt;em&gt;ça vous inquiète-tu ce que je viens de vous dire ?&lt;/em&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Plus étonnant, la liberté avec laquelle les Québécois s’affranchissent des genres pour certains mots ou font sonner les dernières lettres comme s’il s’agissait d’un féminin.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;"&lt;em&gt;J’ai fait(e) un bout(e) de route avec la gang avant de reprendre ma job. J’vous dis tout(e), y’a pas de secret : les ticket(e)s sont pas nécessaires pour rentrer&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;Si les genres sont versatiles (aurions nous mis le doigt sur des mots hermaphrodites ?), les articles semblent pour leur part être souvent volatiles, ce qui me vaut régulièrement de capter des tournures du style de : &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;"&lt;em&gt;Regarde donc tv pendant que je vais à toilettes. La bière est dans cuisine&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Pour faire plus québécois, on pourra préférer le terme "&lt;em&gt;bécosses&lt;/em&gt;", plus cru, à celui de toilettes…&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Les nombres ne sont pas en reste lorsque des tournures de phrases mêlent allègrement le singulier et le pluriel : ainsi n’est-il pas rare d’entendre des "&lt;em&gt;vas-t’en chez vous&lt;/em&gt;", ou "&lt;em&gt;j’m’en vas chez nous !&lt;/em&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;A ce dernier propos, la formule "&lt;em&gt;je vas&lt;/em&gt;" est étrangement populaire, en dépit de son caractère inexact... c'est là un mystère que je n'ai pas encore percé.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Encore plus fort, la façon avec laquelle les tournures de l’oral se taillent à l'occasion une place dans l’écrit : "&lt;em&gt;chu&lt;/em&gt;" pour signifier "je suis", "&lt;em&gt;dins&lt;/em&gt;" pour dire "dans les", ce qui donne (à prononcer rapidement pour un maximum d’efficacité) :&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;"&lt;em&gt;chu né dins années 70&lt;/em&gt;" (exemple emprunté à la chanson " En berne " des Cowboys Fringants).&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Mais d’une manière générale, l’écrit au Québec diffère assez sensiblement de l’oral. Tout semble se passer comme si une insidieuse schizophrénie opposait le québécois écrit au québécois parlé. L’essentiel des expressions et des termes que j’utilise ci-dessus, avec une orthographe dont je revendique l’approximation, semble réservé à l’oral et ne s’emploie pas ou peu à l’écrit. À chaque fois que je demande que l’on m’épelle tel nouveau terme ou telle nouvelle expression, pour m'en faciliter l’assimilation, on m’oppose la même réponse : "ça s’écrit pâs !".&lt;br /&gt;On touche là à la différence majeure entre le français et le québécois : alors que le français se décline, bon gré mal gré, de la même manière sous sa forme orale comme sous sa forme écrite, cette dernière allant jusqu’à s’accommoder - à contrecoeur - du verlan ou des patois divers, le québécois écrit tourne radicalement le dos, dans son respect intégriste de l’orthodoxie linguistique, au québécois oral qui s’affranchit d’autant plus des règles qu’il mène sa petite existence autonome dans la bouche des multiples ethnies du québec.&lt;br /&gt;Loin de décerner les bons et les mauvais points en décrétant qui parle bien ou qui parle mal (un exercice auquel s’est essayé, paraît-il, Thierry Ardisson, à la grande déconvenue des Québécois), il semble surtout intéressant de relever ce que deux siècles de séparation ont donc produit sur une souche commune. Les deux langues françaises se sont épanouies dans des directions distinctes, tantôt convergentes, et tantôt divergentes, sans pouvoir soumettre leurs évolutions respectives au test de la proximité géographique (à l’opposé des pays francophones de l’Europe occidentale).&lt;br /&gt;On mesure aujourd’hui les différences, et on s’amuse de cet écart des deux côtés de l’atlantique.&lt;br /&gt;Mais finalement, le plus intéressant et le plus formidable, c’est bien de faire le constat que cette langue française, pratiquée par une petite poignée (70.000) de canadiens français abandonnés à leur triste sort cerné d'anglais en 1763, a réussi à résister pendant deux siècles et demi à la pression anglophone de tout le continent nord-américain, pour non seulement garantir sa pérennité (le Québec compte aujourd’hui 7 millions d’habitants, et des francophones sont installés dans toutes les provinces du Canada) mais également assurer son avenir en devenant la seule langue officielle de la Belle Province en 1977. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Pas étonnant, dans un tel environnement, qu'il ait été soumis à des distorsions inédites et impensables en Europe. Elles restent en fait bien limitées et constituent plutôt un moindre mal, tant sa simple survie était loin d'être acquise lorsque les institutions du Bas-Canada (l'actuel Québec) se sont prosternées devant la langue de Shakespeare dans la seconde moitié du 18ème siècle.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Le véritable tour de force du français d’Amérique du Nord, il est donc bien là, dans le fait d'exister, d'être légitime et de tenir la dragée haute aux 330 millions d'anglophones qui lui font office de voisins !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Il est aussi dans sa reconnaissance comme l’une des deux langues officielles du Nouveau-Brunswick (je ne reparlerai pas du Nunavut, sinon je vais finir par être taxé de monomanie :-)), grâce à l’influence d’une autre fervente communauté francophone malgré un contexte hautement défavorable, les Acadiens… mais ça, c’est une autre histoire.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;P.S. : les Québécois(es) de passage sur ce blog, s'ils ne se sont pas étranglés en lisant ces quelques lignes, écrites en toute et franche sympathie, pourront peut-être m'expliquer pourquoi au Québec on prononce "Bost&lt;em&gt;on&lt;/em&gt;" comme "Gast&lt;em&gt;on&lt;/em&gt;" et Washingt&lt;em&gt;on&lt;/em&gt;" comme Gast&lt;em&gt;onne&lt;/em&gt;"...?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111057103189562177?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111057103189562177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111057103189562177&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111057103189562177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111057103189562177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/apart-linguistique-les-tranges.html' title='Aparté linguistique : les étranges rapports entre le québécois et le français'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-111020678223089254</id><published>2005-03-07T09:46:00.000-05:00</published><updated>2005-03-07T09:49:10.133-05:00</updated><title type='text'>Au Québec, on vit dangeureusement...</title><content type='html'>Avec ces délicats stalactites qui menacent de nous transpercer la nuque à chaque pas :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/6072962/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos3.flickr.com/6072962_6392e2fe5f_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-111020678223089254?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/111020678223089254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=111020678223089254&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111020678223089254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/111020678223089254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/au-qubec-on-vit-dangeureusement.html' title='Au Québec, on vit dangeureusement...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110988757467477586</id><published>2005-03-03T17:06:00.000-05:00</published><updated>2005-03-03T17:08:06.960-05:00</updated><title type='text'>Corinne tente de récupérer son gant...</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/5833458/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos4.flickr.com/5833458_e62f269912_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;A l'issue de la balade en traîneau, les chiens affamés boufferaient n'importe quoi... enfin, pas tout à  fait. Dans le cas présent, l'odeur de "queue de castor" qui imprégnait le gant a du jouer un certain rôle...&lt;br /&gt;Allez donc récupérer votre bien lorsque la bête vous fait des yeux pareils, et couche les oreilles...:-)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110988757467477586?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110988757467477586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110988757467477586&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110988757467477586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110988757467477586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/03/corinne-tente-de-rcuprer-son-gant.html' title='Corinne tente de récupérer son gant...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110962722407985319</id><published>2005-02-28T16:18:00.000-05:00</published><updated>2005-03-29T10:43:58.003-05:00</updated><title type='text'>Février 2005 : Un supportable hiver</title><content type='html'>Le mois de février commence mal : je rate le jour de la marmotte !&lt;br /&gt;Depuis "Un jour sans fin" (avec l’ineffable Bill Murray) je rêvais de pouvoir assister à cette cérémonie annuelle nord-américaine qui conjugue le sublime au ridicule… et voilà que je passe à côté d’une occasion en or, certainement pas à la veille de se re-présenter :-(&lt;br /&gt;Comment ? Ils ont osé tenir le rite impayable du "jour de la marmotte" sans m’avoir adressé de notification individuelle préalable ???&lt;br /&gt;C’est la voisine qui m’assène la mauvaise nouvelle, au détour du couloir, et qui me livre au passage le verdict rendu par le docte rongeur… l’hiver en a encore pour 6 semaines !&lt;br /&gt;Voyons voir… nous sommes début février… + 6 semaines… cela nous conduit tout droit à mi-mars cette affaire…&lt;br /&gt;Quoi ?&lt;br /&gt;C’est tout ?&lt;br /&gt;L’hiver s’achèvera mi-mars ? Comme en France ?&lt;br /&gt;Mais où est donc passé le légendaire et interminable hiver québécois, supposé durer 5 mois pleins, que tous les guides touristiques, confortés par tous les experts vacanciers, m’avaient promis…&lt;br /&gt;Non content de nous servir des températures affreusement douces (cf. janvier) l’hiver québécois n’est même plus capable de tenir sur la longueur… tout se perd ma bonne dame !&lt;br /&gt;Et de fait, les quinze premiers jours de février sont bien dans la continuité des derniers jours de janvier : douceur, pluie passagère, fonte des neiges… c’est un avant goût de la débâcle qui nous est donné, et qui nous laisse sur notre faim de températures réellement boréales…&lt;br /&gt;Finalement, l’hiver québécois n’est pas si terrible… mes collègues de bureau me regardent avec des yeux de merlans frits lorsque je leur assène que leur hiver c’est de la gnognotte ("c’est-tu quoi, çâ, la "gnognotte", Sébastien ?") et que j’espère que les températures vont recommencer à plonger à très court terme ! En plus d’être "maudit", le Français est donc maso !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant que l’hiver assume son redoutable statut, nous profitons, tête et mains nues, veste grande ouverte, des festivités du Carnaval, imaginé en 1955 justement pour faire sortir les Québécois de chez eux, et attirer les touristes, malgré le froid intense…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La course de canots sur le St-Laurent gelé, entre Québec (rive nord) et Lévis (rive sud), est le moment fort de ce carnaval, un spectacle terrible à mi-chemin entre les jeux "inter-villes" de Guy Lux, pour le côté loufoque débridé et parfaitement assumé de l’affaire, et la "chasse au trésor" de feu Philippe de Dieuleveu, pour le côté exploit sportif démesuré et parfaitement inutile. Les expressions du commentateur local (le Léon Zitrone québécois, donc) sont à l’avenant. Il n’est question que de "tapis roulant de glace" et de "veines d’eau" (rappel : l’épreuve est bien supposée se dérouler sur l’eau), autant d’expressions imagées qui illustrent bien la difficulté de l’entreprise…&lt;br /&gt;Au bilan, sur plus de quarante embarcations engagées dans la course, une petite quinzaine seulement franchit la ligne d’arrivée, tandis que la grosse majorité finit par jeter l’éponge (c’est le cas de le dire, avec toute l’eau écopée…), épuisée par une débauche d’efforts aussi spectaculaire que vaine.&lt;br /&gt;Comme de coutume ce sont des québécois, de l’équipe du château Frontenac, qui remportent l’épreuve. Leur mérite est très relatif puisqu’ils sont aux toutes premières loges pour s’entraîner à longueur d’hiver, et qu’ils avaient eu le temps de se préparer aux conditions exceptionnelles (il fallait remonter à 1992 pour trouver des conditions aussi dures) engendrées par le redoux relatif. Cela n’était certainement pas le cas de l’équipe française engagée dans la course, qui s’est faite plutôt discrète, en tout cas pour le supporter chauvin qui ne demandait qu’à se manifester en moi… S’ils ne se sont pas noyés dans une des fameuses veines d’eau, s’ils ne se sont pas fait broyer dans les mouvements de glace irrépressibles, s’ils n’ont pas pris leurs jambes à leur coup au seul spectacle de ce qui les attendait, ou s’il n’ont pas fait une syncope à mi-course, rendu au bord de la rive sud, je les soupçonne alors d’avoir bêtement abandonné, car je n’ai pas vu l’ombre d’une bannière tricolore dans les parages, sur glace comme sur eau… Difficile toutefois de les blâmer. Où auraient-ils pu s’aguerrir à des telles difficultés… Déjà, l’entraînement effectué l’avant-veille autour de l’Île aux Coudres les avait laissé épuisés, à ce qui se raconte par ici dans un sourire narquois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre grand moment, la parade de clôture du Carnaval. Une heure et demie de défilé sous la neige, avec fanfares, danses, chars allégoriques et distributions de gâteaux, au son des trompettes de Bonhomme (conformément au dialecte local, on préfèrera le terme de "flûtes embossées" pour faire poète)… Le tout par des températures nocturnes, quoique douces, quand même très fraîches (pour le moins). À voir au moins une fois dans sa vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Carnaval ne fait pas que se contempler, il se déguste également. À en croire mes collègues de bureau, c’est le moment ou jamais de faire une overdose de "queues de castor", sorte de pâtisserie locale plate et arrondie, en forme présumée d’appendice caudal de castoridé. Respectueux au plus haut point des coutumes locales, je ne me fais donc pas prier : beurre d’érable, chocolat noisette, beurre à l’ail et fromage… tous les parfums y passent ou presque… de quoi tenir toute une vie avec les calories ingérées ! (bon, pour ceux qui auront l’occasion de goûter, je déconseille beurre à l’ail et fromage… il fallait une certains dose d’inconscience pour tester… imaginez la même chose sur une gaufre… voilà, c’est à peu près ça !!)&lt;br /&gt;La queue de castor, c'est le nouveau délice des Mourot-gourmands !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, nous restons beaucoup plus sceptiques à propos du Caribou, improbable (pour ne pas dire imbuvable) mélange de vins servi chaud, qui provoque d’avantage la nausée qu’il ne requinque…&lt;br /&gt;Comme nous sommes d’esprit ouvert, nous cherchons les causes de l’échec gustatif que nous inspire ce breuvage : peut-être aurions-nous dû le boire, ainsi que le préconise le folklore québécois, dans une canne de Bonhomme, afin que le contact du plastique industriel bon marché rehausse la saveur du liquide, comme un verre adéquat aide à dégager les arômes d’un bon vin… peu crédible. Peut-être ne faisait-il pas assez froid pour que nos organismes tirent le bénéfice maximum et enivrant de la potion, conçue pour des "frettes" autrement plus intenses… mais alors comment expliquer que nous seuls semblons ne pas goûter la chose… quoique, il semble que ne sommes pas tout à fait seuls, car nous apercevons, au détour d’une buvette, la grimace d’une touriste qui regrette d’avoir succombé à la traditionnelle mixture sitôt qu’elle applique le bout de ses lèvres sur son verre…&lt;br /&gt;Cela nous conforte dans la conviction que la bouteille de Caribou, achetée, pour l’expérience, à l’automne précédent, et qui n’avait trouvé qu’un seul amateur parmi nos visiteurs, n'est pas à la veille d’être terminée. Servi chaud, frais, ou à température ambiante, le Caribou c’est écœurant (au sens français du terme, hein !).&lt;br /&gt;Pour la petite légende, le nom "Caribou" aurait été donné par les premiers colons français, voyant les indiens boire le sang encore chaud de leur prise de chasse, avant de devenir un alcool chaud (le vin rouge remplaçant peu à peu le sang)… hum, hum…&lt;br /&gt;Mais dans la série des breuvages infects, le Caribou doit céder sans honte la première marche du podium à une autre spécialité nord-américaine totalement atroce, j’ai nommé la "Root Beer" ("Racinette" en français, rien que le nom fait peur). Cette boisson gazeuse même pas alcoolisée, au délicat fumet de médicament, suscite une incontrôlable moue de dégoût chez tous les cobayes européens à qui je tente de refiler le fond de bouteille que je ne parviens pas à écluser…&lt;br /&gt;Le test effectué sur la personne de Christine, de passage pendant quelques jours, confirme la série : le palais européen n’est définitivement pas taillé pour la bière de racine (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit)… quant à sa petite sœur, "l’Épinette", malgré une nature curieuse et téméraire, je ne suis plus du tout tenté de me livrer à des expérimentations hasardeuses… allez comprendre ! Quoi qu’il en soit, je suis largement remboursé des 2 $ gaspillés dans l’achat de cette horreur, par les fous rires provoqués, avec une régularité consternante (pour moi), par ces petites séances de dégustation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui ont du engloutir des litres de Root Beer, et surtout de Caribou, en tout cas, avant ou après l’exercice en question, ce sont les quelques dizaines d’échappés de l’asile – euh, pardon, de courageux lurons, qui se prêtent pendant une demi-heure au traditionnel bain de neige du Carnaval, dans les plaines d’Abraham. Sans prêter garde à leur peau rougie par la friction et par le froid, ils se roulent abondamment dans la neige, pour le plus grand plaisir des sadiques qui composent l’assistance médusée (et dont nous faisons partie, gniark, gniark…). La surenchère est assurée par ceux qui se laissent enfouir sous la neige (comme on s’enterre dans le sable, à la plage) ou – plus fort encore – ceux qui s’enfournent de grosses poignées de neige (à mains nues, pour qui n'aurait pas suivi) à l’intérieur du maillot de bain (parce que l’on peut être malade du cerveau et de l’épiderme, on en demeure pas moins pudique, donc ce n’est pas un bain naturiste, ce qui au demeurant, aurait eu le mérite d’être drôle, en sus d’être sidérant :-)).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour méditer sur ces démonstrations hystériques de la société occidentale moderne, nous retrouvons nos amis les indiens (après les Montagnais de St-Urbain, et les Hurons-Wendat de Wendake, nous rencontrons donc les Crees originaires de Chibougamau), qui nous expliquent, dans un anglais plus qu’approximatif, que bien que vivant au Québec (idiome officiel = le français, depuis 1977), ils ne parlent pas un traître mot de notre langue car seul l’anglais leur est utile pour guider les touristes ontariens et américains qui viennent chasser et pêcher dans leurs réserves du nord du Québec...&lt;br /&gt;Bon, plutôt que de les écouter baragouiner en mauvais anglais, et nous asséner crûment que les seuls touristes qui comptent, c’est à dire qui ont du pouvoir et de l’intérêt, sont les consommateurs anglophones, on préfère les écouter entonner, au son du tambourin, des chants traditionnels envoûtants.. A l’intérieur de la tente, qui sent le feu de bois et le sapin écrasé (le vrai, disposé par terre pour isoler de la neige, pas le sapin chimique que l'on suspend au pare-brise de la voiture pour dissiper l’odeur de cigarette), en fermant les yeux et en s’asseyant en tailleur (aïe, mes articulations), on se laisse emporter par la mélopée ancestrale, et on a pas de peine à s’imaginer dans la peau d’un Etienne Brulé (ou de tout autre coureur des bois passé à la postérité), négociant les fourrures des alliés amérindiens, à l’époque de l’implantation d’un comptoir de traite à "Kebec", c’est à dire "là où le fleuve se rétrécit" en langage algonquin… un coureur des bois qui aurait du beurre à l’ail sur les doigts, une indigestion de queues de castor, et des remous gastriques provoqués par le Caribou… mais bon, l’imagination est une chose formidable, qui sait estomper les petits détails anachroniques… les contacts avec les autochtones, même quand ils arborent jeans et t-shirts, et qu’ils communiquent par téléphone cellulaire, c’est toujours un peu magique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Carnaval terminé, la ville de Québec retrouve son calme provincial. Force est d’admettre que les festivités carnavalesques ont rencontré un véritable succès populaire, ce qui n’avait pas été le cas, loin de là, de l’opération "Québec fête Noël", pourtant vendue avec une communication tout aussi alléchante.&lt;br /&gt;Aux quelques touristes égarés en semaine, et aux quelques québécois désœuvrés le week-end (c’est-à-dire débarrassés de la corvée cadeaux, donc insuffisamment nombreux pour constituer une foule décente), croisés pendant les fêtes de fin d’année, ont succédé, durant toute la période du Carnaval, des hordes de Carnavaleux (il semble que le qualificatif soit approprié), originaires de Montréal (facile, 2h de route) ou du reste de la province (plus ou moins facile, selon la neige), mais aussi et surtout des autres provinces canadiennes et des États-Unis, sans oublier quelques européens venus éprouver l’épaisseur de leur couenne dans le froid québécois.&lt;br /&gt;Ce Carnaval est donc un succès réel, qui nous enchante, et convainc même au passage les carnava-sceptiques (principalement des immigrants français, blasés) qui avaient entrepris, en pure perte, dans les semaines précédentes, de modérer notre enthousiasme naturel.&lt;br /&gt;Transformée en tour de Babel pendant 2 semaines, la ville a revêtu des oripeaux que nous ne lui connaissions pas : les rues ont été parsemées de papiers, canettes, et débris divers… même en petites quantités, ces "aspérités" accrochent le regard, tant elles paraissent incongrues dans cet univers d’ordinaire si net… On réalise d’un coup que l’on s’était habitué, insensiblement, à la propreté ambiante (un petit côté Europe du nord), au fait de ne jamais devoir surveiller où l’on met ses pieds grâce à l’absence totale de déchets canins, et à la rareté extrême des poubelles (à quoi bon, puisque le Québécois, de Québec, ne jette jamais rien dans la rue)… Comme pour laver ces quelques "impuretés", la neige recommence à tomber en force dès le surlendemain de la clôture du Carnaval, recouvrant de son voile immaculé tout ce qui dépasse de façon inconvenante de la chaussée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était grand temps qu’elle revienne la neige, car elle commençait à arborer, là où elle était encore visible, une teinte marronâtre du plus mauvais effet. Criblée des impacts de pluie (et des détritus sus cités), elle faisait peine à voir dans sa décadence presque printanière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque la neige – et l’hiver – se rappellent enfin à notre excellent souvenir mi-février, nous renouons avec délice avec les différents sports de plein air auxquels nous devenons accros.&lt;br /&gt;La visite de Christine nous fournit ainsi le prétexte idéal pour une nouvelle et grande randonnée en traîneau à chiens. J’en profite pour perfectionner ma technique de musher, qui ne va pas si mal, merci, malgré un départ un peu chaotique…&lt;br /&gt;Les filles, ces fainéantes, alternent entre la place du passager (celui qui est assis dans le traîneau, confortablement blotti sous une épaisse fourrure) et le rôle de musher, en "tandem" avec le guide… trop facile !&lt;br /&gt;Résultat, seul bibi a les jambes en compote le lendemain matin, pour avoir fait contrepoids dans chaque virage, pour avoir poussé énergiquement le traîneau dans chaque montée, et pour avoir appuyé comme un malade sur le frein dans chaque descente, pendant une heure et demie de (malgré tout) bonheur total.&lt;br /&gt;Velma finit pour sa part la balade dans un profond sommeil. Comme lors de notre précédente virée, la chaleur des couvertures, le silence de la forêt, et le glissement régulier sur la neige, emportent sa conscience infantile dans les bras accueillants de Morphée.. Les glapissements et aboiements intermittents des chiens n’y changent rien. Velma se laisse bercer par l’hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la série des sensations inédites, nous expérimentons en février la traversée, à pied s’il vous plaît, du fleuve Saint-Laurent, recouvert d’une épaisse couche de glace, baptisée un peu présomptueusement "pont de glace", entre la rive nord et l’île d’Orléans… une étrange et éblouissante (au sens propre) expérience, qui nous donne un petit sentiment christique.. on ne marche pas sur l’eau tous les jours… Non content de marcher dessus, je me fends en outre de ma plus mémorable chute de l’hiver, lorsque, pour les besoins de la vidéo souvenir de rigueur, j’entreprends de piquer un petit sprint sur la glace. Même prévisible (avec le recul), la "bûche" spectaculaire n’en demeure pas moins aussi involontaire que douloureuse, et réduit mon coude en compote, pour la postérité numérique (triomphe assuré au prochain concours de vidéo-gags). Que n’endurerait-on pas pour la gloire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis nous revenons à Montréal, dans un PT Cruiser bleu de mer (enfin presque), car nous voulons revoir l’hiver, et ses aurores boréales…&lt;br /&gt;Bon c’est surtout une façon de parler (ou de chanter, pour les mélomanes avertis), car l’hiver à Montréal a quand même moins de charme qu’à Québec…&lt;br /&gt;En fait, nous profitons toujours de la visite de Christine pour approfondir notre reconnaissance de la capitale économique de la province.&lt;br /&gt;Une capitale économique, qui vient en plus d’être nommée capitale mondiale du rock (rien que ça) par des (comprenez = 2) médias américains… alors là je m’étrangle… pour une capitale mondiale du rock, pas un seul concert digne de ce nom à me mettre sous la dent en un an : pas de Morrissey, même en pleine tournée nord-américaine, pas de Divine Comedy, idem, pas de Jude, qui habite pourtant en Californie, mais qui préfère donner 4 concerts en France plutôt qu’un seul au Québec… la gueule de la capitale mondiale du rock… :-( Ok, je m’en suis déjà plaint en septembre, mais, 6 mois plus tard, je ne m’en remets toujours pas.&lt;br /&gt;En fait, je crois surtout que la nomenklatura américaine (traduction = de la côte nord-est des E.U.) s’est cherché un nouveau petit coin branché pour se retrouver, loin des américains moyens, et que son gros doigt impérialiste s’est posé sur le sud du Québec, à la fois proche et bon marché, et tellement dépaysant avec son parler "frenchy", loin des donneurs de leçons et mangeurs de fromage de la vieille Europe…&lt;br /&gt;En fait de capitale mondiale du rock, les seuls titres de gloire de Montréal, musicalement parlant, c’est d’avoir accueilli un concert de Metallica (wouahhhhhh !) et d’avoir enfanté Céline Dion (Grrrrrr….). A ce sujet, je ne résiste pas au plaisir de vous rapporter le commentaire d’un comique US brocardant le Québec et ses "institutions" : "pas étonnant que les Québécois aiment C. Dion, ils portent tous des caches oreilles"… How true…&lt;br /&gt;À Montréal, nous tombons sur un nouveau festival, dédié à la lumière : spectacles "sons &amp;amp; lumières", pyrotechnie… on sent l’effort d’imagination des créatifs de la ville, pour chiper un peu la vedette à la capitale voisine durant le gris mois de février…&lt;br /&gt;Mais quelques spotlights épars ne peuvent pas accomplir de miracles…&lt;br /&gt;Pour rester constructif, et laisser chacun libre de son interprétation et de son choix, je me contenterai simplement de dire, à ceux qui hésiteraient entre un séjour à Québec, au moment du Carnaval de l’hiver, et un séjour à Montréal, pour le festival "Montréal en lumières", que l’intérêt respectif des deux événements est inversement proportionnel à la taille des deux cités…&lt;br /&gt;Et d’ajouter que les glissades "Le Lait" (à qui les organisateurs veulent-ils faire croire que des adultes se repaissent de lait pur pour faire la fête toute la nuit ???), érigées le long de la rue Sainte-Catherine, font vraiment pâle figure à côté de celles de la terrasse Dufferin. Même si elles avaient été accessibles, ce qui aurait nécessité qu’elles ne présupposent pas une file d’attente interminable, nul doute que leur brièveté aurait été des plus frustrantes. Personnellement, ¾ d’heure de queue pour 6 secondes de plaisir (je réalise que mes propos sont à double sens, à l’insu de mon plein gré :-)), cela a cessé de me satisfaire depuis longtemps, même à Disneyland Paris.&lt;br /&gt;Le temps passé sur le site microscopique dudit festival, dans les différents lieux emblématiques de la ville (belvédères du Mont-Royal, parc olympique, plateau Mont-Royal, île Notre-Dame…), pour combler les mirettes de notre visiteuse, et dans une salle de cinéma Imax pour assister au "Polar Express" en relief (premier véritable ciné pour Velma, qui adore, malgré l’anglais non sous-titré des dialogues, au demeurant limités, et première séance pour nous depuis que nous sommes établis au Québec, incroyable mais vrai….), nous contraint à abandonner le projet d’une leçon de patinage sur le St-Laurent.&lt;br /&gt;Après avoir marché, rampé, couru et (donc subséquemment) chuté dessus, il ne manquait plus qu’à glisser sur le St-Laurent pour pouvoir se rengorger d’avoir domestiqué tout à fait ce fleuve impétueux. Le fleuve n’a donc pas encore été totalement dompté, faute de temps… mais il ne perd rien pour attendre, car nul doute que "nous reviendrons à Montréal"…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se remettre de ces tentatives avortées de micro glissades Montréalaises, nous entraînons donc Chris, l’avant-veille de son départ, dans une (énième, pour nous) journée à Valcartier, histoire de tâter, avec les fesses, de la vraie bonne glace sur de vraies bonnes pentes. Une tempête de neige, aussi violente que bienvenue, ajoute à l’exotisme du site. L’intéressée est enthousiaste !&lt;br /&gt;Nous mettons cet enthousiasme à profit en disputant encore, la veille de son départ, quelques courses de luge sur les glissades Dufferin, devant le château Frontenac. Victoire sans équivoque, mais avec l’aide de la piste inéquitable, de la paire Corinne – Velma, qui jubile. Il semble qu’il n’est jamais trop tôt pour apprendre à ne pas avoir le triomphe modeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin février, nous célébrons justement son 3ème anniversaire, entourée de ses petits amis québécois. Heureusement que nous pouvons disposer d’une salle panoramique sur le toit de notre immeuble pour tenir ce genre de sauterie, car notre appartement ne serait pas sorti indemne du déferlement infantile… nous avons nous même tout juste survécu, et la fin du mois n’est pas de trop pour digérer la déflagration ! Heureusement, maintenant, nous sommes à l’abri de ce genre de tourmente pour un an…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Février se termine bien, c’est à dire sous une neige abondante, qui semble enfin décidée à reprendre ses quartiers légitimes, après les semaines de vache maigre. Un paysage hivernal, c’est quand même beaucoup plus charmant recouvert d’un blanc manteau. Il semble donc que, conformément aux prévisions de notre amie la marmotte météorologue, l’hiver ne tire pas encore sa révérence fin février. Encore heureux, car on peut dire de l’hiver comme Groquik s’exclame à propos de son Nesquik (je diversifie un peu mes références pour satisfaire tous mes publics :-)), "on en a (encore) une énorme envie !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et côté voyages (petits voyages à l’intérieur du grand voyage), maintenant que notre projet transcanadien est lancé sur de bons rails (c’est le cas de le dire) pour fin mai - début juin, notre esprit se tourne vers une nouvelle idée d’escapade de rêve : le survol du Québec (ou du moins d’une petite portion du Québec) en avion.&lt;br /&gt;Avec ce dilemme cornélien à s’en donner des nuits blanches : hydravion ou hydraski ?&lt;br /&gt;À 3 $ la minute (à la louche), il vaut mieux faire le bon choix...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110962722407985319?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110962722407985319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110962722407985319&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110962722407985319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110962722407985319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/fvrier-2005-un-supportable-hiver.html' title='Février 2005 : Un supportable hiver'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110909109238613576</id><published>2005-02-22T11:51:00.000-05:00</published><updated>2005-02-22T11:54:36.856-05:00</updated><title type='text'>À venir : en février, nous rencontrons les indiens Crees</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/4790310/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos4.flickr.com/4790310_54e837a41b_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110909109238613576?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110909109238613576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110909109238613576&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110909109238613576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110909109238613576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/venir-en-fvrier-nous-rencontrons-les.html' title='À venir : en février, nous rencontrons les indiens Crees'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110839221369949493</id><published>2005-02-14T09:43:00.000-05:00</published><updated>2005-02-14T09:46:16.606-05:00</updated><title type='text'>Comme prévu : en février, on remet ça !</title><content type='html'>Le retour du musher...&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/4790304/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos5.flickr.com/4790304_822eeb495f_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110839221369949493?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110839221369949493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110839221369949493&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110839221369949493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110839221369949493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/comme-prvu-en-fvrier-on-remet.html' title='Comme prévu : en février, on remet ça !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110780280957214593</id><published>2005-02-07T14:00:00.000-05:00</published><updated>2005-02-07T14:01:41.426-05:00</updated><title type='text'>Bonhomme Carnaval, c'est ça !</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/4420565/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos1.flickr.com/4420565_002c8a5e56_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110780280957214593?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110780280957214593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110780280957214593&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110780280957214593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110780280957214593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/bonhomme-carnaval-cest.html' title='Bonhomme Carnaval, c&apos;est ça !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110746763718502338</id><published>2005-02-03T16:53:00.000-05:00</published><updated>2005-02-06T23:13:06.276-05:00</updated><title type='text'>La preuve en images...</title><content type='html'>Le panorama depuis le Massif de Petite-Rivière-Saint-François...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/4223093/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos4.flickr.com/4223093_9390405579_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110746763718502338?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110746763718502338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110746763718502338&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110746763718502338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110746763718502338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/02/la-preuve-en-images.html' title='La preuve en images...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110727696128145123</id><published>2005-01-31T11:49:00.000-05:00</published><updated>2005-02-28T22:31:38.786-05:00</updated><title type='text'>Janvier 2005 : "Quelques millions d'arpents de neige"...</title><content type='html'>Voltaire ne croyait pas si bien dire...&lt;br /&gt;Le Canada, et à plus forte raison le Québec, recouvre bel et bien, tout l'hiver durant, plusieurs millions d'arpents de neige, avec ce que cela implique de froidure, de gerçures, d'engelures et autres réjouissances en "ure" qui font le malheur des doigts, des lèvres, des oreilles, bref de tout ce qui dépasse à l'air libre..... Le blanc à perte de vue, cela devait être effectivement assez démoralisant pour le colon français grelottant, en mal du pays...&lt;br /&gt;Mais ce que Voltaire ne pouvait pas deviner, c'est que l'explosion de la société des loisirs convertirait cette saison, et ses fameux arpents de neige, en une source inépuisable de découvertes et de plaisirs hivernaux.&lt;br /&gt;Le bonheur dans l'hiver québécois, c'est donc simple comme un bon gros manteau taillé pour les froids extrêmes...&lt;br /&gt;Avec ça (et quelques menus accessoires tels gants, bottes, tuque, cache-cou...), le reste n'est plus que formalité.&lt;br /&gt;Nous commençons donc le mois de janvier en louant nos judicieux équipements d'octobre, saignée financière de l'automne, que nous amortissons hardiment à travers les innombrables activités de plein air qui caractérisent la belle province...&lt;br /&gt;Pourtant, le froid n'est pas tout à fait à la hauteur de nos appréhensions..&lt;br /&gt;Après les avertissements solennels de ceux "qui savent" (= les québécois) délivrés de façon sentencieuse à longueur d'automne (vous allez voir ce que vous allez voir, pauvres petits français douillets, le mois de janvier, c'est terrible !!! l'an passé il a fait -50 pendant 1 semaine...préparez vous à souffrir), ce premier mois de l'année nous semble paradoxalement bien doux.&lt;br /&gt;Nous qui nous étions conditionnés pour vivre un véritable hiver de guerrier, à la Jack London, avec de la "frette en estie" (ou en crisse, selon les goûts) à qui mieux mieux, sommes presque désappointés du résultat. Comment ça ? Pas de tempête (de neige), pas de froid sibérien (preuve qu'il y a des endroits pires sur la terre pour passer l'hiver), pas de nez qui casse ou d'oreilles qui tombent ???&lt;br /&gt;Non... rien de tout cela. Juste un mois de janvier très agréable, qui nous donne la possibilité de vivre à fond le trip de l'hiver au Canada… et pas celui de la mélasse insipide qui caractérise le ciel parisien 9 mois sur 12. Même doux (tout est relatif, hein), l'hiver ici ressemble à l'hiver, ce n'est pas juste une période du calendrier coincée entre le 21/12 et le 21/03, que rien ne distingue de la grisaille automnale ou printanière.&lt;br /&gt;Alors, bien sur, le thermomètre ne peut pas s'empêcher, 2-3 jours durant, de venir flirter avec les extrêmes... un petit -44, quelques petits -40, et puis le froid se retire discrètement, sans faire de bruit, laissant la place à des températures pratiquement printanières, de très bon aloi avec le programme du Carnaval qui s'en vient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Carnaval de Québec, justement, occupe l'espace médiatique, bien avant son démarrage, dans la rubrique "dialogue social". La ville de Québec démarre l'année 2005 avec la gueule de bois ! Le pire cauchemar de ses habitants est sur le point de devenir réalité : fraîchement syndiqués, les "acteurs" qui se dissimulent sous le costume chamarré de Bonhomme, l'ambassadeur et l'effigie du Carnaval de Québec, entament une grève à durée indéterminée, histoire de renégocier leurs conditions salariales (tiens donc ?) dans un contexte où la ville ne paraît avoir guère d'autre alternative que de se prosterner à leurs pieds...&lt;br /&gt;Le spectre d'un carnaval sans Bonhomme commence à poindre, suscitant angoisse et dépit...&lt;br /&gt;Ça paraît ridicule à dire, comme ça, mais à Québec, cela prend l'allure d'un drame national, avec discours rassurant des organisateurs, pour signifier que le carnaval se tiendra coûte que coûte (ce qui nous arrange, soit dit en passant), appels désespérés aux candidats au costume seyant de Bonhomme, qui devront...hum, hum... être doté d'une large charpente...&lt;br /&gt;Bref, c'est l'émoi... mais à Québec seulement, car à Montréal, les affres du "gros village" du nord font sourire et jaser... mais bien sur, c'est par pure jalousie :-))&lt;br /&gt;Tout cela pour illustrer, s'il était encore besoin, que, si les français demeurent les champions du monde de la contestation sociale, les québécois ne sont pas leurs plus proches cousins nord-américains par hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, Bonhomme est bien au rendez-vous du plus grand carnaval d'hiver au monde (ce n'est pas moi qui le dis mais l'office du tourisme de la province). Il lance le feu d'artifice sur la place d'Youville, serre les mains des parents et caresse les joues des enfants... Bref, pendant que d'âpres négociations salariales se déroulent en coulisse, Bonhomme assure le service mininum sur scène. C'est d'ailleurs un drôle de carnaval qui se joue dans les rues de Québec. A y regarder de près, plutôt que d'un carnaval (personne ne se déguise), il s'agit en réalité d'une grande fête populaire et familiale, avec jeux innombrables pour les enfants, courses de tous poils (de traîneaux à chiens, d'attelages sur neige, de canots sur le fleuve gelé, de vieux tacots...), de compétitions diverses (sculptures sur neige, baby-foot géant...), bains de neige, sucreries à gogo (la fameuse queue de castor !!), glissades à tous les coins de la ville, sculptures sur glace dans toutes les rues. Le beau côtoie le laid, le touriste asiatique côtoie le québécois pur jus, tout cela dans la bonne humeur caractéristique du Québec.&lt;br /&gt;Le but est clair : il s'agit de doper l'activité touristique de la ville (et si possible de la région) en offrant, dans un même lieu, un condensé des activités québécoises légendaires, tout en faisant couler les dollars (dans les bonnes poches) à flot.&lt;br /&gt;Il faut croire que cela marche, puisque c'est déjà la 51ème édition de la chose, et que Québec prend des allures de périphérique aux heures de pointe pendant les fins de semaines (= week-ends). Depuis que nous sommes arrivés, nous n'avions pas vu autant de monde dans cette si petite ville. Mon dieu... mais pour qu'il y ait autant de monde ici, le reste de la province doit être désert alors ?&lt;br /&gt;La grande idée du carnaval cette année, c'est le feu, sur le thème "la glace et le feu"...&lt;br /&gt;C'est sûr que ça donne bien, comme association. Mais c'est un mariage tellement galvaudé que je suis sidéré qu'il leur ait fallu plus de cinquante ans pour arriver à pondre une idée aussi lumineuse (c'est le cas de le dire). Idée un peu mort née de toute façon, car un père de famille s'étant plaint de la signification diabolique du feu (faut-il avoir l'esprit tordu...), les animations enflammées sont mises en veilleuse (à moins que ce ne soit simplement pour de plates considérations de sécurité.... bon, je préfère la version du bigot apeuré).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le carnaval ça nous plaît bien (surtout à Velma, il va sans dire), mais nous n'avons (a priori) qu'un seul hiver pour épuiser les ressources saisonnières de cette région... donc pas de temps à perdre, hop, hop, on garde le rythme, et entre deux animations carnavalesques, nous continuons notre tournée des activités québécoises incontournables.&lt;br /&gt;Le mois de janvier débute et se termine donc également en skiant, respectivement au Relais du Lac Beauport puis au Massif de Petite-Rivière-Saint-François.&lt;br /&gt;Si le Relais est devenu pour nous depuis décembre un environnement familier, nous tombons presque par terre en découvrant le panorama du Massif. Une station plantée au bord du Saint-Laurent, les pieds dans le fleuve gelé, qui donne l'illusion, à chaque bosse des pistes enneigées, de plonger dans le fleuve... Un décor inoubliable.. il fallait bien ça pour faire passer la pilule des forfaits ! Glups !! Le massif n'est pas seulement la plus belle station de ski du Québec, c'est aussi la troisième plus onéreuse après celles du Mont Tremblant (1) et du Mont Ste Anne (2)... Bon, ok, le ski est un loisir de riches, on se le tient pour dit. Il n'empêche, je crois bien que l'on reviendra s'appauvrir un peu plus sur ces pistes pour goûter encore à ce spectacle grandiose.&lt;br /&gt;Et puis il faut bien admettre que le ski, tout seul ou presque sur les pistes, à moins d’une heure de route de chez soi, sous le soleil et le ciel bleu, dans un cadre enchanteur au bord du St-Laurent, cela procure un plaisir certain, qui s’accommodera difficilement du retour à la triste réalité européenne, et qu'il serait bien bête d'ici là de bouder pour quelques piastres de trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus d'améliorer notre style sur les pistes, nous nous appliquons à accroître notre aisance sur surface gelée. Mais question patinage, force est d'admettre que, dans mon cas perso, les progrès ont la désagréable tendance à se faire désirer… je multiplie les efforts… sans résultat probant. Je commence à entrevoir la fin de l’hiver sans avoir accompli de progrès notable, pour ma plus grande frustration. La stagnation absolue.. Velma pour sa part améliore lentement mais sûrement son assiette, en particulier depuis que nous lui avons acheté "une chaise à patiner", sorte de déambulateur sur glace, qui la stabilise.. encore un achat dont nous serons bien encombrés au moment de plier bagage et de tenter de faire tenir tous nos investissements dans les 192 kilos réglementaires, tolérés par les compagnies aériennes… peu probable que l’on ait encore l’usage d’un tel truc à Paris.. m’est avis qu’il va finir à la benne, ou au mieux, dans le grenier d’amis québécois.&lt;br /&gt;Alors un petit effort, Velma, il faut rentabiliser cette acquisition avant la fin de l'hiver. Plus que 4 mois !&lt;br /&gt;Des progrès fulgurants en patinage, en revanche, c’est Amélie, venue nous rendre une courtoise visite, qui en réalise, passant en l’espace d’une petite heure du stade d’anguille (i.e. qui glisse dans tous les sens et se tortille lamentablement sur la glace) à celui de débutante confirmée. Bel effort. Dommage qu’une chute retentissante et douloureuse ne vienne interrompre brutalement la courbe technique ascendante… et dommage que je sois, de plus ou moins loin, responsable de cette chute, pour avoir défié Amélie de se tenir sur un seul patin, l’autre jambe dressée en l’air… mais chut.... Cela lui apprendra à suivre mes conseils débiles :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Québec, en janvier, fait donc ce qu’il te plaît… et il nous plaît, à nous, d’aller visiter le fameux hôtel de glace, cinquième du nom, inspiré de son célèbre cousin suédois…&lt;br /&gt;Bon, avertissement préalable : on est loin de l’hôtel de glace de "Meurs un autre jour" (opus 20 de la saga Bondesque). Pas d’étage, pas de banquise alentours, pas de grand méchant ricanant ni de sublimes pin-up écervelées, et des bons vieux murs de neige très tassée pour soutenir l’édifice…&lt;br /&gt;Mais cela n’en demeure pas moins spectaculaire et totalement inédit.&lt;br /&gt;Pour 200 $ par personne (environ 850 francs), il est donc possible de dormir dans un sac de couchage, étendu sur un lit de glace, au cœur de l’une des 32 suites (avec décorations) ou chambres (sans) taillées dans la neige et la glace, dans une douce atmosphère stabilisée autour de –5 degrés Celsius… qu’on se le dise !&lt;br /&gt;Comme le sac de couchage est prévu pour -40°, il est même fortement recommandé de dormir nu... mais comme les sacs de couchage sont à une place seulement, il faudra repasser pour mettre le feu à la banquise...&lt;br /&gt;Et puis 200 $ (hors taxe, je suppose, comme tout ici, comme si cela leur faisait chauffer le cerveau d'inclure directement 15% de taxes dans les prix des biens de consommation plutôt que de laisser le client se faire des noeuds au bulbe pour savoir ce qu'il va devoir payer), cela reste tout de même un peu cher pour se les geler en gardant le sourire.&lt;br /&gt;Et pour une somme non précisée, il est encore possible de se marier dans la chapelle de glace de l’hôtel – mariage civil, car site non consacré… ce sont les paradoxes de l’hôtel de glace – ainsi qu’ont prévu de le faire 25 couples – majoritairement américains, que ceux que cela surprend lèvent le doigt – cet hiver.&lt;br /&gt;En outre, dans l’hôtel de glace, on a peut-être froid, mais on est tolérant et progressiste… On encourage donc le débat national qui fait rage en programmant le premier mariage gay sur le site. Et on se fait surtout au passage un méchant petit coup de pub bien placé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que nous sommes bien acclimatés aux frimas québécois, et que je prends plus concrètement la mesure de l’existence que l’on peut mener par de si grands froids, je me plais à rêver d’horizons plus lointains, d’environnements plus extrêmes. Le Nunavut m’appelle. 2 mois de nuit ininterrompue en hiver, 2 mois de jour en été… des températures de -30 degrés maximum (c'est-à-dire au mieux :-)) en janvier... on est loin de Québec et ses modestes -15/-20 qui ne font plus peur à personne. Pour s'établir là-bas, tout au nord (pour les déficients en géographie), il suffit de trois fois rien : par exemple maîtriser le Qaujimajatugangit inuit... une broutille (authentique). &lt;br /&gt;Bon c'est décidé, il faut que je m'entraîne, si je veux survivre parmi les Inuits, à dormir dans un igloo.&lt;br /&gt;Je pourrais bien commencer l'entraînement à l'hôtel de glace, mais les 200 dollars (et plus) requis en échange, ainsi que la boite de nuit translucide, me semblent en très léger décalage d'image avec l'authentique Nunavut.&lt;br /&gt;Donc, il me faut une bonne poire pour m'accompagner toute une nuit dans un igloo, dans la forêt... car tout seul, non content de me peler le jonc, je vais en plus très probablement me faire chier comme un rat mort... voyons, voyons, réfléchissons... un pigeon pour m'accompagner dans cette expérience inoubliable....?&lt;br /&gt;Corinne a décliné d'office.. Amélie et Christine ne me paraissent pas taillées pour l'épreuve (ça prend un homme, un vrai, comme on pourrait dire par ici !), Yann a poliment répondu "non merci" (il rêve de Floride, le bougre)... C'est pas gagné...&lt;br /&gt;Bon, y-a pas à tortiller, je ne vois que le H, qui caresse le projet de nous rendre à son tour la petite visite de rigueur. Bien sur, en entendant parler du plan "igloo", il manque s'étrangler (ah, ces parisiens...), lorgne du côté du calendrier pour trouver une date où il ne restera plus la moindre trace de neige dans tout le canada, mais je sens bien qu'au fond de lui même, une voix (celle du courage, endormie depuis de si nombreuses années) est en train de se réveiller, et de stimuler - lentement mais sûrement - le désir ardent de tenter l'expérience "findus" à mes côtés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant le capitaine courage, nous nous frottons aux grands classiques de la culture québécoise. Personnellement, j'ai assez repoussé, sous le vague prétexte de lectures en retard, mon immersion dans la littérature canadienne. Donc (top départ pour les papivores), je découvre les grands auteurs de la belle province, à commencer par Philippe Aubert de Gaspé, et ses "Anciens canadiens" (comme le restaurant homonyme), Roger Lemelin et ses "Plouffe", ou encore Honoré Beaugrand et sa "Chasse galerie".&lt;br /&gt;Musicalement, ce sont les univers sonores folkloriques des Cowboys fringants (préparation pour le concert à venir en mars) ou de Paul Piché qui envahissent nos oreilles... en attendant la célèbre Bottine souriante.&lt;br /&gt;Et à la TV, nous payons notre tribut à la culture populaire québécoise en louant le classique enfantin "La guerre des tuques"... Bon, je vais sûrement me faire étriper par les québécois de passage sur ce blog (s'il y en a) mais je suis au regret de déclarer que la guerre des tuques est très loin de valoir son équivalent français dédié aux boutons.... il fallait que cela soit dit. Cela demeure un divertissement familial léger, un rien démodé, et ponctuellement amusant... surtout lorsque l'on retrouve au détour des dialogues, ces expressions qui font tout le charme du Québec, à base de "mon mononcle" et autre "bazou".&lt;br /&gt;"T'as tu aimé çô Sébastien ?"&lt;br /&gt;"Bah, c'est pas si pire !"&lt;br /&gt;Mais dans le genre comédie télévisée, j'accroche d'avantage aux "Bougon", avatar québécois des Bidochons offert par Radio-Canada, assez tordant dans le style beauf...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en janvier, nous payons une petite visite à quelques institutions de la ville de Québec : Ashton et sa célèbre poutine frappée d'un rabais quotidien correspondant à la température extérieure.... bon, même à -19° et %, la poutine, fût-elle celle d'Ashton, reste un bon gros plat de frites grasses créé pour concurrencer les fast-foods américains... c'est à dire de la Junk food. Mais il fallait malgré tout découvrir ce lieu de ralliement incontournable de la grande-allée.&lt;br /&gt;Pour se remettre en mangeant bien, notre inclinaison naturelle nous porte à nouveau vers les Anciens Canadiens (le restaurant, pas le livre) dont nous ne nous lassons pas, et qui fait toujours plus d'adeptes dans notre entourage.&lt;br /&gt;Enfin, débarrassés exceptionnellement de Velma (grâce soit rendue à Amélie), nous découvrons avec ravissement le célèbre bar à chansonniers "Chez son père", où nous répétons nos classiques québécois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques glissades supplémentaires au Mont Tourbillon (tout petit frère - format nouveau né - de Valcartier), à "pointe aux lièvres" (si le Mont Tourbillon était le frère format nouveau né, la pointe aux lièvres est au format embryon), le tour de l'agréable île d'Orléans, patrie de Félix Leclerc, dont malgré l'entraînement intensif, je suis totalement infoutu de chanter une seule parole (et pourtant, je révise, je révise, avec mon coffret de cd commémoratif du cinquantenaire du drapeau fleurdelisé) nous aident à boucler ce mois bien rempli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, comme tout vient à point à qui sait attendre, nous connaissons en janvier notre premier véritable "5 à 7", qui nous laisse comme un petit goût de reviens-y...&lt;br /&gt;Alors, en février, on remet (tout) ça ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110727696128145123?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110727696128145123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110727696128145123&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110727696128145123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110727696128145123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/janvier-2005-quelques-millions.html' title='Janvier 2005 : &quot;Quelques millions d&apos;arpents de neige&quot;...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110684401050939364</id><published>2005-01-27T11:40:00.000-05:00</published><updated>2005-01-27T11:41:37.800-05:00</updated><title type='text'>Pour les réservations à l'hôtel de glace, composez le -5....</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/3873252/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; 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margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/3408415/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos2.flickr.com/3408415_bab0f65e37_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110584616822396053?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110584616822396053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110584616822396053&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110584616822396053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110584616822396053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/les-sports-dhiver-qubcois-encore-et.html' title='Les sports d&apos;hiver québécois, encore et encore.....'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110531485245967282</id><published>2005-01-09T18:54:00.000-05:00</published><updated>2005-01-09T20:48:59.703-05:00</updated><title type='text'>Les sports d'hiver québécois....suite :</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/3165041/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos1.flickr.com/3165041_f3bafbdcf8_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; 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BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos3.flickr.com/3002388_eecd0a9ebd_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110502400918420922?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110502400918420922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110502400918420922&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110502400918420922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110502400918420922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2005/01/les-sports-dhiver-qubcois.html' title='Les sports d&apos;hiver québécois :'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110471200474139052</id><published>2004-12-31T19:23:00.000-05:00</published><updated>2005-02-28T22:28:35.006-05:00</updated><title type='text'>Décembre 2004 : nous batifolons dans la neige</title><content type='html'>Le mois de décembre est un mois de retrouvailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvailles avec la neige, en premier lieu, que je n'avais plus côtoyée durablement depuis de trop nombreuses années, et dont je ne gardais depuis lors que le souvenir fugace de quelques rarissimes apparitions subliminales en région parisienne, au rythme d'une ou deux chutes éphémères par hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, dès le 1er décembre, la neige est au rendez-vous, dans des proportions qui dépassent littéralement mon entendement francilien. C'est bien simple, en un mois, j'ai reçu sur la tronche plus de neige qu'au cours des 33 années qui avaient précédé !&lt;br /&gt;Alors, en avant pour le couplet de rigueur : la neige c'est beau, c'est lumineux, ça donne un aspect festif à l'environnement, bref, ça colle parfaitement avec les fêtes de noël qui s'en viennent à grands pas.&lt;br /&gt;Et la neige, cela réveille l'enfant qui sommeille en chacun... dans mon cas perso, le sommeil est très léger, voire totalement somnambulique, et l'enfant qui sommeille à peine se réveille en sursaut dès les premiers flocons.&lt;br /&gt;C'est avec un enthousiasme aussi spontané que juvénile que nous nous livrons donc, en famille, dès le premier soir, à l'édification dans les plaines d'Abraham de notre premier bonhomme de neige.&lt;br /&gt;Côté technique, ce n'est pas encore ça... on sent le manque de pratique, et ce malgré les bons tuyaux glanés dans les histoires de Caillou de notre petite puce..&lt;br /&gt;Les Québécois pour leur part restent relativement indifférents à cette métamorphose du paysage. A trop voir de neige chaque année, ils sont désormais blasés.&lt;br /&gt;Donc, bien que passablement moche, notre bonhomme trône en maître quasi-absolu, faute de concurrents, sur le parc des champs de bataille.&lt;br /&gt;A la garderie des Loupiots, Velma ne tarde pas à exprimer l'excitation toute française devant la neige fraîche, en initiant une bataille de boules de neige...&lt;br /&gt;Grossière erreur diplomatique (allez faire comprendre ça à un enfant de pas tout à fait 3 ans) !!! Les petits Québécois ne font pas de batailles de boules de neige ! Du moins pas dans l'enceinte des cours de recré.... trop dangereux à cause de la glace qui durcit lesdites boules... formellement interdit...&lt;br /&gt;Ma petite puce s'adapte.&lt;br /&gt;Puisque ses velléités d'enneigement aérien laissent ses petits camarades tristement cois, elle initie un second mouvement de rébellion infantile en exhortant son groupe à l'aider à faire choir la puéricultrice dans la neige... nouvelle initiative mort-née : les autres enfants restent confondus devant tant d'audace indécente, et retournent à des jeux moins turbulents. Pauvre Velma. Nous nous rattrapons donc une nouvelle fois en famille, au travers de canardages intempestifs et irrespectueux (le propre des Français) des bustes et statues qui ornent les plaines d'Abraham...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La neige, ça colle donc aux temps de fêtes de fin d'année, certes... mais ça colle également fortement aux semelles des godasses. Tout heureux que nous sommes d'étrenner enfin nos sages acquisitions vestimentaires d'octobre, nous comprenons rapidement pourquoi la "sloche" n'a pas ici la meilleure des réputations, pourquoi il est préférable de ne pas se tenir trop près de la rue lorsque l'on marche bien peinards sur le trottoir, pourquoi les entrées des appartements se transforment à partir de décembre en pataugeoires boueuses, et pourquoi il est judicieux de se déplacer systématiquement avec un sac contenant chaussures de rechange ou pantoufles, respectivement pour le travail et les sorties chez les amis.... à moins que l'on ne préfère faire l'inverse !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois de décembre est également celui des retrouvailles avec la famille, sevrée de "la gang Mourot" depuis 4 mois (peut-on y survivre, chers amis ?).&lt;br /&gt;Parents et beaux-parents se succèdent donc en une ronde frénétique pendant la période des fêtes, nous fournissant au passage l'occasion inespérée de nous livrer sans tarder à toutes les belles activités hivernales offertes (enfin offertes... c'est à prendre au sens figuré, car en fait d'être offertes, ces fameuses activités ont un coût très immodique) par la belle province, et qui hantent l'inconscient collectif populaire européen (du moins le mien :-))&lt;br /&gt;Dans le désordre, avec les uns ou les autres, nous nous adonnons donc aux joies de la motoneige (c'est bruyant et ça pue, mais c'est vraiment marrant, et même flippant à 90 km/h pour des débutants comme nous), du traîneau à chiens (beaucoup plus physique, et donc crevant, que prévu... c'est qu'il faut les tenir ces maudits Huskys, Malamut et Alaskans), de la pêche blanche (exercice idéal pour les non pêcheurs ou les non patients : les poissons morts de faim mordent très spontanément à l'hameçon malgré la pauvreté de l'appât, et se congèlent instantanément sitôt sortis de l'eau et déposés sur le lac gelé... en plus, la chair des truites arc en ciel est vraiment délicieuse...), aux glissades des terrasses Dufferin (un must, avec d'authentiques vieilles luges des familles en bois, dans un cadre splendide, au bord du St-Laurent), à celles de Valcartier (un autre must : un parc d'attraction intégralement dédié à la glissade gelée sous toutes ses coutures, sous toutes ses inclinaisons, et sous toutes ses trajectoires), à la traversée du fleuve Saint-Laurent (en traversier of course, pas à pied...) à travers les blocs de glaces, de jour comme de nuit, histoire de se donner un petit - et très, très lointain - aperçu des aventures frigorifiantes du Titanic, à la redécouverte des chutes de Montmorency (cf. entrée de septembre.. nous avions prévu d'y revenir en hiver, et cela vaut vraiment le coup) prises dans la glace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au titre des activités de saison, nous nous fendons également d'une petite journée de ski sur les pistes de la station dite "Le relais" (l'une des nombreuses stations situées à une demi-heure de route du centre ville de Québec). Là encore ce sont de vraies retrouvailles en ce qui me concerne, car mes dernières aventures sur des pistes (pyrénéennes) remontent à une quinzaine d'années (rien que ça). A l'époque, je m'étais illustré brillamment par une belle fracture du pouce dès la première journée, à l'arrêt de surcroît...&lt;br /&gt;Donc, une seconde d'appréhension au moment de s'élancer, et hop, en avant pour les dévalades...&lt;br /&gt;Bon, le ski c'est rigolo, ça défoule, ça rafraîchit les bronches, c'est un peu grisant, tout ça, tout ça... mais je n'arrive pas à me convaincre que cela mérite la cohue initiale pour la location du matériel, l'acquisition du forfait et toutes ces petites figures de style bousculées qui sont supposées faire le sel de l'expérience.&lt;br /&gt;Je consens néanmoins à donner une ou deux autres chances à ce sport sympathique au cours des nombreux mois de neige qui restent à endurer - pardon à vivre :-)), de préférence en dehors des périodes de vacances des Québécois, pour ne garder que la substantifique moelle - glissante - de l'exercice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces activités donnent un coup de fouet très appréciable aux organismes.&lt;br /&gt;Très appréciable.... à condition d'être équipé de manière adéquate... faute de quoi les extrémités sensibles (i.e. les pieds, les mains, et le visage... pas celle à laquelle pensent certains esprits mal tournés que j'entends depuis ici..:-)) donnent d'alarmants signes de recroquevillement douloureux.&lt;br /&gt;Il faut dire que la saison n'est pas avare de surprise. Entre le -39 qui ouvre la semaine de noël, et le +6 qui la clôt, l'amplitude des températures a de quoi dérouter même les plus prévoyants. La pluie succède à la neige, elle-même relayée par le verglas. Le temps idéal pour décourager définitivement les sceptiques du climat québécois !&lt;br /&gt;Nous sommes d'ailleurs en ce mois de décembre en plein paradoxe. Selon les locaux, rompus aux facéties du climat, il fait anormalement froid (ou doux en ces rares occasions où le thermomètre va jeter un oeil du côté des températures positives) pour la saison.&lt;br /&gt;Quant à la neige, elle tombe en quantité étonnamment importante pour la période, mais cela n'est rien comparé à ce qui nous attend pour janvier et février..&lt;br /&gt;Fichtre, avec ça, on sait (plus vraiment) à quoi s'attendre pour la suite des événements !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de cette somme de contradictions apparentes, nous améliorons notre technique de glissade familiale sur les collines des plaines d'Abraham, en dépit des esprits chagrins qui nous assènent que la neige n'est pas encore propice à l'exercice. Elle ne doit pas être si mauvaise que ça, la neige, car bientôt surgissent de toutes parts les skieurs de fond, qui prennent le relais des rollers (pardon, des "patins à roues alignées") sur les sentiers du grand parc.&lt;br /&gt;Et l'entraînement glissade intensif (toute proportion gardée) porte rapidement ses fruits lorsque nous remportons avec panache notre première double-tire de l'hiver face aux rivaux Enriore, pourtant terriblement rodés aux accélérations verglacées... A mettre sur le compte de la chance des débutants car, ce jour-là, nous ne gagnons que la course frappée d'enjeu... toutes les autres confirment le frustrant constat de notre infériorité technique..:-)) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fêtes de noël nous donnent encore l'occasion de renouer - retrouvailles, retrouvailles -  avec un loisir perdu de vue depuis notre arrivée ici : les jeux de simulation. Sous la forme d'un jeu allemand à base de jeunes téméraires (comprendre "inconscients") égarés dans un labyrinthe hanté (comprendre "parcouru de manière aléatoire par un monstre assoiffé de sang"), nous reprenons donc goût à ces parties conviviales et débridées qui font d'ordinaire (traduction = en France) le bonheur de notre groupe d'adulescents attardés.&lt;br /&gt;Forts de l'expérience, nous poussons même l'avantage plus loin, jusqu'à la tour Martello 2 toute proche de l'appartement (l'une des 4 tours de défense de la ville de Québec érigées par les Anglais au début du 19ème siècle pour se protéger d'éventuels raids américains) où se tient un mystérieux conseil de guerre, sous la forme d'un dîner militaire mâtiné de jeu de rôles grandeur nature.&lt;br /&gt;L'ambiance lorgne ouvertement vers nos chères murder-partys, à cette différence près que le coupable de la soirée n'est pas un assassin mais un traître à la couronne, que nous démasquons sans coup férir.&lt;br /&gt;Bilan de la soirée : bien qu'enrôlés d'office dans une armée inhumaine, entraînés au maniement du mousquet inutile, tétanisés par la menace de châtiments barbares, nous parvenons à stimuler efficacement nos cellules grises pour mener notre tablée à la victoire. C'est rassurant... cela signifie que le froid ambiant de ces contrées ne nous a pas encore complètement gelé le cerveau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la famille, nous retrouvons le temps et le plaisir des longs et copieux repas de fêtes.&lt;br /&gt;Le foie gras et le fromage passés entre les mailles bienveillantes des douanes canadiennes accompagnent les homards abondants (normal pour la région), les huîtres inédites (le Nouveau-Brunswick produit dans la région de Caraquet des huîtres à l'agréable goût de coquillage, qui l'eut cru ?), le "pomme de glace" (petit frère des vins de glace) et la truite pêchée à la sueur (façon de parler) de nos fronts (cf. plus haut).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui dit noël dit cadeaux, du moins dans toute société de consommation digne de ce titre.&lt;br /&gt;Et c'est avec une ardeur qui n'a d'égale que la température du vent, que nous entamons le parcours rituel du combattant en quête de présents pour ses proches...&lt;br /&gt;Le souvenir de la frénésie parisienne, aliénante, hystérique, déprimante, délirante, et méchamment stressante, est encore trop vivace dans nos esprits, et nous tardons à prendre conscience de ce qui se passe autour de nous... pas de cris, pas d'énervement, pas d'agressivité plus ou moins mal contenue chez les clients ou les commerçants... même pas de queues particulières aux caisses des grands magasins... En fait, tout semble se passer dans la sérénité. Tellement serein que cela en devient presque surréaliste...&lt;br /&gt;Le consommateur Québécois, à force d'entraînement régulier (voir les entrées des mois précédents sur les axiomes applicables à la société de consommation nord-américaine) vit la période des fêtes de fin d'année comme n'importe quelle autre période de l'année. A la différence du français (en général) et du parisien (en particulier) il ne se sent pas autorisé pour la circonstance à tous les coups bas, à tous les comportements bestiaux contre lesquels il est important de s'armer pour survivre en France à une virée de décembre dans les Nouvelles Galeries, ou toute autre enseigne comparable...(ce n'est pas vraiment de la pub :-))&lt;br /&gt;Non seulement le consommateur nord-américain se comporte comme un être humain au moment de faire son magasinage de noël, mais encore les commerçants redoublent de sourire et d'efforts pour lui être agréable (ceci explique peut-être cela...).&lt;br /&gt;Poussé à l'extrême, cela donne l'achat (authentique) d'un article onéreux au terme d'une longue et chronophage (pour les deux parties) période d'hésitation, avant de se raviser pour d'obscures motivations inavouables et d'obtenir, dans un grand sourire, le remboursement intégral - et même pas rancunier - dudit commerçant. Pas banal..&lt;br /&gt;Ajoutons à ces étranges moeurs le fait que les commerçants semblent libres de pratiquer à leur guise, et en tous temps, les soldes et rabais qu'ils choisissent, sans être soumis aux diktats de quelque gouvernement trop zélé, et on finit par admettre que la société de consommation nord-américaine n'a pas, loin de là, que des mauvais côtés...&lt;br /&gt;Et si c'était ça le secret de la reprise économique et de la consommation des foyers en France : la déréglementation des soldes ? Bon, j'arrête là avant que quelque Ayatollah de l'économie ne remette en place mes naïves vues de béotien..&lt;br /&gt;(N'empêche que même sur la question des horaires d'ouverture des magasins, les Québécois ont tout juste, ou presque, et qu'il y aurait là encore matière à trouver quelque source d'inspiration).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'année 2004 touche à sa fin, et avec elle la première partie de cette aventure québécoise.&lt;br /&gt;Quatre mois déjà que nous sommes installés en Nouvelle-France.&lt;br /&gt;Nous n'avons pas vu passer le temps, et s'il nous paraît évident que nous avons vu énormément de choses jusqu'à maintenant, et que nous n'aurions guère pu faire plus ou mieux, même avec toute la meilleure volonté du monde, il nous semble également que nous sommes arrivés seulement hier.&lt;br /&gt;Les mois à venir promettent donc de passer à une vitesse fulgurante...&lt;br /&gt;En guise de bonnes résolutions pour la nouvelle année, nous fourbissons donc nos projets touristiques pour la suite de notre séjour : les Etats-Unis tous proches bien sur (nous n'avons pas oublié nos vues sur la nouvelle-angleterre), mais également la Gaspésie (histoire de voir si cela ressemble tant que ça aux falaises normandes d'Etretat), le Nouveau-Brunswick (pas question de passer à côté de l'Acadie), la Nouvelle-Ecosse...&lt;br /&gt;Et puis surtout, notre "grand" projet, celui que nous n'aurons probablement pas d'autre occasion de réaliser, et qui me travaille depuis que j'ai déposé ma candidature à ce programme d'échange de fonctionnaires : la traversée du Canada d'est en ouest à bord du "Canadien", l'un des derniers grands trains de luxe transcontinentaux, 3 jours et demi de voyage depuis Toronto jusqu'à Vancouver en passant par les rocheuses... un rêve de gosse !&lt;br /&gt;Avec tout ça, l'année 2005 promet de dépoter sévère !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et déjà, le Carnaval de Québec pointe le bout de son nez pour fin janvier...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110471200474139052?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110471200474139052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110471200474139052&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110471200474139052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110471200474139052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/dcembre-2004-nous-batifolons-dans-la.html' title='Décembre 2004 : nous batifolons dans la neige'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110390294881124297</id><published>2004-12-24T10:42:00.000-05:00</published><updated>2004-12-26T15:37:38.520-05:00</updated><title type='text'>Une dernière série de ponts couverts...</title><content type='html'>...pour faire plaisir au V (c'est noël, et je me dois de récompenser cet intérêt juvénile pour mon blog :-)). Dans le désordre, le pont Decelles, le pont Balthazar, le pont Gould, le pont McDermott et le pont de Milby...à moins qu'il ne s'agisse du pont rouge, je commence à les confondre un brin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2496956/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos1.flickr.com/2496956_17210d9fac_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2496955/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos2.flickr.com/2496955_9baba8acc8_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2496953/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos3.flickr.com/2496953_0330115dbc_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2496954/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos3.flickr.com/2496954_de281c2ce2_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2496957/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos3.flickr.com/2496957_9545721533_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110390294881124297?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110390294881124297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110390294881124297&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110390294881124297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110390294881124297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/une-dernire-srie-de-ponts-couverts.html' title='Une dernière série de ponts couverts...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110350223014361052</id><published>2004-12-19T19:23:00.000-05:00</published><updated>2005-02-28T17:59:18.866-05:00</updated><title type='text'>Montréal en images 2/2</title><content type='html'>Dans la biosphère, je fais l'étrange rencontre des deux plus belles sirènes de Montréal (qui, comme chacun sait, est une île...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande sirène = photo 1&lt;br /&gt;Et la petite sirène = photo 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela me laisse bien dubitatif, malgré la magnifique vue sur la ville...(photo 3)&lt;br /&gt;Il faudra revenir pour approfondir le sujet :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2351156/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos1.flickr.com/2351156_03075dfb7b_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2351159/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos2.flickr.com/2351159_0068049957_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2351161/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos1.flickr.com/2351161_aedd6f8d59_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110350223014361052?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110350223014361052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110350223014361052&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110350223014361052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110350223014361052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/montral-en-images-22.html' title='Montréal en images 2/2'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110350217185900484</id><published>2004-12-19T19:22:00.000-05:00</published><updated>2004-12-19T21:43:56.916-05:00</updated><title type='text'>Montréal en images 1/2</title><content type='html'>Pour illustrer mes petits récits de voyage, voici quelques points de vue subjectifs de la ville de Montréal, sous le ciel de septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commencer, décollage le long de la rampe d'accès incurvée de ce que l'on nomme ici, un peu présomptueusement "la tour de Montréal".... ambiance SF et vaisseau spatial ! (photo 1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suit la petite visite de l'oratoire St-Joseph, où, pour ne pas être en reste avec les prières des pèlerins, nous faisons le voeu, un rien superficiel, que la neige tombera bien vite en décembre...(photo 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette étape agnostique, prenons la direction de la biosphère, à bord du PT Cruiser numéro 5... C'est Velma qui guide.. (photo 3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2350807/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos1.flickr.com/2350807_bcf5ad6786_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2350805/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos1.flickr.com/2350805_06d580a7d6_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2350804/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos2.flickr.com/2350804_fa5d0fc6f4_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110350217185900484?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110350217185900484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110350217185900484&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110350217185900484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110350217185900484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/montral-en-images-12.html' title='Montréal en images 1/2'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110330250480280820</id><published>2004-12-17T11:55:00.000-05:00</published><updated>2004-12-17T12:19:13.116-05:00</updated><title type='text'>Rencontres avec les indiens !</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067283/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos2.flickr.com/2067283_4930d3b642_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Au festival du coureur des bois de Saint-Urbain, en septembre (ci-dessus), puis au village huron reconstitué d'Onoüe-Cheket8e (ci-dessous)..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067284/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos2.flickr.com/2067284_0b95c512ee_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est curieux avec les Hurons, c'est que c'est une nation fondée sur l'assimilation des autres, acceptant donc comme huron, les indiens des autres nations qui demandent une sorte "d'asile".. &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le même temps, les Hurons ont été l'une des trois premières nations indiennes alliées historiques des français dès le 16ème siècle (avec les Algonquins et les Montagnais), donc c'est une nation dont le sang s'est très vite mêlé, dès le début, avec celui des blancs...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il résulte de tout cela que les Hurons (i.e. de racine Huronne) d'aujourd'hui ressemblent à n'importe quel québécois, et n'arborent plus guère de traits typiquement indiens...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et les Hurons qui présentent encore des traits fortement amérindiens ne sont pas des vrais Hurons, mais des indiens d'autres nations qui ont été assimilés !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Donc, sur la base de ces infos, chacun pourra identifier les hurons "historiques" des hurons "récents" sur les 2 photos jointes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;P.S.: il semble que mes petites photos ne font pas grasse recette de commentaires... Tant pis, je continuerai je pense à en poster au gré de mes humeurs, afin de mettre un peu de couleurs sur ce site même si personne le les regarde :-))&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110330250480280820?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110330250480280820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110330250480280820&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110330250480280820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110330250480280820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/rencontres-avec-les-indiens.html' title='Rencontres avec les indiens !'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110317151086624137</id><published>2004-12-15T23:31:00.000-05:00</published><updated>2004-12-15T23:44:45.830-05:00</updated><title type='text'>Entre les pommes et la prière...</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067369/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos2.flickr.com/2067369_949b366add_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067369/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...l'abbaye de Saint-Benoit-du-Lac (dans les Cantons de l'Est, au bord du lac Memphrémagog, pour ceux qui n'auraient pas lu ma petite histoire du mois d'octobre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier contact de Velma avec la divine spiritualité Bénédictine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de Velma, c'est fou de constater qu'elle est systématiquement pendue aux bras de sa mère sur toutes les photos que je poste, la petite fainéante...&lt;br /&gt;Il va falloir que je remédie à cela, dans le choix de mes prochaines vignettes !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110317151086624137?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110317151086624137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110317151086624137&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110317151086624137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110317151086624137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/entre-les-pommes-et-la-prire.html' title='Entre les pommes et la prière...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110305559002477938</id><published>2004-12-14T15:19:00.001-05:00</published><updated>2004-12-14T15:26:03.826-05:00</updated><title type='text'>L'hôtel le plus photographié au monde...</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2206713/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos2.flickr.com/2206713_53c0b345dd_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Sous la neige, début décembre....&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(bon sang, cela fait 2 clichés de plus de l'hôtel le plus photographié au monde !!!!)... on est vraiment des moutons :-)))&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, cette petite vignette, c'est d'abord pour rassurer ceux qui, ayant achevé la lecture du mois de novembre, se demanderaient fébrilement : "Mais alors, elle est tombée ou elle est pas encore tombée cette fameuse neige québécoise ?".... donc, réponse en image... et c'est ensuite pour faire patienter le lecteur impatient (comment-ça, y'en a pas...?) en attendant la mise en ligne (et avant ça, la rédaction) des aventures du mois de décembre 2004.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110305559002477938?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110305559002477938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110305559002477938&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110305559002477938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110305559002477938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/lhtel-le-plus-photographi-au-monde_14.html' title='L&apos;hôtel le plus photographié au monde...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110305556271492584</id><published>2004-12-14T15:19:00.000-05:00</published><updated>2004-12-14T15:21:30.920-05:00</updated><title type='text'>L'hôtel le plus photographié au monde....</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2206714/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos1.flickr.com/2206714_1e45bcf914_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Sous le soleil, en août dernier, quelques jours après notre arrivée...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110305556271492584?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110305556271492584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110305556271492584&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110305556271492584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110305556271492584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/lhtel-le-plus-photographi-au-monde.html' title='L&apos;hôtel le plus photographié au monde....'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110296971651753255</id><published>2004-12-13T15:28:00.000-05:00</published><updated>2004-12-13T15:35:06.040-05:00</updated><title type='text'>Un petit dernier avant de passer à autre chose...</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2177880/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos2.flickr.com/2177880_47ca634cb9_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Il s'agit cette fois-ci du pont couvert d'Eulis, toujours dans les Cantons de l'Est....&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'effet de flou artistique, façon David Hamilton, est à mettre au crédit - tout involontaire - de Corinne...:-))&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110296971651753255?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110296971651753255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110296971651753255&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110296971651753255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110296971651753255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/un-petit-dernier-avant-de-passer-autre.html' title='Un petit dernier avant de passer à autre chose...'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110271262115141308</id><published>2004-12-10T16:03:00.000-05:00</published><updated>2004-12-10T16:10:13.490-05:00</updated><title type='text'>Un autre pont couvert : le pont Gould</title><content type='html'>&lt;a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067289/"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 2px solid; BORDER-TOP: #000000 2px solid; BORDER-LEFT: #000000 2px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 2px solid" alt="" src="http://photos2.flickr.com/2067289_a1b1ec6b84_m.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le plus long pont couvert des Cantons de l'Est (un peu plus de 60 mètres), situé près de la commune de Gould, d'où son surnom.&lt;br /&gt;En réalité, il porte le délicat sobriquet de pont "McVetty - McKerry".&lt;br /&gt;Il a été le théâtre d'une course disputée entre Velma, Corinne et moi, remportée de justesse par Velma....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110271262115141308?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110271262115141308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110271262115141308&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110271262115141308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110271262115141308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/un-autre-pont-couvert-le-pont-gould.html' title='Un autre pont couvert : le pont Gould'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110265093662855154</id><published>2004-12-09T22:55:00.000-05:00</published><updated>2004-12-09T22:59:00.903-05:00</updated><title type='text'>Le pont couvert Saint-André</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067281/" title="photo sharing"&gt;&lt;img src="http://photos2.flickr.com/2067281_933fd52473_m.jpg" alt="" style="border: solid 2px #000000;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 0.9em; margin-top: 0px;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/59566831@N00/2067281/"&gt;DSCN2913&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;br clear="all" /&gt;&lt;p style=""&gt;dans la région de la Chaudière-Appalaches, sur la route des Cantons de l'Est (septembre).&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9392649-110265093662855154?l=lesmourotauquebec.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/feeds/110265093662855154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9392649&amp;postID=110265093662855154&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110265093662855154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9392649/posts/default/110265093662855154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmourotauquebec.blogspot.com/2004/12/le-pont-couvert-saint-andr.html' title='Le pont couvert Saint-André'/><author><name>Sébastien M.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08114429368338454325</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img450.imageshack.us/img450/4950/7253797891d743fe385dj.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9392649.post-110201632116122683</id><published>2004-11-30T14:31:00.000-05:00</published><updated>2005-02-28T22:24:11.856-05:00</updated><title type='text'>Novembre 2004 : nous devenons de vrais Québécois !</title><content type='html'>Car, comme les vrais Québécois, nous pestons après ce "maudit" mois de novembre, transition boiteuse entre la douceur automnale et les festivités hivernales...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En novembre, il commence à faire bien froid (jusqu'à -15), le soleil se fait plus rare, il pleut un peu plus qu'à la normale (gris, froid et pluvieux... ma parole, mais on se croirait à Paris !!!), mais il ne neige pas encore assez pour que l'on puisse sortir les luges et les gros vêtements...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la neige a déjà pointé le bout de son nez, comme pour nous donner un avant-goût des joies et des jeux que le véritable hiver québécois nous apportera..&lt;br /&gt;Deux apparitions subliminales (une première grosse chute le samedi 6, une seconde le samedi 13) et puis s'en va... emportée par le redoux et la pluie qui suivent de près...&lt;br /&gt;A peine le temps d'improviser une bataille de boules de neige, pour la plus grande joie de Velma, et hop.... disparue la neige.... bonjour la frustration..&lt;br /&gt;Bon sang, l'a t-y pas fini de jouer les agace-pissettes avec nous celle-là, oui ?&lt;br /&gt;Euh... excusez moi... je m'emporte... et en québécois de surcroît...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, en novembre, nous devenons québécois :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de parler québécois, cela signifie également que nous mangeons québécois… enfin, disons, que nous nous bâfrons essentiellement de tartes au sucre (souveraine découverte = pêché mignon numéro 1), de tartes aux pacanes (pêché mignon numéro 2 – à noter qu'ici on ne dit pas pécan, qui désigne un animal, genre belette), et autres sucreries hyper caloriques ingérées, comme il ne viendra à personne l'idée d'en douter, à la seule fin de capitaliser les ressources énergétiques nécessaires pour affronter les grands froids à venir. Bref, c'est une question de survie..:-)&lt;br /&gt;Les tourtières et autres fèves au lard font mon régal, mais pas nécessairement celui des vrais québécois, à ce qu’il semble, tant il est difficile, en dehors de la vénérable institution "Aux anciens canadiens" (sise rue St Louis dans la vieille ville) de trouver des restaurants offrant une cuisine québécoise traditionnelle.&lt;br /&gt;Pour manger québécois sans s’épuiser à rechercher le restaurant idoine, on peut toujours se rabattre sur la poutine, servie à peu près partout, elle : délicate portion de frites grasses et molles recouvertes de fromage en grains, nappée de sauce barbecue, et servie dans un bol en carton. Un truc qui tient au corps, à défaut d'illuminer le palais. Suprême raffinement = la poutine italienne, qui substitue la sauce bolognaise à la sauce barbecue… Mouais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme nous devenons québécois, nous lisons de la littérature québécoise.... enfin il serait plus honnête de dire que Corinne lit de la littérature québécoise... et pas n'importe quelle littérature : la trilogie du "Goût du bonheur" (ou un titre dans ce genre là) de Marie Laberge, incontournable institution littéraire nationale à elle toute seule, sorte de Régine Desforges québécoise à la puissance 10...&lt;br /&gt;Pour ma part, une absence totale de goût pour la littérature "de nana" (rien que les titres des bouquins de Mme Laberge me donnent des sueurs froides : t1 "Gabrielle", t2 "Adelaïde", t3 "Florent"..), doublée d'un gros retard dans la lecture importée de France, font que je repousse la découverte des auteurs québécois à plus tard... mais ça ne m'empêche pas d'être - quand même - québécois, hein...?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La preuve d'ailleurs, c'est qu'en novembre, nous arrêtons de nous balader en tous sens comme des touristes de base à travers la province.. pour concentrer toutes nos excursions sur Montréal !&lt;br /&gt;En fait, cela n'était pas tout à fait prévu de la sorte.&lt;br /&gt;Mais nous découvrons rapidement, et avec un certain dépit, que l’industrie du tourisme s’arrête net à partir du 1er novembre. Comme si une sourde rumeur, faisant état du départ de la totalité des touristes vers des cieux plus ensoleillés, s'était instantanément propagée à travers la province, tout ce qui n’a pas l’heur de se trouver dans une grande ville (traduction : à Montréal, ou à la rigueur à Québec) ferme ses portes le 1er du mois, pour ne les rouvrir qu’au retour des beaux jours, en mai suivant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pressentons d'abord ce triste constat au moment de préparer une balade, caressée de longue date, dans le secteur du Saguenay-Lac St Jean...&lt;br /&gt;Alors que nous nous réjouissons d'avance de pouvoir visiter le zoo de St Félicien, sorte de Thoiry local où ce sont les visiteurs qui sont enfermés et qui évoluent discrètement sous le regard curieux du grizzly, sous l'attention prédatrice du puma, et sous l'oeil indifférent de l'orignal (ou toute autre combinaison possible entre les adjectifs et les espèces... sauf le regard prédateur de l'orignal, ou alors il y quelque chose qui m'échappe), les horaires d'ouverture de cette réserve rigolote nous informent que..... c'est fermé en novembre. Tabernak...!&lt;br /&gt;Bon, il y a aussi dans le même coin le village fantôme de Val-Jalbert, qui date du début du 20ème siècle, qui est.... fermé depuis la fête du travail (fainéants !!!) et jusqu'à mai 2005...&lt;br /&gt;Ok, regardons les choses en face.... le Lac St Jean ne veut pas de nous, du moins pas en cette période...&lt;br /&gt;On remballe donc notre carte du Saguenay, et on déplie celle de la vallée du St Laurent pour tracer enfin notre première véritable excursion du mois de novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, cette première virée en sert qu'à confirmer nos craintes.&lt;br /&gt;Programme initial = la vallée du St Laurent, entre Québec et Trois-Rivières, aller sur une rive, retour sur l'autre...&lt;br /&gt;Cette fois nous partons sans vérifier les horaires d'ouverture (trop déprimant), et avec la naïve conviction que tous les canadiens n'imitent quand même pas les ours bruns dans leur légendaire hibernation. Mais, en dépit de notre enthousiasme hélas non contagieux, nous ne trouvons partout que porte close (les musées, les églises, les chapelles, les presbytères...), et le fait de rouler péniblement sous une neige intense (c'était le 6 novembre, cf. plus haut), nous assomme avec l'évidence de la nécessité de réviser rapidement tous nos plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisqu'il en est ainsi, désormais, nous passerons tous nos w-e à Montréal.&lt;br /&gt;Tant pis pour Deschambault, tant pis pour Donnacona, tant pis pour Becancour, tant pis pour Odonak (et ses indiens Abénakis), tant pis pour Shawinigan, et tant pis pour Trois-Rivières...&lt;br /&gt;Nous avons quand même le temps d'arpenter cette dernière, l'espace de quelques heures, et ces quelques heures - justement - me font envisager avec une appréhension croissante les 2 semaines que je serai supposé passer dans cette riante bourgade en plein hiver...Oh là, là... si c'est déjà aussi mort en novembre, qu'est-ce que ce sera par moins 35, sous un mètre de neige... avec des coups comme celui-là, c'est moi qui vais finir par hiberner !&lt;br /&gt;Bon, à chaque jour suffit sa peine... et puis nous découvrons Trois-Rivières (l'air de rien la troisième ville du Québec avec ses 130.000 habitants) sous la pluie et dans le froid, ce qui ne favorise jamais un premier contact...&lt;br /&gt;Nul doute qu'avec quelques rayons de soleil, cette sympathique cité saura se montrer chaleureuse et dynamique (du moins, je croise les doigts à m'en péter les phalanges..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montréal donc, lors de chacune de nos excursions de novembre (PT Cruiser numéro 4, couleur beige, puis PT Cruiser numéro 5, couleur prune), en plus de mes petits périples professionnels (2 séjours). Donc, Montréal, 4 fois consécutives.... ce qui constitue quand même un bon rythme pour creuser cet intéressant sujet..&lt;br /&gt;Étrange ville que Montréal, en fait...&lt;br /&gt;Avant même que nous y mettions réellement le pied, nous ne pouvons nous retenir de la comparer avec l'extraordinaire Toronto (cf. Octobre), ce qui lui met une pression d'enfer.&lt;br /&gt;La première fois qu'il m'est donné de contempler Montréal, c'est depuis l'imposant pont Jacques Cartier.&lt;br /&gt;Sous les roues du bus, le St Laurent, au premier plan à gauche la biosphère, à droite un parc d'attraction incroyable avec roller coaster en bois plongeant dans le fleuve et tout le toutim qui va bien dans ce genre d'endroit, au deuxième plan à gauche, le centre de ville est ses gratte-ciel, à droite le stade olympique et sa tour penchée, et enfin à l'arrière plan le Mont Royal...&lt;br /&gt;Ouf !!! Quel choc... Impressionnante vision... si l'arrivée sur Paris était seulement deux fois moins belle, déjà, ce serait bouleversant...&lt;br /&gt;Mais voilà, une fois rendu au centre ville, je me demande encore où il est, justement, le centre ville.... "Mais tu y es dans le centre de la ville, mon petit Sébastien... En plein centre même."&lt;br /&gt;Bon.&lt;br /&gt;Déception.&lt;br /&gt;Le centre ville de Montréal ne ressemble à rien... Ce ne sont que grandes artères aussi anonymes que parallèles, grands immeubles de bureau superbes vus de loin, mais franchement moches de près, et terrains en travaux, lorsqu'ils ne sont pas carrément en friche...&lt;br /&gt;Donc, il fallait bien plusieurs visites successives, de préférence en famille, pour parvenir à percer ce mystère... réussir à gérer - et à dépasser - cette perception paradoxale...&lt;br /&gt;C'est quoi Montréal en fait ? Seulement une jolie vue de carte postale, dissimulant un décor urbain banal, ou bien une cité fantastique, dont le charme opère petit à petit, au fur et à mesure que l'on gratte sous le vernis insipide du béton et du verre ?&lt;br /&gt;Et bien après plusieurs séjours, et en attendant de retourner plusieurs fois encore frotter ces fraîches convictions à la réalité de cette ville, je vais vous livrer un scoop.. la vérité se situe d'avantage dans la deuxième hypothèse que dans la première... Comment ça vous vous en seriez doutés ?&lt;br /&gt;Bon, ben, pour moi, après la première impression, cela n'était plus évident, et il m'a fallu quelques w-e (pardon, quelques "fins de semaine") pour m'en convaincre..&lt;br /&gt;Pendant lesdites fins de semaines, il nous est ainsi donné de visiter la tour de Montréal (plus haute tour penchée du monde, n'en déplaise aux habitants de Pise... dixit le guide du routard), le Biodôme (sympa), la Biosphère (géniale pour les enfants), le musée d'archéologie de Pointe-à-Callière (pas trop pu en profiter à cause d'une petite puce fatiguée et fatigante - à revisiter si possible), la Basilique Notre Dame (sublime), l'oratoire St Joseph (consternant), ainsi que le centre des sciences du vieux port (enfin, surtout son cinéma Imax pour y assister aux démêlées enneigées entre le père noël et un bonhomme de neige jaloux, genre Jack Skellington... découverte de la 3D par Velma à l'hilarité de ses parents). Nous en profitons également pour arpenter les quartiers de Chinatown, du vieux Montréal, du plateau Mont Royal, et j'en passe (ou j'en oublie sûrement)...&lt;br /&gt;C'est également enfin l'occasion de rencontrer ou de retrouver une partie des connaissances Montréalaises lors de sympathiques pauses gastronomiques.&lt;br /&gt;Bref, sujet très prometteur... à approfondir dès que possible !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n'y a pas que Montréal dans la vie... et puisque nous savons désormais que nous ne trouverons rien d'ouvert ailleurs que dans les grandes villes du Québec en ce mois de novembre, nous commençons à caresser le projet ambitieux d'une excursion en contrées américaines (Maine, Massachussetts, Rhode Island, Vermont), sur la trace des grands hommes nés dans ces régions (Poe, Lovecraft), et des événements conviviaux qui s'y sont déroulés (procès de Salem).&lt;br /&gt;Mais Velma nous rappelle à l'ordre, en nous faisant comprendre à sa manière qu'elle commence à saturer du rythme touristique frénétique imposé depuis trois mois par ses maniaques de parents...&lt;br /&gt;Nous remballons donc nos rêves de grandeur, et revenons dare-dare à des perspectives à la fois plus modestes et plus compatibles avec les attentes d'une petite fille de bientôt trois ans, comme la visite de l'aquarium de Québec, toujours avec sa meilleure copine, ou l'abonnement aux représentations du théâtre de marionnettes pour enfants de la bibliothèque Gabrielle Roy... Évidemment, en suivant avec une attention distraite les aventures trépidantes de "Pitou l'enfant roi" ou de "Verula la sorcière" (fort bien faites au demeurant, et parfaitement conçues pour les enfants), je me dis en soupirant que, nonobstant la qualité ensorcelée de la sus-nommée Vérula, on est bien loin de Boston (pour faire québécois, prononcer "on" et pas "onne" à la fin, comme gaston), d'Arkham, de Dunwich, d'Innsmouth et de tous les autres lieux de villégiature de Cthulhu et consorts .. :-(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant pis, nous remettrons ça plus tard, lorsque Velma aura rechargé ses accus... Et nul doute que les visites de ses grands parents, programmées pour noël, seront bénéfiques à la fois pour la petite fille et pour ses parents, qui aimeraient bien s'en décharger à l'occasion, pour recharger eux aussi leurs propres batteries...&lt;br /&gt;Mais, par quelque étrange mystère boréal, les baby-sitters québécoises que nous sollicitons sont invariablement occupées ou malades, et en tous les cas, jamais disponibles ni dans le besoin d'argent de poche... Notre petite baby-sitter parisienne attitrée nous manque cruellement, et nous réalisons qu'elle nous avait donné, à force de disponibilité et de spontanéité, de bien mauvaises habitudes (souris Amélie, c'est ta minute de gloire :-))&lt;br /&gt;Devant cette pénurie de mode de garde nocturne, nous commençons donc à désespérer de pouvoir voir le film "Nouvelle France", trait d'union providentiel entre nos deux pays (d'origine et d'adoption) qui a le bon goût de sortir sur les écrans pendant notre séjour ici...&lt;br /&gt;Attention, attention, roulements de tambours et sonneries de trompettes... les médias locaux parlent de ce film comme du "Titanic" québécois, compte tenu de l'ampleur des moyens déployés : jugez plutôt, Depardieu dans l'un des rôles titres (au secours), Vincent Pérez dans un second rôle (au secours - bis), Céline Dion au générique (est-ce possible d'avoir aussi mauvais goût ?), réunis dans une grande fresque historique traitant du vil abandon (euh, trahison, nous disent les médias) par la France de sa lointaine province, Louis XV préférant dépenser chaque année 10 fois plus d'argent dans les fêtes données à Versailles que dans le financement de cette nouvelle France (le petit polisson....).&lt;br /&gt;En parlant de trahison, il est ironique de noter à ce sujet que l'on suspecte justement les mercenaires canadiens ralliés à la couronne de France, d'avoir abattu eux-mêmes, d'une belle et courageuse balle dans le dos, le général Français Montcalm au moment où celui-ci organisait la défense de la ville de Québec face à l'offensive britannique.... Wolf et ses louveteaux n'en demandaient certainement pas autant....&lt;br /&gt;Nous essayerons donc de voir "Nouvelle France" en dvd dans quelques mois... en attendant, nous nous consolons en nous disant que nous ne manquons peut-être pas grand chose, tant les critiques assassinent le film... il semble finalement que la métaphore du Titanic était prémonitoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que nous sommes québécois, nous remarquons également que les français n'ont pas l'apanage des mouvements sociaux...&lt;br /&gt;Lorsque nous sommes arrivés quelques mois plus tôt, une âme accueillante, et quelque peu caustique, nous avait tout de suite asséné : "Vous autres, français, vous êtes les spécialistes mondiaux dans deux disciplines = la cuisine et la grève..."&lt;br /&gt;A l'époque, nous n'avions pas vraiment trouvé de réponse pertinente à opposer à cette sentence, tant il nous paraissait évident que les français sont fins cuisiniers, et dans le même temps champions du monde des conflits sociaux... face à une société capitaliste nord américaine où, pensions-nous à tort, la notion de mouvement social est aussi mal vue que celles de développement durable ou d'économie d'énergie, nous avions choisi de faire profil bas...&lt;br /&gt;Mais trois mois plus tard, ce n'est plus du tout la même musique...&lt;br /&gt;Depuis que nous nous sommes immergés dans la société québécoise, nous avons eu droit successivement à la grève des joueurs de hockey (qui contestent les plafonnements de salaire envisagés par la ligue - les pauvres... imaginez la même chose avec les joueurs de foot en France), grève qui dure encore à ce jour ; à la grève des chauffeurs de bus de Québec (seul mode de transport public de la ville, soit dit en passant), qui revendiquaient la parité salariale avec leurs collègues Montréalais (deux bonnes semaines de grève avant d'emporter les augmentations requises) ; ainsi qu'à la grève des employés de la SAQ (société des alcools du Québec), curiosité administrativo-commerciale québécoise en situation de quasi-monopole dans le secteur de la distribution des vins et autres spiritueux... celle-là, je n'ai pas encore bien saisi ce qui l'avait déclenchée, mais ce qui est sur, c'est qu'elle dure depuis un bon mois, entravant du même coup la libre circulat
