mercredi, octobre 26, 2005

Vrai ou faux ? (3)

Les québécois travaillent plus que les français : VRAI ou FAUX ?

Et bien c'est vrai... ou faux, selon les critères retenus.
Dans la fonction publique québécoise, la durée officielle de la semaine de travail est de 35h. Les heures supplémentaires doivent faire l’objet d’une autorisation hiérarchique préalable, et donnent systématiquement lieu à paiement ou compensation en congés.
Le régime de congés est moins favorable en apparence : 4 ou 5 semaines contre les 9 semaines courantes dans la fonction publique française. Toutefois, les employés de l’État québécois disposent aussi d’une réserve de congés de maladie (12 jours par an), qui viennent s’agréger à leurs congés annuels s’ils n’ont pas été utilisés, et leur permettent par exemple de prendre leur retraite un an plus tôt que prévu.
En outre, il y plus de jours fériés au Québec qu’en France (13 contre 11, voir 10 depuis la suppression de la Pentecôte), et surtout, les jours fériés sont rattrapés lorsqu’ils tombent le week-end.
Dans le privé, le régime de congés est moins favorable (2 à 3 semaines), et la durée hebdomadaire du travail est plus conséquente, on peut s'en douter. Mais je ne suis pas vraiment en mesure de faire des comparaisons.
Donc, ma seule conclusion en la matière, sera qu'il faut se méfier des apparences et des idées reçues.
Je n'irai pas nécessairement aussi loin de le ministre français de l'économie et des finances qui a dit récemment lors d'une conférence donnée aux Etats-Unis, devant un parterre d'auditeurs new-yorkais triès sur le volet, qu'il y avait bien "un côté de l'atlantique où l'on travaile plus, mais que ce n'est pas celui qu'ils croient"... mais je n'en pense moi-même pas moins :-).

samedi, octobre 15, 2005

Le Québec à Paris...

La période est propice à la découverte des tounes québécoises, puisque Paris accueille, cet automne, presque simultanément les deux groupes phares de la scène rock (pop, country) de la belle province.

Trop tard pour les Trois Accords, passés jeudi dernier (13 octobre) à la Maroquinerie...
Je suis passablement dégoûté de les avoir loupés.
Alors je me console en me disant que l'imparable succès de leur Gros Mammouth album turbo, et de son hymne au Saskatchewan (largement supérieur au pittoresque et festif Hawaïenne) les ramènera certainement très vite à Paris.

En attendant ce retour, il faut profiter sans retenue du passage des Cowboys Fringants le 7 novembre prochain au Grand Rex.
Coup de massue annoncé pour qui ne les connaît pas encore.

Fin de la parenthèse musicale.

jeudi, octobre 13, 2005

Vrai ou faux ? (2)

Suite de ma petite tournée des lieux communs associés au Québec...

Le coût de la vie au Québec est meilleur marché (environ 30%) que celui de la France ! VRAI ou FAUX ?

Faux.
Il s’agit en fait de la "propagande" des services canadiens et québécois pour attirer des immigrants en mal de qualité de vie.

Dans les faits, si certains postes sont bien moins onéreux qu’en France (alimentation, essence, péages autoroutiers inexistants, certains vêtements...), d'autres font regretter les prix français (livres de poche pouvant valoir jusqu’à 100 francs pièce, produits laitiers – yaourts, fromage – vin, produits cosmétiques – c’est ma femme qui le dit, stationnement automobile payant tous les jours, dimanche compris, jusqu’à 21h…).
Ajoutons à cela le fait que la moindre attraction ou le moindre site touristique (stations de ski, sites historiques, parcs d'attraction... jusqu’au plus petit parc naturel) est payant et souvent prohibitif, et on en arrive au final à un coût de la vie assez comparable à celui de la France.

La perception du touriste de passage est naturellement faussée par le fait qu'il ne s'attarde pas sur le coût de la vie de tous les jours mais se focalise sur quelques aspects saillants (le coût de sa voiture de location, de ses pleins d'essence..) et par l'opacité des prix à la consommation (+15% à rajouter aux étiquettes des prix en magasin, +30% dans les restaurants). En vivant au Québec, on découvre les petites joies des grosses dépenses liées à l'hiver (équipement vestimentaire spécifique et onéreux, pneux d'hiver obligatoire, entretien automobile, contrats de déneigement...) qui aident à relativiser le message angélique des services de l'immigration.

Les atouts du Québec, en terme de qualité de vie, sont indéniables mais ils sont ailleurs (l'insécurité est un mot abstrait, les stations de ski sont aux portes des grandes villes, l'espace et la nature sont omniprésents, les villes sont très dynamiques).
Le coût de la vie, si je peux admettre qu'il est plus bas que celui en vigueur à Paris (au hasard), n'est pas aussi bon marché qu'on veut bien nous le faire croire.