samedi, avril 30, 2005

Avril 2005 : Koey koey everybody !*

* = "bonjour toute la gang" en jargon anglo-wendat contre nature, composé pour l’occasion par votre serviteur.

Énigme québécoise du mois d'avril : comment occuper agréablement des visiteurs, venus spécialement de France pour découvrir la belle province, dans une période aussi tristement moribonde sur le plan touristique, que désespérément aléatoire sur le plan climatique.

On avait beau y avoir été préparés par le mois de novembre précédent, homologue automnal asymétrique de cet humble avril, avec la grisaille persistante de son ciel et le recroquevillement exaspérant de ses attraits touristiques, la léthargie généralisée du Québec, en ce début de printemps sonne comme une déception.
Tous les sites dignes d'intérêt ayant opté pour une radicale fermeture pendant l'hiver, il pouvait paraître présomptueux de miser sur une réouverture dès les premiers jours du printemps et la fonte des glaces. Mais l'imminence de l'arrivée de nos visiteurs ne nous laissant guère d'alternatives, il avait bien fallu prendre notre bâton de pèlerin et partir en quête du programme optimal pour touristes européens en mal de grands espace et de culture nord-américaine (foin d'oxymore) !

Las, autant chercher une aiguille dans une botte de foin, ou pour faire d’avantage couleur locale, une sardine tatouée dans le Saint-Laurent...

Entre la saison touristique hivernale qui s'achève trop prématurément à mon goût, et son contrepoint estival qui tarde à démarrer, la belle province, débarrassée de sa gangue neigeuse, choisit modestement de reprendre son souffle, avant de déployer ses trésors aux hordes de touristes attendus pour juillet.
Pour le touriste du printemps, donc, le menu est assez maigre et tourne vite au casse tête :
Aller voir les baleines en zodiac ?
"On n'ouvrira qu'à partir de fin mai, monsieur !"
"Pourtant, les baleines sont déjà là… depuis fin mars, des baleines bleues et plusieurs rorquals ont été aperçus à hauteur des Escoumins…!"
"Effectivement, mais il fait encore beaucoup trop froid sur l'eau, donc pas de sorties prévues avant fin mai au plus tôt.."
Bon... :-(

À défaut de les observer au ras de l'eau, autant les contempler alors depuis le ciel.
Un survol des baleines en hydravion ?
"La glace empêche tout décollage en hydravion, monsieur !"
"Mais je croyais que la glace avait fondu depuis le 12 mars ?" (cf. entrée du mois de mars sur la précocité du printemps dans la région du Saguenay – Lac St Jean). "Et, en outre, vous ne faites pas d'hydraski ?"
"Non. Et de toute façon, je n'opère qu'en juillet et en août !"
"Fichtre, c'est bref comme saison…" (c'est aussi probablement pour cela que la petite folie aérienne coûte cher).
Ok... :-(

Aller visiter le célèbre zoo (en québécois, prononcer "zou") de Saint-Félicien ?
"Nous sommes fermés de début avril à mi mai pour cause de débâcle, monsieur."
"Mais je croyais que la glace avait fondu depuis le 12 mars ?" (cf. entrée du mois de mars sur la précocité du printemps dans la région du Saguenay – Lac St Jean).
"Peut-être, mais pas dans notre zou… donc nous réparons nos installations. Rendez-vous dans un mois et demi !"
Oui, c'est bien beau tout ça, mais dans un mois et demi, mes visiteurs seront repartis… :-(

Faire du kayak dans le parc de la Jacques-Cartier (ou ailleurs) ?
"Vous n'y pensez pas sérieusement monsieur ? Il fait beaucoup trop froid et il est beaucoup trop tôt dans la saison pour l'envisager."
"Mouais..." pourquoi cette réponse ne réveille-t-elle même plus mon indignation lessivée ?

Et le village fantôme de Val-Jalbert, près du lac St-Jean ?
Et le village canadien traditionnel de St-Félix d'Otis, près du Saguenay ?
Et la cité des sciences de Shawinigan, en Mauricie ?
Et le parc d'attraction La Ronde à Montréal ?
Et plus au sud, dans l'Outaouais, la romantique excursion en train à vapeur de Wakefield ?
Ou plus au nord en Gaspésie…?
Non …?
Fermé, fermé, fermée, fermé et fermé. Tout fermé ! L'est-tu bouché le maudit français ou quoi ?
Qu'on se le dise, la Belle Province revêtira ses beaux atours touristiques à compter de fin mai – début juin SEULEMENT, lorsque les flux de visiteurs argentés justifieront l'investissement… En attendant, arrête de "chialer", ça n'y changera rien pantoute !
Et too bad pour les scolaires français qui espéraient profiter des vacances de Pâques pour se faire un trip faune et flore au Canada.

Bien sur, en cherchant fort, c'est à dire avec de solides réserves d'opiniâtreté, et en acceptant de refaire au printemps ce que l'on avait déjà fait à l'automne ou à l'hiver, on trouve quand même, dieu merci, de quoi occuper famille et enfants.
C'est encore dans les bons vieux pots de novembre que l'on fait les meilleures sauces d'avril.
Bon gré mal gré, les grandes agglomérations répondent toujours présent, Montréal avec son parc Olympique, Québec avec ses vieilles ruelles...
Mais pour des visiteurs qui aspirent aux grands espaces et qui rêvent du Québec sauvage, c'est une toute autre affaire.

Avec une foi chancelante, et après avoir dilapidé nos dernières batteries d'énergie pour dénicher un véhicule pouvant asseoir 8 personnes (un beau challenge pour la ville de Québec), nous prenons donc la direction de la Côte Nord, en croisant les doigts pour trouver, au moins, quelques restaurants et hôtels ouverts sur la fameuse route 138 qui monte jusqu'à Natashquan.

Mais Natashquan, c'est bien loin, et passablement désolé. Surtout, pour occuper 4 petites filles surexcitées, on doit quand même pouvoir trouver mieux.
Passées les oies blanches en transit au Cap Tourmente, passés les Belugas du fjord du Saguenay et du cap de Bon désir, passé le magnifique site Montagnais (=amérindien) de Papinachois, à proximité de Betsiamites, et passée la belle perspective sur le Saint-Laurent depuis le phare de la Pointe-des-Monts, nous jouons donc notre quitte ou double, en traversant le fleuve immense entre Godbout et Matane, sur la côte Gaspésienne, dans le fol espoir de croiser la route de quelque géant cétacé !
Mais notre bel optimisme n'est pas payé en retour, et deux heures et demies plus tard, nous soignons notre dépit, et celui des enfants, dans une érablière aussi isolée qu'accueillante.
Délicieuse sensation d'ailleurs que se retrouver seuls hôtes d'une sucrerie qu'on croirait sortie de nulle part, en pleine nuit, et ouverte pour notre seul plaisir. Une sorte d'auberge magique, ne s'offrant qu'aux voyageurs persévérants, au détour d'un improbable sentier défoncé, à l'heure où tout plaiderait pourtant pour un renoncement définitif.
Après la cacophonique expérience du mois de mars, cette deuxième plongée au paradis de l'érable résonne comme une rédemption. Plats traditionnels cuisinés pour nos seuls appétits, immense salle à manger éclairée par nos quelques bougies intimes, visite guidée privée des installations d'une sucrerie "moderne" (les tuyaux en pente ont remplacé les sceaux pour récolter l'eau d'érable), et dégustations personnalisées des différentes étapes de la chaîne de transformation de ladite eau sucrée, comblent la curiosité et la gourmandise des petits et des grands.

Après cette escale et cette nuit hors du temps, le retour vers Québec, le long de la côte du Bas-Saint-Laurent, sous une pluie battante ininterrompue, ressemble à simple une formalité, prélude au retour aux réalités urbaines de la Capitale-Nationale.
Nous traversons presque sans un regard les cités imbibées d'eau (les pieds dans le fleuve, la tête dans les averses) de Rimouski, Trois-Pistoles, Rivière-du-Loup, laissant à nos esprits vagabonds le soin de substituer à l'humide réalité les fantasmes historiques qu'inspirent ces noms évocateurs.

De retour à Québec, une visite de courtoisie aux Hurons-Wendat de Wendake (toujours ouverts, "eux-autres", nonobstant inondations, tempêtes de neige ou débâcles tardives/précoces...) donne l'occasion d’initier nos jeunes pousses aux consonances exotiques de la langue autochtone (cf. le titre de la présente entrée), forte de 2000 malheureux mots, seuls résidus survivants de l'assimilation accélérée des hurons par les colons français, à grands coups de jésuites en soutane !

Une soirée au Colisée Pepsi, où l'équipe Radio X de Québec s'obstine à ne pas vouloir perdre en dépit de l'opposition croissante offerte par les séries finales (victoire 2-1 contre le Prolab de Thetford Mines), permet ensuite de familiariser nos visiteurs avec les rudiments de ce sport aussi délicat et raffiné qu'une bonne grosse marmite de fèves au lard...

En parlant de fèves au lard, le restaurant les Anciens Canadiens achève de convaincre les derniers gastronomes sceptiques que le Québec peut s'enorgueillir de quelques belles recettes et institutions culinaires.
Enfin, le manoir Montmorency, son brunch et ses chutes, concluent cette initiation aux arcanes locaux.
Bref, rien que du classique, du solide, ne poussons pas le bouchon jusqu'à dire du sérieux, mais le cœur y est.

Avec un peu plus de temps, nous aurions pu piquer un petit raid au sud, dans l'Outaouais jusqu'à Montebello, pour admirer son hôtel en rondins (le plus grand du monde, il fallait oser) et son "zou" poétiquement dénommé "parc Oméga", qui curieusement, ne semble pas connaître de crise de débâcle, lui, car il reste ouvert toute l'année. A moins que le public Ontarien, à portée de route, ne soit plus friand de faune en liberté que son voisin québécois.
Mais les meilleures choses ont une fin, comme les pires d'ailleurs, et le mois d'avril s'achève avec le départ de nos chers "parents", coïncidant de manière surprenante avec l'arrêt des caprices du ciel.

Car si nous étions avertis, et quasi résignés, de l'hibernation culturelle du Québec, nous ne nous attendions pas, en revanche, à ce que le climat devienne fou.
Ce mois d'avril québécois nous a en effet servi pendant ses trente modestes jours, avec une belle effronterie, un condensé imprévisible et accéléré des 4 saisons annuelles.
Il a commencé par tordre le cou de l'hiver, non sans l'avoir laissé entonner son chant du cygne.
Alors que nous faisions déjà notre deuil de la belle saison "blanche", la neige nous a joué un de ses tours facétieux dont elle a le secret. Le général hiver, qui avait précipitamment battu en retraite, dépassé de tous bords par la douceur printanière décrite en mars, s’est cru autorisé à livrer, dans les toutes premières heures du mois, une contre-offensive en forme de sursaut, baroud d'honneur aussi bref que brutal, et surtout parfaitement vain…
Les 25 cm de neige tombés en 24h ont mis encore moins de temps à disparaître qu'un pavé de sucre d'érable livré à nos quatre petites filles gourmandes et affamées.
Autant pour l'hiver donc, rapidement remplacé par le fringant printemps, qui a planté méthodiquement des bourgeons chatoyants et parfumés sur chaque branche nue des arbres décharnés.
Les températures se sont à leur tour mises en tête de participer à la fête, en grimpant de jour en jour, dans une pantomime d’alpinistes osant une surenchère aussi délicieuse que prématurée.

Étonnante relativité du climat, qui donne à considérer ici un modeste 15 degrés Celsius comme une température quasi-caniculaire, alors que les mêmes 15 degrés m'ont toujours parus désespérément froids en France.
Après des mois à suivre les navigations négatives du mercure dans les profondeurs du thermomètre, l'organisme semble avoir développé une nouvelle échelle des souffrances, et il reçoit comme une récompense divine ces premières caresses printanières.
Et les européens que nous sommes, enhardis par ce brusque revirement de climat, piétinent complaisamment le vieil adage populaire selon lequel en avril, on ne se découvre surtout pas d'un fil : «nous-autres», en avril, au Québec, on fait donc plutôt tomber les nombreuses couches textiles qui nous ont accompagnés jusqu'à lors dans le combat contre les frimas.
On dit adieu aux gants, tuques, manteau polaire, et bottes fourrées imperméables...
Et bonjour t-shirts, vestons, chaussures légères ou découvertes, et pantalons légers…
Bref, c'est une renaissance des hommes qui escorte celle de la nature.

Le thermomètre atteint son Everest avec un beau 20 degrés Celsius, par un rayonnant samedi de la mi-avril, que, en vertu de l'impitoyable loi de Murphy, je me retrouve à devoir passer emmailloté en costume cravate, embarqué dans un magistral plans "lose" de travail de week end, à l'occasion d'un riant forum sur l'emploi au Québec.
Autant pour l’été…
Car nous ne le savions pas encore, bien que le pessimisme le plus crasse aurait du m'alerter, mais le printemps et un été subliminal venaient de nous être livrés en pâture par Avril, qui fourbissait déjà ses armes automnales.
Et de fait la fin du mois s'est subitement muée en détestable automne pluvieux.
Comme pour mieux punir les ingrats, qui n'avaient pas vu ou pas su saisir l'opportunité bronzette-terasse-gelati, Monsieur Avril s'était subitement mis en tête de gâter ses 15 derniers jours avec force intempéries et dégringolade du mercure.
Le point culminant de ce délire climatique fut naturellement atteint au cours de la dernière semaine, celle de la visite de la belle-famille, dont le récit ouvrait la présente entrée, et qui réussît donc la belle performance de conjuguer misère touristique avec pluviométrie record. À un tel degré de poisse, on tutoie le sublime, et le mérite de nos hôtes n'est pas petit d'avoir quitté le Québec sans sombrer dans le rejet épidermique d'un pays si peu accueillant.

Car le Québec s'est donné beaucoup de mal, en bien peu de temps, pour braquer résolument ses rares visiteurs printaniers contre lui : précipitations monstrueuses, glissements de terrain, débordements du fleuve, inondations, chutes de neige à quelques heures de mai, verglas et tempête neigeuse dans la région de Sept-Îles (nous louons le pressentiment aveugle qui nous a fait dévier de notre route septentrionale), températures quasi hivernales oscillant entre 2 et 3 degrés Celsius dans les parages de Baie-Comeau, nous faisant regretter amèrement nos mitaines et doudounes fraîchement remisées...
Nous nous souviendrons longtemps de ces "grands-mers de mai" (bien que survenues en avril), néfaste conjonction de pluies intenses et de grandes marées, qui assassinent les élans bucoliques aussi sûrement qu'un coup de talon sur un cafard !

Je chiale, je chiale, comme disent mes collègues québécois, c'est à dire que, en bon français "chialeux", je me plains du temps, fil conducteur récurrent de mes petites chroniques, mais je me dois, par honnêteté intellectuelle, de tirer le bilan objectif de ce délicieux hiver, définitivement révolu, malgré la démence d'avril, et dont la proximité croissante du retour en France me donne déjà la nostalgie.
S'il apparaît comme une évidence que l'hiver québécois est très froid, il faut lui rendre la justice qu'il mérite, en lui reconnaissant le statut de saison extraordinaire, aux antipodes de ce que la seule lecture des courbes de températures laisse imaginer.
L'hiver québécois, c'est beau, c'est lumineux, c'est rafraîchissant (celle-là, elle était un peu facile), et c'est emballant, bref, en un mot comme en cent : c'est jouissif.
À l'exception des circonstances, qui demeurent très ponctuelles, où le thermomètre se fige durablement en dessous des –35/-40 degrés, force est de reconnaître que l'on vit cent fois mieux l'hiver froid et sec du Québec que l'hiver doux et humide de Paris, ou de Bordeaux…
La neige et le soleil se prêtent autrement plus favorablement aux activités de plein air que les nuages bas et la pluie, même avec 30 degrés d'écart. En quelques mois d'hiver nous avons passé ici un nombre d'heures à l'extérieur considérablement supérieur à ce qu'il nous avait été donné de vivre en France sur plusieurs hivers accumulés. Et la récente expérience de fin avril, réminiscente des hivers à la française, ne fait qu’enfoncer le clou sur cette évidence
Donc, sans hésiter, maintenant que j'y ai goûté, je plébiscite l'hiver québécois comme saison (et région) de prédilection pour vivre la période coincée entre décembre et mars.
Un beau printemps, c'est une chose assez courante… toutes les villes et toutes les campagnes du monde sont belles lorsque éclosent les bourgeons et lorsque reverdit la prairie. Un bel été, c'est totalement convenu. Il n'y a aucun mérite à séduire le touriste de passage lorsque le soleil irradie le pavé, et lorsque les jeunes gens se vêtent court.
Mais l'hiver, c'est une autre affaire, celle du Québec !

Bien sur, le mois d'avril ne s'est pas limité à la visite de nos proches, aux dérèglements d’un ciel en délire, ou au regret du rude hiver. Nous avons aussi continué, en noyau familial modeste, notre petit bonhomme de chemin, dans notre coin, à base d'explorations, de joies fréquentes, et de déceptions ponctuelles.
Nous avons donc mis un bel enthousiasme à tenter d’observer les nuées d'oies bernaches en migration via Montmagny, à tenter de repérer les ressemblances pas si frappantes entre des coques de bateaux renversées et les toits des maisons de Kamouraska, ou encore à compter les échoppes des sculpteurs qui ont remplacé les vestiges de la seigneurie de la famille Aubert de Gaspé à Saint-Jean-Port-Joli. Et nous avons audacieusement entrepris de pénétrer le mystère de l'Île aux Coudres, réplique miniature de celle d'Orléans, amarrée au large de Charlevoix. Mais personne ne s'étonnera de lire que, en cette maudite saison, la petite île est restée inflexiblement imperméable à nos velléités touristiques…
Nous nous sommes également élevés, le temps d'une belle heure aérienne, à la hauteur des nuages, pour contempler sous un jour nouveau, les paysages désormais familiers de Québec et alentours.
Vue du ciel, la vieille ville de Québec, même couronnée de son parc des champs de bataille et juchée sur son cap diamant, paraît pouvoir tenir dans le creux de la main. La chute de Montmorency ressemble à une source vive à laquelle on se verrait bien boire à gorgées, et le cœur de l'île d'Orléans dévoile ses inaccessibles étendues boisées. Les montagnes alentours accusent le coup de leur faible altitude, et leur neige éparse, disséminée au milieu des sapins, nous envoie un dernier salut avant de prendre congé.

Avril a bien tenu ses promesses de mois boiteux, à mi chemin entre plaisir et frustration, qui lui vaut la sentence suivante dans la bouche d’une collègue québécoise : «de tous les mois de l’année, avril est mon choix numéro 12»…
Pas sur malgré tout qu’il soit vraiment pire que novembre :-)
Que les aspirants touristes ou immigrants, avides de belle province, se le tiennent pour dit !

vendredi, avril 29, 2005

A venir : en avril, nous prenons un peu d'altitude...



Vue aérienne sur les plaines d'Abraham, et la haute ville de Québec.

lundi, avril 18, 2005

Ma cabane au Canada ?



jeudi, avril 14, 2005

Atmosphère, atmosphère...

L'étrange ambiance du ski de nuit :


lundi, avril 11, 2005

Une gang de raquettes...



À qui sont ces pieds ?

jeudi, avril 07, 2005

Le "pain de sucre" de Montmorency


Les petits points noirs sur la bosse, ce sont des touristes en balade ou en glissade.. Et sur la paroi, ce sont des alpinistes inconscients :-))