lundi, janvier 31, 2005

Janvier 2005 : "Quelques millions d'arpents de neige"...

Voltaire ne croyait pas si bien dire...
Le Canada, et à plus forte raison le Québec, recouvre bel et bien, tout l'hiver durant, plusieurs millions d'arpents de neige, avec ce que cela implique de froidure, de gerçures, d'engelures et autres réjouissances en "ure" qui font le malheur des doigts, des lèvres, des oreilles, bref de tout ce qui dépasse à l'air libre..... Le blanc à perte de vue, cela devait être effectivement assez démoralisant pour le colon français grelottant, en mal du pays...
Mais ce que Voltaire ne pouvait pas deviner, c'est que l'explosion de la société des loisirs convertirait cette saison, et ses fameux arpents de neige, en une source inépuisable de découvertes et de plaisirs hivernaux.
Le bonheur dans l'hiver québécois, c'est donc simple comme un bon gros manteau taillé pour les froids extrêmes...
Avec ça (et quelques menus accessoires tels gants, bottes, tuque, cache-cou...), le reste n'est plus que formalité.
Nous commençons donc le mois de janvier en louant nos judicieux équipements d'octobre, saignée financière de l'automne, que nous amortissons hardiment à travers les innombrables activités de plein air qui caractérisent la belle province...
Pourtant, le froid n'est pas tout à fait à la hauteur de nos appréhensions..
Après les avertissements solennels de ceux "qui savent" (= les québécois) délivrés de façon sentencieuse à longueur d'automne (vous allez voir ce que vous allez voir, pauvres petits français douillets, le mois de janvier, c'est terrible !!! l'an passé il a fait -50 pendant 1 semaine...préparez vous à souffrir), ce premier mois de l'année nous semble paradoxalement bien doux.
Nous qui nous étions conditionnés pour vivre un véritable hiver de guerrier, à la Jack London, avec de la "frette en estie" (ou en crisse, selon les goûts) à qui mieux mieux, sommes presque désappointés du résultat. Comment ça ? Pas de tempête (de neige), pas de froid sibérien (preuve qu'il y a des endroits pires sur la terre pour passer l'hiver), pas de nez qui casse ou d'oreilles qui tombent ???
Non... rien de tout cela. Juste un mois de janvier très agréable, qui nous donne la possibilité de vivre à fond le trip de l'hiver au Canada… et pas celui de la mélasse insipide qui caractérise le ciel parisien 9 mois sur 12. Même doux (tout est relatif, hein), l'hiver ici ressemble à l'hiver, ce n'est pas juste une période du calendrier coincée entre le 21/12 et le 21/03, que rien ne distingue de la grisaille automnale ou printanière.
Alors, bien sur, le thermomètre ne peut pas s'empêcher, 2-3 jours durant, de venir flirter avec les extrêmes... un petit -44, quelques petits -40, et puis le froid se retire discrètement, sans faire de bruit, laissant la place à des températures pratiquement printanières, de très bon aloi avec le programme du Carnaval qui s'en vient.

Le Carnaval de Québec, justement, occupe l'espace médiatique, bien avant son démarrage, dans la rubrique "dialogue social". La ville de Québec démarre l'année 2005 avec la gueule de bois ! Le pire cauchemar de ses habitants est sur le point de devenir réalité : fraîchement syndiqués, les "acteurs" qui se dissimulent sous le costume chamarré de Bonhomme, l'ambassadeur et l'effigie du Carnaval de Québec, entament une grève à durée indéterminée, histoire de renégocier leurs conditions salariales (tiens donc ?) dans un contexte où la ville ne paraît avoir guère d'autre alternative que de se prosterner à leurs pieds...
Le spectre d'un carnaval sans Bonhomme commence à poindre, suscitant angoisse et dépit...
Ça paraît ridicule à dire, comme ça, mais à Québec, cela prend l'allure d'un drame national, avec discours rassurant des organisateurs, pour signifier que le carnaval se tiendra coûte que coûte (ce qui nous arrange, soit dit en passant), appels désespérés aux candidats au costume seyant de Bonhomme, qui devront...hum, hum... être doté d'une large charpente...
Bref, c'est l'émoi... mais à Québec seulement, car à Montréal, les affres du "gros village" du nord font sourire et jaser... mais bien sur, c'est par pure jalousie :-))
Tout cela pour illustrer, s'il était encore besoin, que, si les français demeurent les champions du monde de la contestation sociale, les québécois ne sont pas leurs plus proches cousins nord-américains par hasard.

Au final, Bonhomme est bien au rendez-vous du plus grand carnaval d'hiver au monde (ce n'est pas moi qui le dis mais l'office du tourisme de la province). Il lance le feu d'artifice sur la place d'Youville, serre les mains des parents et caresse les joues des enfants... Bref, pendant que d'âpres négociations salariales se déroulent en coulisse, Bonhomme assure le service mininum sur scène. C'est d'ailleurs un drôle de carnaval qui se joue dans les rues de Québec. A y regarder de près, plutôt que d'un carnaval (personne ne se déguise), il s'agit en réalité d'une grande fête populaire et familiale, avec jeux innombrables pour les enfants, courses de tous poils (de traîneaux à chiens, d'attelages sur neige, de canots sur le fleuve gelé, de vieux tacots...), de compétitions diverses (sculptures sur neige, baby-foot géant...), bains de neige, sucreries à gogo (la fameuse queue de castor !!), glissades à tous les coins de la ville, sculptures sur glace dans toutes les rues. Le beau côtoie le laid, le touriste asiatique côtoie le québécois pur jus, tout cela dans la bonne humeur caractéristique du Québec.
Le but est clair : il s'agit de doper l'activité touristique de la ville (et si possible de la région) en offrant, dans un même lieu, un condensé des activités québécoises légendaires, tout en faisant couler les dollars (dans les bonnes poches) à flot.
Il faut croire que cela marche, puisque c'est déjà la 51ème édition de la chose, et que Québec prend des allures de périphérique aux heures de pointe pendant les fins de semaines (= week-ends). Depuis que nous sommes arrivés, nous n'avions pas vu autant de monde dans cette si petite ville. Mon dieu... mais pour qu'il y ait autant de monde ici, le reste de la province doit être désert alors ?
La grande idée du carnaval cette année, c'est le feu, sur le thème "la glace et le feu"...
C'est sûr que ça donne bien, comme association. Mais c'est un mariage tellement galvaudé que je suis sidéré qu'il leur ait fallu plus de cinquante ans pour arriver à pondre une idée aussi lumineuse (c'est le cas de le dire). Idée un peu mort née de toute façon, car un père de famille s'étant plaint de la signification diabolique du feu (faut-il avoir l'esprit tordu...), les animations enflammées sont mises en veilleuse (à moins que ce ne soit simplement pour de plates considérations de sécurité.... bon, je préfère la version du bigot apeuré).

Le carnaval ça nous plaît bien (surtout à Velma, il va sans dire), mais nous n'avons (a priori) qu'un seul hiver pour épuiser les ressources saisonnières de cette région... donc pas de temps à perdre, hop, hop, on garde le rythme, et entre deux animations carnavalesques, nous continuons notre tournée des activités québécoises incontournables.
Le mois de janvier débute et se termine donc également en skiant, respectivement au Relais du Lac Beauport puis au Massif de Petite-Rivière-Saint-François.
Si le Relais est devenu pour nous depuis décembre un environnement familier, nous tombons presque par terre en découvrant le panorama du Massif. Une station plantée au bord du Saint-Laurent, les pieds dans le fleuve gelé, qui donne l'illusion, à chaque bosse des pistes enneigées, de plonger dans le fleuve... Un décor inoubliable.. il fallait bien ça pour faire passer la pilule des forfaits ! Glups !! Le massif n'est pas seulement la plus belle station de ski du Québec, c'est aussi la troisième plus onéreuse après celles du Mont Tremblant (1) et du Mont Ste Anne (2)... Bon, ok, le ski est un loisir de riches, on se le tient pour dit. Il n'empêche, je crois bien que l'on reviendra s'appauvrir un peu plus sur ces pistes pour goûter encore à ce spectacle grandiose.
Et puis il faut bien admettre que le ski, tout seul ou presque sur les pistes, à moins d’une heure de route de chez soi, sous le soleil et le ciel bleu, dans un cadre enchanteur au bord du St-Laurent, cela procure un plaisir certain, qui s’accommodera difficilement du retour à la triste réalité européenne, et qu'il serait bien bête d'ici là de bouder pour quelques piastres de trop.

En plus d'améliorer notre style sur les pistes, nous nous appliquons à accroître notre aisance sur surface gelée. Mais question patinage, force est d'admettre que, dans mon cas perso, les progrès ont la désagréable tendance à se faire désirer… je multiplie les efforts… sans résultat probant. Je commence à entrevoir la fin de l’hiver sans avoir accompli de progrès notable, pour ma plus grande frustration. La stagnation absolue.. Velma pour sa part améliore lentement mais sûrement son assiette, en particulier depuis que nous lui avons acheté "une chaise à patiner", sorte de déambulateur sur glace, qui la stabilise.. encore un achat dont nous serons bien encombrés au moment de plier bagage et de tenter de faire tenir tous nos investissements dans les 192 kilos réglementaires, tolérés par les compagnies aériennes… peu probable que l’on ait encore l’usage d’un tel truc à Paris.. m’est avis qu’il va finir à la benne, ou au mieux, dans le grenier d’amis québécois.
Alors un petit effort, Velma, il faut rentabiliser cette acquisition avant la fin de l'hiver. Plus que 4 mois !
Des progrès fulgurants en patinage, en revanche, c’est Amélie, venue nous rendre une courtoise visite, qui en réalise, passant en l’espace d’une petite heure du stade d’anguille (i.e. qui glisse dans tous les sens et se tortille lamentablement sur la glace) à celui de débutante confirmée. Bel effort. Dommage qu’une chute retentissante et douloureuse ne vienne interrompre brutalement la courbe technique ascendante… et dommage que je sois, de plus ou moins loin, responsable de cette chute, pour avoir défié Amélie de se tenir sur un seul patin, l’autre jambe dressée en l’air… mais chut.... Cela lui apprendra à suivre mes conseils débiles :-)

Au Québec, en janvier, fait donc ce qu’il te plaît… et il nous plaît, à nous, d’aller visiter le fameux hôtel de glace, cinquième du nom, inspiré de son célèbre cousin suédois…
Bon, avertissement préalable : on est loin de l’hôtel de glace de "Meurs un autre jour" (opus 20 de la saga Bondesque). Pas d’étage, pas de banquise alentours, pas de grand méchant ricanant ni de sublimes pin-up écervelées, et des bons vieux murs de neige très tassée pour soutenir l’édifice…
Mais cela n’en demeure pas moins spectaculaire et totalement inédit.
Pour 200 $ par personne (environ 850 francs), il est donc possible de dormir dans un sac de couchage, étendu sur un lit de glace, au cœur de l’une des 32 suites (avec décorations) ou chambres (sans) taillées dans la neige et la glace, dans une douce atmosphère stabilisée autour de –5 degrés Celsius… qu’on se le dise !
Comme le sac de couchage est prévu pour -40°, il est même fortement recommandé de dormir nu... mais comme les sacs de couchage sont à une place seulement, il faudra repasser pour mettre le feu à la banquise...
Et puis 200 $ (hors taxe, je suppose, comme tout ici, comme si cela leur faisait chauffer le cerveau d'inclure directement 15% de taxes dans les prix des biens de consommation plutôt que de laisser le client se faire des noeuds au bulbe pour savoir ce qu'il va devoir payer), cela reste tout de même un peu cher pour se les geler en gardant le sourire.
Et pour une somme non précisée, il est encore possible de se marier dans la chapelle de glace de l’hôtel – mariage civil, car site non consacré… ce sont les paradoxes de l’hôtel de glace – ainsi qu’ont prévu de le faire 25 couples – majoritairement américains, que ceux que cela surprend lèvent le doigt – cet hiver.
En outre, dans l’hôtel de glace, on a peut-être froid, mais on est tolérant et progressiste… On encourage donc le débat national qui fait rage en programmant le premier mariage gay sur le site. Et on se fait surtout au passage un méchant petit coup de pub bien placé !

Maintenant que nous sommes bien acclimatés aux frimas québécois, et que je prends plus concrètement la mesure de l’existence que l’on peut mener par de si grands froids, je me plais à rêver d’horizons plus lointains, d’environnements plus extrêmes. Le Nunavut m’appelle. 2 mois de nuit ininterrompue en hiver, 2 mois de jour en été… des températures de -30 degrés maximum (c'est-à-dire au mieux :-)) en janvier... on est loin de Québec et ses modestes -15/-20 qui ne font plus peur à personne. Pour s'établir là-bas, tout au nord (pour les déficients en géographie), il suffit de trois fois rien : par exemple maîtriser le Qaujimajatugangit inuit... une broutille (authentique).
Bon c'est décidé, il faut que je m'entraîne, si je veux survivre parmi les Inuits, à dormir dans un igloo.
Je pourrais bien commencer l'entraînement à l'hôtel de glace, mais les 200 dollars (et plus) requis en échange, ainsi que la boite de nuit translucide, me semblent en très léger décalage d'image avec l'authentique Nunavut.
Donc, il me faut une bonne poire pour m'accompagner toute une nuit dans un igloo, dans la forêt... car tout seul, non content de me peler le jonc, je vais en plus très probablement me faire chier comme un rat mort... voyons, voyons, réfléchissons... un pigeon pour m'accompagner dans cette expérience inoubliable....?
Corinne a décliné d'office.. Amélie et Christine ne me paraissent pas taillées pour l'épreuve (ça prend un homme, un vrai, comme on pourrait dire par ici !), Yann a poliment répondu "non merci" (il rêve de Floride, le bougre)... C'est pas gagné...
Bon, y-a pas à tortiller, je ne vois que le H, qui caresse le projet de nous rendre à son tour la petite visite de rigueur. Bien sur, en entendant parler du plan "igloo", il manque s'étrangler (ah, ces parisiens...), lorgne du côté du calendrier pour trouver une date où il ne restera plus la moindre trace de neige dans tout le canada, mais je sens bien qu'au fond de lui même, une voix (celle du courage, endormie depuis de si nombreuses années) est en train de se réveiller, et de stimuler - lentement mais sûrement - le désir ardent de tenter l'expérience "findus" à mes côtés...

En attendant le capitaine courage, nous nous frottons aux grands classiques de la culture québécoise. Personnellement, j'ai assez repoussé, sous le vague prétexte de lectures en retard, mon immersion dans la littérature canadienne. Donc (top départ pour les papivores), je découvre les grands auteurs de la belle province, à commencer par Philippe Aubert de Gaspé, et ses "Anciens canadiens" (comme le restaurant homonyme), Roger Lemelin et ses "Plouffe", ou encore Honoré Beaugrand et sa "Chasse galerie".
Musicalement, ce sont les univers sonores folkloriques des Cowboys fringants (préparation pour le concert à venir en mars) ou de Paul Piché qui envahissent nos oreilles... en attendant la célèbre Bottine souriante.
Et à la TV, nous payons notre tribut à la culture populaire québécoise en louant le classique enfantin "La guerre des tuques"... Bon, je vais sûrement me faire étriper par les québécois de passage sur ce blog (s'il y en a) mais je suis au regret de déclarer que la guerre des tuques est très loin de valoir son équivalent français dédié aux boutons.... il fallait que cela soit dit. Cela demeure un divertissement familial léger, un rien démodé, et ponctuellement amusant... surtout lorsque l'on retrouve au détour des dialogues, ces expressions qui font tout le charme du Québec, à base de "mon mononcle" et autre "bazou".
"T'as tu aimé çô Sébastien ?"
"Bah, c'est pas si pire !"
Mais dans le genre comédie télévisée, j'accroche d'avantage aux "Bougon", avatar québécois des Bidochons offert par Radio-Canada, assez tordant dans le style beauf...

Enfin, en janvier, nous payons une petite visite à quelques institutions de la ville de Québec : Ashton et sa célèbre poutine frappée d'un rabais quotidien correspondant à la température extérieure.... bon, même à -19° et %, la poutine, fût-elle celle d'Ashton, reste un bon gros plat de frites grasses créé pour concurrencer les fast-foods américains... c'est à dire de la Junk food. Mais il fallait malgré tout découvrir ce lieu de ralliement incontournable de la grande-allée.
Pour se remettre en mangeant bien, notre inclinaison naturelle nous porte à nouveau vers les Anciens Canadiens (le restaurant, pas le livre) dont nous ne nous lassons pas, et qui fait toujours plus d'adeptes dans notre entourage.
Enfin, débarrassés exceptionnellement de Velma (grâce soit rendue à Amélie), nous découvrons avec ravissement le célèbre bar à chansonniers "Chez son père", où nous répétons nos classiques québécois…

Quelques glissades supplémentaires au Mont Tourbillon (tout petit frère - format nouveau né - de Valcartier), à "pointe aux lièvres" (si le Mont Tourbillon était le frère format nouveau né, la pointe aux lièvres est au format embryon), le tour de l'agréable île d'Orléans, patrie de Félix Leclerc, dont malgré l'entraînement intensif, je suis totalement infoutu de chanter une seule parole (et pourtant, je révise, je révise, avec mon coffret de cd commémoratif du cinquantenaire du drapeau fleurdelisé) nous aident à boucler ce mois bien rempli.

Et puis, comme tout vient à point à qui sait attendre, nous connaissons en janvier notre premier véritable "5 à 7", qui nous laisse comme un petit goût de reviens-y...
Alors, en février, on remet (tout) ça ?

13 Comments:

At 2:53 AM, Blogger Rom' said...

On a beau vivre soi-même tout ce qui est raconté, on en perd pas une miette de mots et on dévore chaque ligne!!

Bonne continuation, et vivement la tempête!!

PS : Je confirme, l'hiver 2004 était vraiment plus terrible que celui-ci...

 
At 11:30 AM, Anonymous Anonyme said...

Qu'est-ce que tu entends exactement par " notre premier véritable 5 à 7 " ? Parce qu'un " 5 à 7 " c'est le rendez-vous galant d'un homme marié avec une femme qui n'est pas la sienne, alors il y a quelque chose dans ton résumé qui m'échappe…
Sinon, je constate que, grâce à toi, je suis passé à la postérité pour avoir chuté lourdement sur la glace ; comme personne de ceux qui lisent ton blog ne me connait (ou si peu), je ne suis pas morte de honte, mais bon.
Disons que comme ça au moins je m'en souviendrai.
Et puis, je ne vois pas ce qui te fait dire que je ne tiendrais pas une nuit dans un igloo en forêt, je suis plus résistante que tu ne crois. Pfff !
Non pas que ça m'enchanterait -ni toi non plus, d'ailleurs- mais je suis sûre que je passerais l'épreuve avec beaucoup de panache et sans une
plainte.
Enfin, je trouve ton résumé très fidèle à la réalité et drôle donc j'excuse tes partis pris à mon égard.

A bientôt, bises.
Amélie.

P.S. : donc tu es devenu un fidèle des " Bougon" ?
P.S.2 : je ne sais toujours pas ce que veux dire "mon mononcle" ni " frette en estie"

 
At 6:07 PM, Anonymous Anonyme said...

Super interessant! Pour le Nunavut je serais bien partante moi aussi pour decouvrir ce territoire, mais si tu veux un appercu de ce que c'est un vrai hivers siberien, il faut aller sur la Cote nord, au Saguenay ou en Abitibi...Quebec c'est le sud de la province faut pas l'oublier!
Pour la poutine, ca n'a pas ete cree pour concurrencer nos chers "amis" americains quoique tu puisses en penser. C'est apparu dans une "binerie" du Quebec profond ou un client demandais cette mixture etrange (eh oui! A l'epoque ca paraissait degueulasse pour la majorite des quebecois aussi!) au patron du resto. La recette a fait son chemin depuis et, comme c'est bien gras, bien lourd et hyper clorique, c'est parfait pour supporter le rude climat. Et tant mieux si, indirectement, ca rivalise avec le fast food americain!
Bravo pour ce blog, il est tres interessant et bien ecrit!
Annie
http://roumanie.canalblog.com

 
At 9:50 AM, Blogger Sébastien M. said...

Merci beaucoup pour tous ces commentaires sympathiques.
Et merci également à Annie pour la petite leçon d'histoire concernant la poutine...
Justement, la poutine ne manque-t-elle pas trop en Roumanie ?
Amélie, je n'ai vu les Bougon que 2 fois... c'est encore trop peu pour se déclarer fan.
Une "frette en estie", c'est à peu près l'équivalent d'un "putain de froid de la mort" en français de France :-))
Quant au "5 à 7" québécois, il n'a effectivement pas grand chose à voir avec son acception française.

 
At 4:30 PM, Anonymous Anonyme said...

Ouiiiiiii! Ca manque la poutine! En plus, impossible de trouver une sauce adequate pour en faire, pas plus qu'en France d'ailleurs...Un an et demi sans poutine, j'te dis pas le sevrage...
Et pour mon message precedent, je voulais dire "calorique" et non pas clorique, c'est chimique comme sauce, certe, mais le terme chlorique (chlorydrique)serait un peu fort.
Annie

 
At 5:14 PM, Blogger Sébastien M. said...

Je me disais bien aussi...
Je me demande si cela me manquera lorsque je serai de retour en France ? :-))
C'est un drôle de choix la Roumanie, qui doit être pas mal dépaysant... moi cela m'évoque surtout des histoires de Strigoïs....(B. Stoker, bien sur, mais aussi, surtout, Dan Simmons..). J'imagine que les roumains doivent en avoir marre d'entendre parler de ça.. C'est un peu comme Bigfoot au Canada :-))

 
At 6:41 AM, Anonymous Anonyme said...

Euh...excuse mon ignorance, mais je n'ai jamais entendu parler de Strigois? Aucune idee de ce que c'est...pour le sasquash (bigfoot), je trouve cette legende plutot amusante et moins cliche que bien d'autres phenomenes du genre sirop d'erable, tabarnak, etc...
Annie

 
At 3:43 PM, Blogger Sébastien M. said...

Strigoïs, c'est un autre nom pour Vampire...(en roumain ?)
C'est comme dire Wendigo au lieu de Sasquash...

 
At 2:38 PM, Anonymous Anonyme said...

Je viens de chercher dans mon dico et strigoi veut bien dire vampire en roumain...Pour le wendigo, il me semble que c'est plus proche du loup-garou que du sasquash, non? (je me trompre peut-etre, je suis pas une specialistes des betes mysterieuses...lol!)

 
At 6:31 AM, Anonymous Some girls.... said...

Ce Blog c'est le Buzz du moment

C'est la grande évasion, belles photos originales, et le bonhomme (pas de neige) a de l'humour
C'est aussi comme tout le monde le sait un homme de goût

Longue vie à ton Blog venu du froid Seb, continue à nous faire rêver

Cheers, ben tabernacle

 
At 9:06 AM, Blogger TLA Increase Your Page Rank said...

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At 6:05 AM, Blogger APOLLINE said...

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At 5:45 PM, Anonymous Francis Marcoux said...

Les hiver ne sont plus ce qu'il était(peut-être du au réchauffement climatique).Mais en réalité dans les coin comme Montréal et Québec les hiver dur moins longtemps qu'en Abitibi puisqu'il sont plus au sud du Quebec,quasiment coller sur les É-U.Je dirais que l'été arrive parfois 2 semaine plus tard qu'a Montréal ici.Et l'hiver passé on a eu 5 jour d'affiler avec un maximum de -45C.

 

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